SCENE II
BLANCIIET, MARCILLY.
MATICILLY.
II arrive du dehors , et passe par la grange.
Encore une demarche inutik... J'interroge vainement tout le mondej personne ne I'a rencontre'e.
BLANCIIET.
Eh !... hein !... Qu'est-ce done qui rode si matin autour d'laferme?...Tiens, c'est M. Marcilly.
MARCILLY
Qui , mon ami , c'est moi.
BLANCHET
Pardon, j'vous r'connaissions pas... C'est ben naturel... parce que, voyez-vous, d'abord... j'ai les yeux a moitie fermes... et puis je vous croyais, comme Blanchette, tranquillement dans votre lit... D'ou venezvous done si matin?
Je viens de parcourir les environs, de m'inforraer d'Isaure.
BLAXCIIET.
Eh bien?
MARCILLY
Toujours la meme chose , on ne I'a vue nulle part.
BLA\XHET.
C'est etonnant 9a... Dire que depuis deux jours tout I'monde la cherche et qu'personne n'la trouve... Pourtant , elje doit etre queuque part et pas loin d'ici : car , enfin , elle n'a pas eu beaucoup d'avance sur vous.... I'temps d'enfoncer la porte d'sa chambre... Maudite feuetre, va... c'est qu'si n'y avait pas eu de fenetre... elle ne se s'rait pas sauvee... Si encore 9a n'avait pas ete au rez-de-chaussee, elle n'aurait peut-etre pas ose faire ce qu'elle a fait... C'est pas I'embarras, il parait qu'elle avait la tete montee... Enfin, ce n'est pas tout ca... nous savons comment elle s'est sauvee... c'est comment la r''trouver qu'il faudrait savoir.
MARCILLY
Je commence a craindre que nous ne puissious y parvenir.
BLANCHET
Mafoi, j'vous I'aurais pas dit... mais, puisque vous m'parlez franchement....