‹ Isabelle et Gertrude, ou les sylphes supposesChapitre 102 sur 103 · I. I s I D o E confondu · texte numérisé non relu

I. I s I D o E confondu

Vous . . . .?

Mme DE SAINT-CLAfn.

Moi : pour la moitié j'ai payé leur créance* Ainsi que votre honneur , vos biens sont conservés.

L I s I D ou, avec admiration»

Dieux !

Mme DE SAINT-CLAIR, souriant.

Mais c'est une femme à qui vous les devez : N'en rougissez-vous pas ?

Moi rougir , ma Sopliie , De vous devoir riionneur , la fortune , la vie! Non : je vais publier. . . .

Mme DE SAINT-CLAIR Varrètant, Prouvez-moi qu'en effet Les hommes mieux que nous savent taire un secret. Le sort a condamné nos vertus au silence : C'est au fond de nos cœurs qu'est notre récompense. Vous recherchez la gloire , et nous vous la laissons. Sans regret .... vous brillez ; et nous , nous jouissons. D'un œil moins prévenu considérez les femmes : A travers leurs défauts , pénétrez dans leurs âmes. C'est là qu'est leur beauté ; là , brillent des attraits Dont le solide éclat ne s'efface jamais. Là , sitôt que les fleurs de l'amour sont écloses, Les fruits de l'amitié se cachent sous les roses : Le temps fane les fleurs ; mais il mûrit les fruits : Et la Sagesse alors les offre à nos amis. Daignez les accepter.

L I s I D o R , avec transport.

O sexe inconcevable!

De contrastes sans fin mélange inexplicable ! Le ciel , en s'occupant de ta création , Se mît avec lui-même en contradiction.

( Aux femmes. ) La force ^ait chez vous du sein de la faiblesse j

Page 1