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respirant l’air et les miasmes de notre atmosphère.

Cet esprit, trop commun chez eux, esprit de révolte contre toute tradition et toute autorité, il est juif à peu près comme l’esprit de Voltaire et de Diderot est catholique. Il a été inoculé aux fils de la Synagogue par des chrétiens. La démonstration en a encore été faite, sous nos yeux, en Russie. J’ai dit, ailleurs, comment le nihilisme russe déteignait sur la jeunesse juive qui fréquentait les écoles russes h II en a été de même, en Allemagne, de l’hégélianisme, du pessimisme, du matérialisme. Ici, ce qui caractérise le juif, c’est que, de même que le catholique et à l’inverse du protestant, il passe souvent sans étapes, et comme d’un saut, de la foi de ses ancêtres à la négation totale, — et à l’inverse du catholique, le dogme et le rituel qu’il abandonne, il est rare que le juif y revienne.

Laissant de côté, pour aujourd’hui, les questions sociales et la politique, à quoi reconnaissons-nous l’esprit juif, et en quoi se manifeste-t-il? Est-ce dans le mercantilisme qui s’est glissé partout; dans la recherche du bien-être et de ce qu’on appelle d’un nom étranger à Israël, le confortable? Est-ce dans l’amour du lucre et du luxe, dans la passion de jouir, dans le matérialisme pratique que nous respirons, et que nous exhalons, partout, autour de nous? Est-ce dans la vénalité qui

1. Voyez Y Empire des Tsars et les Russes, t. II, livre VII, ch. ii ; cf. t. III, livre IV, ch. ni.

ronge nos hommes publics, et qui, pareille à un chancre honteux , menace de dévorer peu à peu les chairs d’une nation naguère encore vermeilles de santé? Cette corruption parlementaire qui nous envahit , depuis une quinzaine d’années, le courtier juif d’outre-Rhin en est, trop souvent, le véhicule; mais pourquoi est-ce dans notre France républicaine que le bacille corrupteur semble trouver le meilleur bouillon de culture?

Cela tient, hélas 1 à bien des causes : ànos déchirements politiques, à notre détraquement social, aux préjugés, artificiellement entretenus, des classes populaires contre les classes élevées et les familles où l’honneur était un héritage toujours intact; cela tient aux appétits des nouvelles couches qui assiègent avidement la table du pouvoir, impatientes d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent, à la voracité des politiciens faméliques, dupeurs effrontés du suffrage universel ; cela tient, en un mot, à l’abaissement graduel du niveau social et du niveau moral de nos assemblées électives . Ne connaissons-nous pas, de l’autre côté de l’Atlantique, un grand pays où le Sémite ne passait point pour régner, et qui, pour des causes analogues, souffre d’un mal semblable? C’est le résultat de la prédominance des intérêts matériels et de la transformation démocratique de nos sociétés; et s’il plaît, à notre patriotisme, de lui donner un nom étranger, nous pouvons aussi bien dire que c’est de l’américanisme.

Où donc est la marque de l’esprit juif, et quelle en est l’expression dans l’art, dans la littérature? Elle est

bien avilie, bien salie, notre littérature moderne, notre littérature française surtout; elle vous a, trop souvent, un fumet de faisandé, un relent de pourri qui soulève le cœur. La faute en serait-elle au juif? Mais est-ce bien Israël qui, depuis cinquante ans, a donné le ton aux lettres françaises? et comment est-ce en France, un des pays où il y a proportionnellement le moins de juifs, que la littérature s’est le plus gâtée? Qu’ont donc de sémitique notre théâtre ou notre roman? Le naturalisme qui se plaît à ravaler la nature humaine, l’énervant pessimisme, le dilettantisme affadissant, ie niais cabotinage, sont-ils des produits de la Synagogue? Est-ce du ialmud-tora que sortent les jongleurs de mots, les inventeurs de l’écriture artiste, qui font de l’art un puéril kaléidoscope de sons et de couleurs ?

Je distingue bien au théâtre, dans le roman, dans la presse surtout, quelques fils de Jacob ; mais qui s’aviserait de voir en eux les chefs d’orchestre de notre littérature? Serait-ce d’Israël que sont venus le décadentisme, le symbolisme, le baudelairisme dépravé, l’occultisme

mystificateur? Sont-ce des juifs exilés de la terre sarmate qui nous ont apporté dans leurs crasseuses lévites la dernière épidémie littéraire, l’égotisme, le culte du moi, insipide et malsaine fadaise dont sont victimes tant de novices ingénus ? Dans la cohue tapageuse des « jeunes », mûrs ou adolescents, qui s’évertuent à surprendre 1 attention par l’étrangeté bariolée de leur prose cdanguitî, ou par le déhanchement rythmique de

