‹ Isabelle et Gertrude, ou les sylphes supposesChapitre 71 sur 103 · CONSTANCE, URSULE, EUGÉNIE, JUSTINE · texte numérisé non relu

CONSTANCE, URSULE, EUGÉNIE, JUSTINE

CONSTANCE

A tante pourrait bien le jouer dans dix ans.

URSULE

Vous la faites , madame, attendre un peu long-tems,

EUGÉNIE étourdimenc .

Elle a beaucoup d'esprit; mais. . . .

JUSTINE V enhardissant. \

Eh bien ?

EUGÉNIE timidement.

C'est ma mère, URSULE V approuvant.

Ah Guiî

Eaison de plus ; l'amitié nous éclaire. EUGÉNIE timidement.

Sur les défauts de ceux que nous devons aimer ....

JUSTINE

On peut baisser les yeux , mais non pas les fermer.

EUGÉNIE sévèrement»

Moi , je les ferme.

22 L E S ¥ E M INI E S ,

JUSTINE sciiement.

Eh bien î les yeux fermés , je gage

Que vous voyez madame au déclin du bel âge ,

Disputant avec vous de grâce et de fraîcheur ,

Du parallèle encor s'attribuer Thonneur;

Qu'aux glaces en tous lieux vous la voyez sourire ,

Et , d'un œil caressant . négligemment se dire ,

ce Je suis toujours très-bien ; et ma fille , je croi ,

« Malgré ses dix-sept ans , échouerait près de moi ;

et Car je suis vraiment belle j elle n'est que gentille ;

« Et son petit minois .... »

EUGÉNIE avec dépit.

Si je n'étais sa fille ! . . . .

Mais je me tais j voilà le respect filial.

{Elle sort.)

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