‹ Irène, ou Le magnétisme comédievaudeville en deux actesChapitre 34 sur 42 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DE CLERMONT, IRÈNE. ( Ils restent quelques instants muets cl

immobiles n'osant lever les yeux l'un sur I autre; Irène a rassemblé toutes ses forces pour vaincre son trouble; elle s'assoit

sur un fauteuil Adroite, cherche à prendre un air calme et même

ci sourire.)

irêne, assise ci se tournant vers Clermont.

C'est, dit-on, un bien beau pays que les Etats-Unis, monsieur le vicomte?

DE CLERMONT

Oui, madame.

IRÈNE. '

Pour sc soulever ainsi contre leur ancienne pallie, il fallait qu'ils fussent bien malheureux!

DE cllrmont, flt'cc distraction.

Bien malheureux.. . oh ! oui, madame... beaucoup!

Et avez-vous vu Washington ?

DE CLERMONT, avec un peu d’impaliencc.

Souvent... tous les jours...

IRÈNE

Un homme des anciens temps!... un Cincinnutus!... jusqu’ici du moins I... Pensez-vous, monsieur, qu'il ne se démentira pas?

DE CLERMONT, à pari, avec douleur.

C’est elle qui me parle ainsi... ce calme d'esprit, cette indiffej rencc...

IRÈNE

Ne craignez -vous pas, vous qui l'avez vu de près, qoll ne finisse, comme tant d'autres, par s'emparer du pouvoir suprême? de cleomont, d part , avec colère.

Ah! celte conversation m’est insupportable!... quand mon cœur bat ! quand ma tête est brûlante! quand je n’ose lever les yeux vers elle. { Haut avec trouble.) Je ue sais... madame, ce que l’avenir prépare à nos nouveaux alliés... moi, soldat, et de retour dans tira patrie... je ne pensais qu’au plaisir de revoir la Fraocc et mes amis... et je ne m'attendais pas...

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