leurs vers désarticulés, j’aperçois bien quelques arrièreneveux d' Abraham, et non peut-être des moins lestes. Je ne sais qui l’a dit : U y a presque autant de Sémites dans nos petits cénacles littéraires qu’à la petite Bourse ; mais je ne vois pas qu’on puisse réclamer pour eux l’initiative. Ni M. Épliraïm Mikaïl, ni M. Gust. Kahn, n’auraient eu pareille prétention. Ils se bornent, ces fils de Jacob, à suivre la mode du jour, en cherchant à deviner celle de demain. Là, comme partout, ils font preuve de savoir-faire, d’agilité, de subtilité ; mais, si l’on est en droit de leur dénier l’imagination créatrice, c’est ici. Ils ne sont même pas, ces juifs d’outre-Bhin ou d’outre- Vistule, les seuls étrangers d’origine qui se mêlent de renouveler notre prose ou notre poésie française. Grecs, Roumains, Flamands, Slaves, créoles, ils s’y sont tous attelés; c’est, dans notre vieille langue, comme une invasion de barbares raffinés. Puissent-ils l’assouplir, sans la trop déformer!

Il y a bien, au théâtre, un genre secondaire, à demi démodé, où les fils de Juda ont longtemps primé. Sans Hervé, l’auteur du Petit Faust, peut-être même eussentils pu réclamer un brevet d’invention. Je veux parler de l’opérette française, de Fopéra-boufTe du second Empire. Voilà, semble-t-il, un genre français. Or, poètes et musiciens, les créateurs de l’opérette avaient, pour la plupart, du sang des tribus. Faut-il croire pour cela que c’est un genre juif? Mais comment cette opérette estelle née en France et n’a-t-elle fleuri qu’à Paris?

Dirons-nous qu’ Orphée aux enfers , la Belle Hélène , /a Grande-Duchesse personnifient l’esprit juif, dont la verve sacrilège se rit des rois et des dieux? Ces irrévérencieuses parodies de l’héroïque et du divin sont-elles un jeu de l’ironie juive ? Je le veux bien ; — l’ironie juive, cette fois, n’est pas bien cruelle ; — mais comment n’y pas reconnaître la gaieté française et la « blague » parisienne, qui n’ont jamais été très fortes sur la notion du respect? Hector Crémieux et Offenbach ont eu bien des précurseurs depuis YÉnéide travestie, depuis la Pucelle et les Galanteries de la Bible,, sans remonter au Gargantua et aux Dialogues de Lucien. Quelle est la chose sainte pour le croyant ou pour le patriote que n’ait tournée en ridicule l’esprit gaulois? Que de Français de la vieille France, — qui, elle, n’était pas juive, — n’ont point rougi de traiter les patriarches de la Bible, les saints de l’Évangile, et les héros de notre histoire, comme les librettistes des Variétés ou des Bouffes ont accommodé les héros d’Homère et les demi-dieux de la Grèce ! Ne faisons point les pharisiens ; soyons francs vis-à-vis de nous-mêmes : c’est bien là un plant de notre sol qui ne pouvait guère pousser ailleurs.

Offenbach a beau être venu d’Allemagne et avoir cueilli des motifs dans les partitions d’outre-Rhin, c’est Paris qui l’a inspiré, Paris qui lui a fourni ses sujets, son style, sa musique pimpante et piquante. Tous les auteurs, compositeurs, acteurs de la Belle Hélène et de la Grande Duchesse eussent été d’Israël que le genre ri’en reste-

rait pas moins français et parisien. Ici, comme d’habitude, les juifs n’ont pas donné le branle, ils n’ont fait qu’entrer dans la danse.

Autre exemple : la chronique des journaux du boulevard, encore un genre frivole, spirituel à vide, né spontanément en France. Là aussi, plusieurs juifs se sont fait un nom ou, ce qu’ils aiment mieux, se sont fait des rentes. C’est toujours même histoire, même souplesse et même faculté d’adaptation des fils de Juda. Journal ou théâtre, ils se montrent les plus Parisiens des Parisiens de Lutèce, et tous ces Parisiens parisiennants ne sont pas nés en France. Rien de plus divertissant, à cet égard, que la carrière d’Albert Wolf, le juif allemand, admiré pour son bagout, par tant d’ingénus, comme le type du journaliste parisien. On connaît le mot d’une jeune Berlinoise à un de nos compatriotes : — « Quel est, pour vous, Français, le meilleur style du jour? N’est-ce pas celui d’Albert Wolf? » — J’ai retrouvé cette opinion dans de graves feuilles anglaises ou américaines. Le plus drôle est qu’elle était partagée de nombre de Français, — de provinciaux, il est vrai.

