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ai consacrées ont été publiées. La méthode a du reste fait son chemin, car je vois qu’en Allemagne en particulier, de même du reste qu’en Angleterre et en Amérique, son efficacité commence à être hautement proclamée. Aussi réclamerai-je pour nous l’antériorité, car si Je ne me trompe elle nous appartient légitimement , tout au moins en ce qui concerne le traitement de l’hystérie et des affections connexes’. »
On peut regretter que Charcot n'ait pas ajouté à cette asser-
tion une indication renvoyant le lecteur à des travaux anté-
rieurs. Nous avons cherché à combler cette lacune et n'avons point réussi à trouver le travail auquel il fait allusion. D'ailleurs, si Charcot insiste très judicieusement sur l'utilité de l'isolement auquel « il attache une importance capitale dans le traitement de l’hystérie », les faits qu'il rapporte ne sont que relativement démonstratifs, parce que, semble-t-il, l'isolement n’y fut pratiqué que d’une façon incomplète et avec une surveillance insuffisante. Depuis Weir-Mitchell, depuis Charcot l'efficacité de l'isolement dans la thérapeutique de l'hystérie, de la neurasthénie
est admise sans conteste par presque tous les neurologistes,
mais on retient surtout ce mode de traitement comme une ressource wltime dans les cas graves avec dénutrition marquée, on le préconise surtout quand la famille ou l'entourage paraissent constituer la principale cause d'entretien de la maladie”. |
En règle générale l'hystérie est considérée comme beaucoup plus souvent justiciable de l’isolement que la neurasthénie.
1. CHarcor, De l'isolement dans le traitement de l’hystérie. Lecon recueillie par G. ne LA Tourerte. Progrès médical, 28 février 1885. Voir aussi: Maladies du système nerveux, t. IL, 1887, p. 247.
2. Voir à propos de l’hystérie: Prrres, L’hystérie et l'hypnotisme, t. II, p. 60. — GILLES DE LA TOURETTE. Traité de l’hystérie, t. II, p. 491. — Traité de thérapeutique de Robin, fase. XV, p. 100. — G. DE LA TourETTE et GASNE, Traité de BRouUAR- DEL-GILBERT, t. X, p. 338. — Pierre JAneT, Traité de thérapeutique de RoBin, fasc. XV, p. 164. — OuLmonr, Thérap. des névroses, p. 21.— Bamixsxi, Gaz. hebd. de méd. et de chir., juillet 1891. — Sozzier, L’hystérie et son traitement, p. 7. Paris, Alcan, 1901.
A propos de la neurasthénie voy.: BrissauD, Hygiène du neurasthénique. Traité dethérap. de RoBix, fasc. XIV, p. 261.— Trailé de BROUARDEL-GILBERT, t. X, p. 685.
Proust et BALLET, L’hygiène du neurasthénique. — Paris, Masson, 1900, 2° éd.
Maurice DE FLeury, Les grands symptômes neurasthéniques.—Paris, Alcan, 1902.
HARTENBERG, De l'élément psychique dans les maladies. — Thèse, Nancy, 1895.
Pour cette dernière, il est seulement « le grand moyen dans les cas où les phobies se multipliant, devenant incessantes, la malade s’immobilise, s'annihile et impose à tous la tyrannie de son encombrante passivité » (Brissaud).
M. Dejerine dès 1895, institua dans son service de la Salpètrière le traitement de l'hystérie et de la neurasthénie par l’isolement en l'appropriant aux nécessités de la vie hospitalière, malgré, pourrait-on dire, les difficultés du milieu hospitalier.
Unissant la psychothérapie à l'isolement, il en a obtenu, contrairement à ce que croyait Playfair, des résultats excellents et dont une partie a déjà été publiée dans les thèses de ses élèves Fauvet” et Manto”. La seconde partie de cet ouvrage étant consacrée à l'exposé mème de sa pratique nous n'yinsisterons pas Ici.
. Essayons maintenant de résumer à grands traits l’évolution des idées sur l'emploi de l'isolement en thérapeutique. Ce mode de traitement est précédé pendant longtemps par des réalisations d'isolement spontané. Les médecins qui ne connaissent encore qu'imparfaitementles névroses,nesongentpas à transformer en traitement une pratique déjà employée. pour calmer l'esprit ou favoriser sa direction vers un but déterminé. D'une facon épisodique, ils remarquent d’abord que dans les grandes formes convulsives des névroses, la séparation des malades exerce une influence très favorable ; puis des précurseurs comme Zimmermann, comprennent et mettent en lumière l'influence nocive jouée par l'entourage qui cultive et entretient la maladie. Peu après on isole systématiquement les aliénés et on pénètre Les raisons qui expliquent les avantages d’une méthode que la sécurité sociale commandait depuis longtemps. | F
L'isolement d’abord pratiqué d’une façon spontanée par des individus sains, par certains névropathes, d’une façon inconsciente par les médecins, d’une façon méthodique et raisonnée par les aliénistes, est enfin compris et employé d’abord dans
1. FAUVET, Du traitement de lu neurasthénie par l'isolement. — Thèse, 1897. 5 (ss 2. Manro, Traitement de l’hystérie à l'hôpital par l'isolement. — Thèse, 1899. fe ES
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| 4. SCANNER * NOrL A à k 2 - " DU D les cas de tion dépressive à grand amaigrissement, puis franchement et résolument comme le traitement par excellence des formes sérieuses de psycho- névroses. Avec
| Weir Mitchell, l'isolement est d’abord surtout une condition
1 qui permet de réaliser les différents temps d’une cure un peu 3 4 compliquée. Avec Playfair, il devient l'élément essentiel de cette He Re . cure. Aujourd'hui enfin, il est considéré d’une manière générale comme eflicace en lui-même et avec Dubois (de Berne) É et Dejerine, surtout comme un moyen adjuvant de la psycho- thérapie. Il supprime toute une série de suggestions mauvaises.
ou de contre-suggestions. Vauvenargues disait déjà: « tout le . monde empiète sur un malade, prètre, médecin, domestiques, étrangers, amis, etil ny a pas Jusqu'à sa garde qui ne se croie en droit T le gouverner ».
Isolé, le malade est débarrassé de tout cet «empiètement » et une seule personne le gouverne, son médecin qui doit être un psychothérapeute. |