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Latran

ROME

la chap. St-André-Corsini, la lre (pl. 1), construite en 1734 par Al. Galilei, avec quatre colonnes antiques et une grande cuve de porphyre provenant du portique du Panthéon, placée devant une statue de bronze de Clément XII (Corsini, m. 1740). Les murs de cette chapelle sont revêtus de pierres rares. Au-dessous se trouve le caveau des Corsini, décoré d’une belle Pietà par le Bernin ou Ant. Montauti.

De la dernière chapelle du bas côté de g., le sacristain conduit dans le *cloître (chiostro), œuvre des deux Vassallettus (1222- 1230; p. 426), enrichie de nombreuses colonnettes torses et incrustées de mosaïques (p. lxii). Il y a dans les galeries toutes sortes de fragments de l’ancienne église. Le couvent a été fondé à la lin du VIe s. par les bénédictins du Mont-Cassin.

Dans la via Ariosto qui se détache de la place St-Jean-de-Latran dans la direction du N., on voit le dernier reste de la Villa Massimi, le casino Massimi (pl. 1128), dont trois salles ont été décorées de 1821 à 1828, aux frais du prince Camillo Massimi, par les Allemands J. Schnorr, Ph. Veit, A. Koch, Overbeck et Ftlhrich, de fresques dont les sujets sont empruntés à Dante, à l’Arioste et au Tasse. Les visiteurs n’y sont admis que sur recommandation spéciale.

Le palais de Latran (pl. III 28), attenant à l’église jouit, de même que le Vatican et le château de Castel Gandolfo, du privilège de l’« exterritorialité» garanti par la loi de 1871. Il a servi de résidence aux papes depuis Constantin jusqu’à la translation du Saint-Siège à Avignon (p. 354). L’ancien palais était considérablement plus étendu que celui d’aujourd’hui et comprenait encore la chapelle Sancta Sanctorum (p. 335). Incendié en 1308, il resta en ruine jusque sous Sixte-Quint, qui le fit raser et rebâtir par Domenico Fontana , en 1586. Comme il était inhabité, Innocent XII y établit un orphelinat en 1693, et depuis 1843 Grégoire XVI en fit un musée pour les antiquités païennes et chrétiennes qui n’ont trouvé place ni au Vatican ni au Capitole.

Le *musée de Latran (Muséum Gregorianum Lateranense) se divise en musée profane au rez-de-chaussée, musée chrétien et galerie de peinture au premier étage. Visite, v. p. 163. Entrée à l’E. du palais, place de la Porte-St-Jean (p. 336).

*Musée profane ou collection des antiques. — Ce musée comprend des sculptures antiques parmi lesquelles il y a des choses fort remarquables. — Du corridor où l’on entre, on suit à g. les arcades de la cour jusqu’au bout de l’aile occid. pour passer dans la Ire salle. Voir le plan p. 325. V. aussi Helbig, les Musées de Rome, I, p. 467-525.

D® salle. A l’entrée: 6, statuette de femme dans le style de la Minerve du Parthénon par Phidias; 10, bas-relief funéraire, les Adieux d’un guerrier; 11, Education d’Esculape, bas-relief de fontaine. Mur de g.: 13, deux Pugilistes, bas-relief; 15, buste de Marc-Aurèle; 20, Empereur romain accompagné de licteurs, que

330 IH- Rome antique.

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