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III. Rome antique

est le portique des Douze-Dieux ( Deorum Consentium), nom qui rappelle que leurs images y furent placées l’an 367 de notre ère par Vettius Agorius Prætextatus, préfet de la ville et l’un des principaux défenseurs du paganisme expirant. Les ruines ont été fortement restaurées en 1858.

A dr. du portique des Douze-Dieux s’élèvent trois colonnes des ruines du *temple de Vespasien, construit par Domitien et restauré sous Septime- Sévère. On y lisait l’inscription: «Divo Vespasiano Augusto senatus populusque Romanus; imperatores Cæsares Severus et Antoninus Pii Felices Augusti restituer(unt)»; une partie du dernier mot est seule conservée. Les colonnes et l’entablement sont d’un bon style (moulage complété au Tabularium, v. p. 271). Le temple avait un portique de six colonnes.

Plus loin à dr., se trouve, également adossé au Tabularium, le temple de la Concorde, érigé en 366 av. J.-C. par M. Furius Camillus, en mémoire de la fin des longues luttes entre les patriciens et les plébéiens. Il fut reconstruit avec magnificence par Tibère, l’an 7 av. J.-C., et semble avoir reçu à cette époque sa forme singulière. La cella, qui s’étend presque partout ailleurs dans le sens de la longueur de l’édifice, est ici plus large que longue, ses dimensions étant de 25 m. sur 45; la partie N. est encore ensevelie sous l’escalier qui monte à la place du Capitole. Un escalier de 6 m. de hauteur montait de la rue à un pronaos ou portique de 27 m. de largeur et 14 m. de profondeur. Le temple â souvent servi dans l’antiquité aux séances du sénat, et après sa restauration par Tibère, il paraît avoir formé une espèce de musée.

De l’entrée par la via delle Grazie (p. 274), on rencontre d’abord la basilique Julia.

La basilique Julia, construite par César pour élargir le Forum, fut consacrée avant son achèvement, après la bataille de Thapsus, l’an 46 av. J.-C. Auguste l’agrandit, mais ne la vit pas achevée, car elle fut incendiée. Deux fois encore elle fut la proie des flammes à la fin du 111e s. ; depuis lors, elle fut restaurée plusieurs fois, en dernier lieu en 416 apr. J.-C. On l’a déblayée de 1871 à 1883.

Cette basilique formait un rectangle d’environ 101 m. de longueur et 49 de largeur, et se composait d’une nef centrale couverte, entourée de bas côtés. La nef centrale, où siégeaient les quatre sections du tribunal des Centumvirs, mesurait 82 m. sur 16; le sol était recouvert d’un pavé précieux en marbre de couleur provenant d’Afrique et de Phrygie, dont il ne reste que peu de chose; la plus grande partie a été restaurée où nos jours. — Les bas côtés sont garnis de plaques de marbre blanc, de l’on voit une multitude de cercles tracés par le public, un certain nombre accompagnés d’inscriptions ; c’étaient des espèces de damiers sur lesquels jouaient les anciens Romains. Les piliers ont été détruits jusqu’à leurs fondements et ont servi à la construction du palais Giraud (p. 342); ceux en brique qui les ont remplacés sont modernes, bien qu’élevés sur les traces des anciens et faits en partie de matériaux antiques. Les seuls restes un peu importants se trouvent à l’O., où l’on avait construit

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