NOTRE TECHNIQUE — NOS RESULTATS
Technique
Le sujet est couché sur le dos. Il tourne la tête du côté opposé au rayonnement. Le faisceau incident rasant lPangle du maxillaire inférieur, est dirigé de
dehors en dedans, d'avant en arrière, et de bas en
haut.
Le champ a une surface variant de 5 à 15 ém°. Sa forme est ronde.
Distance focale : 22 em. à 25 cm.
Etincelle équivalente : 25 em.
Intensité : 3 milliampères.
Filtre : 5 mm. d’Al.
Temps d’exposition : 5 à 10 minutes. Â
Quantité : nous avons fait nos mesures en unité internationale : r., qui vaut 2,2 r. SOLOMON. Irradiant successivement le côté gauche et le côté droit, nous donnons 150 r. à 200 r. pour chaque côté. Au total, une dose de 700 r. à 1.200 r., répartie en quatre à
ms HUE
six séances, espacées de trois à quatre jours. Nous faisons varier la quantité ainsi appliquée en fonction de l’âge du sujet, du degré d'infection, de la grosseur des végétations ou des amygdales, et des réactions du malade. Une seule série de radiothérapie est suffisante.
Le corps de l'enfant est protégé par du plomb. Pas de protection de la parotide.
Un avantage de notre technique est la durée assez courte de la cure: de 12 à 24 jours, suivant les cas.
Résultats
Notre statistique porte sur trois années : 1937, 1938, 1939. Nous avons pu recueillir 63 observations dans le service de radiologie de l'hôpital Bretonneau. Nous avons éliminé 2 cas qui n’avaient pu être suivis. Tous sont des malades qui ont consulté le service d'otorhino-laryngologie et nous ont ensuite été adressés. Traités par la radiothérapie, ils ont été vus pendant et après le traitement par l’oto-rhino-laryngologiste et nous. Le résultat définitif était constaté deux mois après la série,
C'étaient des enfants d’un âge allant de 15 mois à 15 ans. Les uns avaient déjà été opérés — certains pour la troisième ou quatrième fois; les autres avaient été adressés à la radiothérapie, sans avoir jamais été curettés :
Ne
— soit à cause de contre-indications formelles : troubles de la coagulation sanguine, tuberculose pulmonaire ; |
— soit à cause du trop jeune âge du sujet. L’intervention chirurgicale risquant d’être dangereuse ;
— soit que le chirurgien ait estimé que ces enfants étaient chirurgicalement douteux. Il n’y avait pas d’hypertrophie, mais seulement infection et inflammation des éléments de l’anneau lymphatique ;
— soit que les parents refusaient une troisième ou une quatrième intervention chirurgicale.
Il est intéressant pour nous d’avoir pu traiter 35 sujets qui n’avaient pas été opérés. Deux conditions idéales du traitement radiothérapique étaient réalisées : nous avions affaire à des sujets neufs qui, par surcroît, étaient jeunes. En effet, chez les individus déjà curettés antérieurement et âgés, le tissu Iymphoïde du cavum et du meso-pharynx devient scléreux : il est très peu radiosensible.
Dans l’étude qui va suivre, nous avons classé nos malades en deux groupes : les opérés et les nonopérés.
Premier groupe Enfants opérés antérieurement I. - Irradiés pour récidive : 15 cas.
Guéris : 12. Ils avaient été opérés pour amygdales,
végétations adenoïdes ou pour les deux associées. Un enfant avait déjà été curetté trois fois, un autre deux
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fois. Les récidives consistaient en une hypertrophie des amygdales palatines et pharyngiennes. Un sujet seulement présentait des formations lymphoïdes diffuses de la paroi postérieure du cavum et du pharynx. 8 de ces enfants n’avaient pas atteint 10 ans. Améliorés : 3. L'un avait déjà été opéré quatre fois et un autre trois fois. Récidives palatines et adenoï-
diennes importantes. Ces enfants avaient plus de 10 ans.
IL. - Irradiés pour récidives et complications auricu- - laires :
a) Otites : 4 cas.
Guéris : 3. Enfants très jeunes, présentant des récidives adenoïdiennes et palatines peu importantes, accompagnées d’otites anciennes ou récentes.
Améliorés : 1. Enfant de 3 ans ayant une récidive
adenoïdienne et palatine, avec une otite moyenne gauche suppurée.
b) Hypoacousie, surdité. 2 cas.
Récidive consistant en formations lymphoiïdes diffuses de la paroi postérieure du cavum et du pha- TYDX.
Guéri : 1. Hypoacousie bilatérale.
Amélioré : 1. Surdité bilatérale. L’hyperplasie lymphoïdienne régressa. Le trouble auriculaire diminua légèrement. \
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III. - Irradiés pour complications auriculaires sans récidive apparente : 2 cas.
Guéri : 1. Enfant de 12 ans présentant une légère rhino-pharyngite avec otite moyenne droite.
Echec : 1. Malade âgé de 3 ans. Il eut une première série de rayons en 1937, pour otite gauche, après avoir été opéré des végétations. Il y eut un arrêt de l'écoulement. En mai 1939, reprise de l’écoulement, nécessitant une deuxième série de radiothérapie. Il n’y avait pas de récidives adenoïdiennes, maïs seulement une rhino-pharyngite.