Israël a souvent fourni la presse, la nôtre surtout, d’acrobates de lettres, de pitres de journal, de clowns de feuilleton. Il singe, au besoin, le Français, né danseur, comme on sait, et il dépasse son maître; il est plus Parisien, plus boule vardier que nature. Tristes exploits et vils triomphes pour les • héritiers

des prophètes et les descendants des Machabées ! Ils me rappellent, ces ingénieux petits juifs, bons à toutes les joyeuses besognes, les Grecs de l’empire, les Grœculi de Rome qui, après avoir, eux aussi, donné au monde des héros et des dieux, épuisèrent le résidu de leur génie à divertir l’ennui des Romains de la décadence. — Mais non; c’étaient leur frivolité vicieuse et leur corruption de peuple usé que ces Grecs d’Achaïe ou d’Ionie apportaient à Rome; tandis que c’est notre propre frivolité, c’est notre pourriture et nos vices, appris et imités de nous, que, pour notre plaisir et pour leur profit, cultivent, chez nous, ces Hebraiculi , ces Judaiculi dégénérés. Ils nous versent, hélas! de 1 eau de notre fontaine et du vin de notre cru.

Ce n’est ni des rochers du Carmel, ni des neiges du Liban que découlent la légèreté gouailleuse du Parisien, le scepticisme irrévérent du Français. Interrogez un étranger, un Anglais, un Allemand, voire un de nos amis russes. Il vous dira que cela tient au sol, à îa race, à l’histoire, — au sang celte, à la tradition latine, à l’Église romaine, aux jésuites, — car, au dehors, non moins que chez nous, il est des gens qui mettent tout sur le compte du jésuite, comme d’autres sur le compte du juif. Jésuite ou juif, l’un, comme explication, vaut l’autre : ce sont nos deux boucs émissaires; on peut tout rejeter sur eux. Ils ont tous deux bon dos.

Il nous reste une primauté que personne ne dispute

à la France de la troisième république : c’est celle de la pornographie. Sur ce terrain, nous sommes sans rivaux. Pour certains de nos journaux, littérature est devenue synonyme de' pornographie : leur « supplément littéraire », on sait ce que cela veut dire. Cette abjecte royauté, à qui la devons-nous? Est-ce au juif? est-ce le Sémite, avec ses antiques kedeshoth, qui nous a fait passer du culte de la dame au culte de la fille? Mais l’Angleterre compte autant et plus de juifs que la France, l’Allemagne en possède sept ou huit fois plus que nous; et, anglaise ou allemande, la littérature de nos voisins n’est pas contaminée comme la nôtre.

Le conteur galicien, Sacher-Masoch, raconte qu’un relieur israélite d’une bourgade de Hongrie, ayant reçu, d’une de ses coreligionnaires, un roman de Zola, répondit à sa cliente qui lui réclamait le volume : « Je Faifourré au poêle, ce n’est pas un livre pour une femme juive. » — De combien de livres ou de journaux, rédigés ou édités par des juifs, n’aurions -nous pas à dire : cela n’est point pour une femme chrétienne? — Mais les juifs ont-ils la spécialité de cette lucrative industrie? sont- ils seuls à étaler, dans nos feuilletons, ces élégantes turpitudes? Certes, le métier est trop profitable pour qu’aucun n’y mette la main. Nos ancêtres avaient des peintres qui peignaient à la cire et au jaune d’œuf, nous avons une école qui peint à l’ordure et trempe ses pinceaux dans l’immondice. Tels directeurs

de feuilles populaires, qui font profession d’éclairer les

foules, revendiquent la liberté de polluer la jeunesse et tiennent publiquement boutique d’obscénités, comme ailleurs, en des pays arriérés, ils auraient ouvert, dans une ruelle écartée, un bouge mal famé. Mais les tenanciers de ces lupanars de lettres ne sortent pas tous de Jacob; on en cite de mariés par l’Église et de décorés par l’État.

De même pour les écrivains dont la Muse, aux grâces de courtisane, s’ingénie aux poses lascives, experte à tous les artifices propres à chatouiller les sens des petits vieillards libidineux. Est-ce bien toujours des fils de la maison d’Israël, retombés aux fornications d’Ohola et d’Oholiba, qui se font les prêtres d’Astarté, la Syrienne, et qui dansent, en chantant d'impures litanies, devant la Bête apocalyptique, vêtue de pourpre et d’écarlate, aperçue naguère par M. Alexandre Dumas Sont-ce tous des Hébreux au profil chaldéen, les chorèges de ces immodestes théories, les maîtres de cette poésie lubrique, habiles à jongler avec les équivoques luxurieuses et à rehausser les voluptueuses images de la gaze indiscrète de vocables transparents comme des maillots couleur de chair? Hélas! je reconnais plus d’un chrétien, inutilement lavé dans les fonts baptismaux parmi ces poètes de l’indécence qui inventent dans l’impur et, comme on l’a dit, idéalisent dans l’obscène1 2. Si c’était là tout ce qui nous reste de

1. Lettre à M. Cuvillier-Fleury (préface de la Femme de Claude ),

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