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Israël au Maroc

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Israël au Maroc ! Les auteurs l'accusent d'être « fanatique i, « imptiirtrable ». C'epentlant U's guides ne niani|uent pas, même sur le wluirf lie Tanger (\\\\, pour pas clier, vous font tout voir, vous font pénétrer partout et vous offrent tout.,.

Les vieux gisbars de la nation juive, tels que l'illustre Josuah Corcos, représentant de la maison Rotschild auprès du Maghzen. voudraient bien (juc le dessein d'Israël au Maroc demeurât dans Ttïnibrc. Mais leurs femmes le disent. Et si les vieilles ont encore l'aspect de sphynx, leur sourire n'a plus rien d'énigmatique. Il dit leur ])laisir à voir la juiverie marocaine délivrée ]iar la France. « Gesta Dei pcr Francos ».

Loin des mellahs, en plein soleil, toutes voiler drliuiN... merci !... nous voici.

r/avenir c'est nous. Kobe neuve et peau neuve. Israël au Maroc doit vous j)laire. Il se met à votre mo<le...

Un peu de sang coule et nous vous coûtons beaucoup d'or...

Vous le regretteriez... Et la galanterie franvaise...

.\llez... Allez... envoyez-nous beaucoup de soldat'..,.

— • Et n'oubliez ix)int ces paroles célèbres : « La France doit compter sur nous... et avec nous. »

Vous souriez... Patientez... on verra. « ainsi disent les grands politiques de la nation juive à Tanger.

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— «jf^Ilrla.-s ! ou a coinmrncc tk- voir. Casablanca.

rcpoiulcut les rescai>os ilc

1 En effet, on leur a montré quelque chose, » dit le Chaouïa.

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On peut étudier la question marocaine de l>eaucoup dv points de vue. Les auteurs n'y ont pas manqué. Nous savons par eux que les intérêts politiques, les intérêts économiques, les intrigues financières des banques, sans compter l'honneur du drapeau, le souci de la gloire, exigeaient qu'une armée française opérât au Maroc.

Ces diverses causes de la guerre sont réelles. Miiis l'importance n'en fut que très secondaire. La cause essentielle de notre action militaire est juive. Le Dieu d'Israël a choisi notre force : i^ pour consolider l'hypothèque juive sur les bien maghzens ; 2^ Tour libérer les Juifs o])primés par les Marocains. Oscar I^enz, en étudiant le Maroc, avait signalé ce que les Juifs de ce pays demandaient à l'Europe. « Comment, écrivait-il en substance, il y a des contréesoùles Juifs sont puissants, pour ainsi dire les maîtres, et ils ne délivrent

Xn PRÉFACE

point leurs coreligionnaires qui gémissent dans les mellahs... Ives malheureux ne comprennent pas leur abandon ».

Oscar lycnz n'était qu'un explorateur. On pourrait croire qu'il avait mal «vu » l'espoir politique des Juifs marocains.

Voici un avertissement plus net, plus significatif et plus autorisé.

En septembre 1902, M. Carcassonne écrivait dans la Revue franco-mustilmane et saharienne ceci :

«... Les juifs marocains ont acquis une importance dont <' le? nations européennes sont appelées à bénéficier, pour « peu qu'elles sachent le vouloir. La France... doit être per- « suadée qu'elle doit compter avec eux et sur eux.

« Qu'elle poursuive son œuvre... que dès maintenant elle « protège (les Juifs marocains).

« ... qu'elle envoie en plus grand nombre les maîtres élevés « chez elle, imbus de son esprit, aptes à faire germer dans « cette race juive si longtemps opprimée — et qui ne de- « mande qu'à reprendre dans la liberté le développement « de ses facultés — les aspirations d'indépendance demeurées « au fond des cœurs ».

La Revue, où les Marocains pouvaient lire cela, était publiée sous le patronage de ^L Etienne qui lui-même y écrivait.

En 1904, un comité déclarait :

« Rien n'importe plus à notre destinée nationale que « raveiiir du Maroc. Ce ])ays est le complément nécessaire <s lie notre domaine colonial de l'Afrique du Nord ».

Ce comité groupé autour de M. Etienne était le comité du Maroc.

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