‹ Isabelle et Gertrude, ou les sylphes supposesChapitre 96 sur 103 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

GERMEUIL, EUGÉNIE, MmeDE SAINT-CLAIR,

tenant quelques papiers et cherchant Lisidor. Mme DE SAINT-CLAIR , à part , en entrant gaiement.

L n'est plus là. . . Que vois-je !

( E/le serre les papiers , et écoute. ) GERMEUiLà Eugénie^ av^c épanchement.

Hélas ! je le sens bien , ' Nous ne nous oublierons jamais !

EUGÉNIE, de même.

Jamais.

GERMEUIL

Eh bien , Pour en être plus surs , donnons-nous-en un gage I

EUGÉNIE

V olontiers.

'' GERMEUIL

Un baiser

EUGÉNIE

( Ingénument. ) Non. . , , C'est pourtant dommage j

Car rien ne me pla l tant cju'un baiser entre amîs.

G E R M E u I L . /Vz pressant. Quand on a le cœur pur , ce qui plait est permis.

EUGÉNIE

Cependant il faudrait j mettre du mystère ?

Un peu.

Vous voulez donc que je trompe ma mère? GERMEuiL, s'élcis-tiant.

Oh , rton ! ^

Mme DE SAINT-CLAIR avec intérêt.

Pauvres enfans !

i u G É N I E , /z// donnant sa main à baiser.

Tenez , voici ma main :

Pour arriver au cœur , qu'importe le chemin ?

( Tandis que Gernieuil lui baise la main , elle mgù l'autre sur son cœur avec ivresse. ) J« vous 1 avais bien dit !.. .

( Vivement. )

Sortez r . . . ,

GERMEUIL

C'est pour vous pîair* Que je vous fuis.

E NSEMBLE,c?e loin^ Adieu !

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