L'île d'Elbe et l'archipel toscan
La visite de l'île d'Elbe, des plus intéressantes pour le naturaliste ainsi que pour l'amateur de beaux paysages , se fait le mieux de Livourne ou de Piombino (p. 2). La comp. Rubattino a des bateaux à vapeur faisant le service entre ces deux ports et le chef-lieu de l'île, Porto- Ferrajo. Départ de Livourne, tous les dim. à 10 h. du matin, arrivée à Porto-Ferrajo, à 4 h. du soir. Retour le lundi à 8 h. du mai. pour arriver à Livourne à 2 h. du soir. — Départ de Piombino tous les jours à 3 h. du soir, traversée en 2 h. ; retour à 9 h. 30 du matin. — En outre, un bateau de la même compagnie fait une fois par semaine le tour des différentes petites îles environnantes ou de V archipel toscan. De'part de Livourne le mercr. à 8 h. du mat., Gorgona, 10 h. 40; Capraja 1 h. ; Porto-Ferrajo (Elbe), 4 h. 30; de cet endroit, le jeudi à 5 h.; du mat. Pianosa, 8 h. 40; Porto-S.-Stefano, près du mont Argentario, 2 h. 20. Retour à 3 h. du soir, à Porto-Ferrajo à 9 h. 10; de là le vendr. à 8 h. du mat., Capraja à 11 h., Gorgona à 1 h. 30, Livourne à 4 h. 40 du soir.
A V2 û- du Port de Livourne, on aperçoit Meloria, falaise près de laquelle la flotte des Pisans fut battue en 1283 par celle des Génois, défaite qui rit perdre la suprématie à Pise. Plus à l'O. est située Gorgona, île très-stérile , habitée par des pêcheurs et des chèvres sauvages. Puis vient Capraja (2,000 hab.) , déjà nommée dans l'antiquité ,, l'île des chèvres"; il y a beaucoup de vignes.
L'île d'Elbe, en latin Ilva, en grec JEthalia, composée d'énormes masses de montagnes, est à 1 lieue 1/2 de Piombino. Au sommet de la montagne la plus élevée on aperçoit une tour, la torre di Giove, signal des marins. Le bateau double le cap délia Vita, et entre dans la belle baie de Porto-Ferrajo, entourée de montagnes en amphithéâtre. Déjà célèbre dans l'antiquité pour le fer qu'elle produisait, cette île appartint au moyen âge aux Pisans, puis à Gênes, à Lucques, aux Appiani de Piombino, et enfin au grand-duc Cosme Ier de Florence, auquel elle fut donnée par Charles-Quint. Cosme y rit établir en 1548 le port de Porto-Ferrajo, nom qui rappelle le métal dont l'exploitation constitue encore aujourd'hui, avec la pêche du thon et de la sardine, la principale industrie des 22,000 habitants de l'île. Dans les temps modernes, elle est devenue célèbre comme séjour de Napoléon Ier, depuis le 5 mai 1814 jusqu'au 26 février 1815, où il s'embarqua pour retourner en France. On montre encore à Porto-Ferrajo le petit palais qu'habita l'empereur, sur
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