SCENE XVi
JULES
Ma foi , mademoiselle, je commensals a croire que Tous ne viendriez pas.
Jules j ne te I'avais-je pas promis?
JULES
Oui.... vos promesses.... je sals ce qu'on doit en penser.
Jules.... je te I'ai dit.... ue me condamne pas sans m'enteudre.
JULES
Eh bien!... parlez... parlez done... Je suis curieiix de savoir ce que vous pouvez me dire.
Ecoute-moi... sans t'emporter.
JULES
Comment done... mais je suis tres calme... vous le voyez... Mais parlez done !
Jules... tu almes mon pere?
JULES
Si je I'aime ! . . . lui ! . . . mon bienfaiteur ! . . .
Sacrifierais-tu pour lui tes plus cheres esperances?
JULES
Pour lui... je sacrifierais ma yie meme, s'il le fallait... Mais pourquoi toutes ces questions?
Eh bien ! mon ami, peux-tu me blamer d'avoir agi comme tu I'aurais fait?
JULES
Isaure , quel mystere ?. . .
Un mystere!... un mystere affieux !.. . qui nous coutera le bonheur , si nous n'avons pas le courage de ne plus voir le bonheur que dans I'idee d'avoir sauve mon pere... Mon pere !... Jules, il m'a tout dit... Sa Ibrtune... ses proprietes...
JULES
Eh bien?...
Ruine ! . . . entieremeut ruiue !
0 ciel ! que m'apprends-tu I
M. de Marcilly devenu son gendre... associe a ses operations... M. de Marcilly a d'immenses capitaux.,. Devines-tu, Jules?...
JULE&.
Oui...
Eh bien !^.. dis-moi... que devais-je faire?
JULES
Obeir... Oui , c'est a tort que je t'accusais... accepte... sauve ton pere... sauve mon bienfaiteur.
Jules!...
JULES
Ah ! je suis bien malheureux !
Que dis-tu?
JULES
Pardon... non... Ce n'est pas moi qui suis le plus a plaipdre... au raoins je resterai libre... Mais toi... forcee d'epouser un homme que tu ne peux aimex.
Mon ami... aie pitie de moi... Plusdeces idees qui abattraient mon courage.
JULES
Du courage.... je t'en donnerai I'exemple.... nous pourrons aussi en puiser dans notre conscience... Oublions les reves que nous avons pu faire... et voyonsnous, corame par le passe... souvent... mais comme frere et soeur... tu me le promets du moins.
Ah ! de tout mon coeur...
JULES , la pressant dans ses hras.
Chere Isaure !
Mon frere ! . . . n'entends-tu pas? Quelqu'un s'avance. . . Grand Dieu!... si Ton nous surprenait ensemble... a cette heure... que dirait-on?...
JULES
Pour ne pas rentrer entneme temps que toi , je m'en-
foncerai dans le pare.
Jules s'^loigne.