‹ Irène, ou Le magnétisme comédievaudeville en deux actesChapitre 42 sur 42 · DB CL U. MONT · texte numérisé non relu

DB CL U. MONT

Et comment?

IRÈNE

Je ne rais!... il y a devant mes yeux... comme des ténèbres épaisses, un nuage obscur... Attend'... il commence à se dissiper... niais pas assez encore... pour que je puisse voir cl lire distinctement... Ah ! jV» ai bien envie notu tant.

DE CLERMONT ttCff chaleur.

Essaye... essaye...

MÈNE, ayant s air de rire.

Je suis près de toi... dans notre hôtel... cher. nous... lu me dis : Mou amie... ma femme !... oui, ma femme... c’cst b en cc mot la...

DF CLERMONT

Ah ! pour cela, il faudrait un miracle!

irLxe, regardant toujours.

Non... nou... le nuage s'éclaircit... ce que je ne distinguais pas d’abord s'approche «t m’apparaft... C’est une femme.., Je la vois tics-bien... elle est jolie! die est vive et coquette... de Clermont, virement.

Qui donc?

mène, d'un ton de reproche.

Ah I vous (a connaissez très-bien, monsieur... (Le repo lisant.) Liisscz-nioi!... laissez -moi! (Se mettant à rire.) Ah ! ah I... c'est singulier... c’est hizanc...

DB Clermont, la regardant avec surprise.

Le sourire sur scs lèvres! le sourire!... en un pareil moment!...

irènb, «otmVmr.

Oui... oui... Je comprends bien!... Quoi donc?... son mari avait d'-jà anéanti deux successions... Alors elle a voulu dissiper elle-même... et à elle toute seule... la troisième qui lui oppartenait...

DE CLERMONT

De qui parlcs-tu? Réponds?

iuène, avec crainte.

Tais-loil... tais-toi !.. . ccla.pourr.tii l'exposer . (A voix hotte.)

Car ses parents... et son mari... lui-même, croient tous qu’elle est morte... et moi je la vois... tiens... tiens... ne la reconnaistu pas... en grande parure. (Avec effroi.) Abl mon Dieu!...

DE CLERMONT

Qu'as-tu donc?

• IRÈNE

Elle est perdue si le comte Aumhal l’aperçoit... et elle vient à ce bal... Entend»- Ut c’est dans la cour de l'hôtel que sa v oiture est entrée... elle en descend... elle monte io grand escalier... la voüà!... la voilà!

DE CLERMONT

Mwisq.ii donc... grand Dieu!...

SCÈNX XV.

IRÈNE. CLERMONT, au milieu du théâtre. LA BARONNE et LE CHEVALIER, entrant par une porte ri droite du talon ou moment où ANMRAL entre par une porte à gauche et le COM JE DE DRIEiNNE par te fond.

annibaL, entrant vivement.

Une voiture! Encore des dames qui nous arrivent... Ne vous dérangez pas, boau-pêre... c'est à moi de leur offrir la main... O ciel ! qa'u-je n?

La baronne, poussant un cri.

Ah!

ANNIBAL

Ma femme!

tous.

Sa femme !

ANNIBAL

!Ua première !

LA BARONNE

Chevalier, coutcocz-ipni •

Et c’est toi, chevalier, qui me rends a mes premiers nœuds !... toi ! un ami !

LE CnEVAtlER.

C’est elle qui parlait pour l’Amérique... Un immense héritage’

ANNIBAL

Celui de son oncle. ( Prenant ta baronne évanouie des mains du chevalier et la soutenant dans tes siens.) Nisida ! chère NisiJa ! que tout soit oublié!

CLERMONT, qui. pendant cc temps, tournant le dos au spectateur et debout devant le fauteuil d'Irène, est censé avoir rappelé celleci à elle-même.

Elle revient. (De Clermont s est éloigné de quelques pas d'Irène, qui vient de s'éveiller. Irène porte la main d son front comme pour rappeler scs souvenirs. Lite aperçoit son père, se lève, se jette avec crainte dans set bras. Le comte lui montre de Clermont, qui en ce moment met un genou en terre. Irène jette un n i, regarde alternativement son amant et son père.)

IRÈNE-

Encore mon rêve !

ci.ervorT; lui présentant le bouqitil.

Non ! la réalité.

IRÈNE

El ces fleurs?

LE COUTE

Ton bouquet de noces. (Irène prend le bouquet cl le pote sur ton cœur. La toile tombe.)

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