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Vatican

n’est pas toujours admis; de là on voit le grand jardin du Vatican, appelé aussi le Boscarcccio , qu’on ne peut visiter que sur recommandation spéciale. Etabli dans le style du xvi®s., il s’étend jusqu’aux murs de la cité Léonine (p. 338) et offre de belles vues, en particulier sur le dôme de St-Pierre. Le casino du Pape ou villa Pia , gracieuse construction du style renaissance précédée d’un pavillon, a été élevé en 1560 par Pirro Ligorio pour le pape Pie IV au-dessus d’une hauteur plantée d’arbres, à g. des jardins proprement dits. A l’endroit le plus élevé, se trouve le casino de Léon XIII, adossé à une des tours de la cité Léonine; il sert aujourd’hui d’observatoire. Dans le voisinage, on a construit en 1905 une église imitée de la basilique de Lourdes et plus bas, une reproduction de la grotte; c’est une donation de catholiques français.

**Musée Pio-Clementino. *Musée Chiaramonti. *Bra.ccio Nuovo.

Le **musée Pio-Clementino, en quelque sorte le noyau des collections du Vatican, comprenant un certain nombre des antiques les plus célèbres, occupe 11 salles et galeries.

I. Salle à Croix grecque ( Sala a Croce greca). Cette salle, ainsi nommée à cause de sa forme, a été construite par Simonetti sous Pie VI. Dans le pavé, trois mosaïques antiques: près de l’escalier, entre les deux sphinx, une *corbeille de fleurs de Roma Vecchia (p. 423); au milieu, un bouclier avec un buste de Minerve, entouré d’une bande bleue sur laquelle sont représentées les phases de la lune et les étoiles, trouvé en 1741 à la villa Ruffinella, près de Frascati; la plus grande partie de cet ouvrage, le carré du milieu à rebord colorié, est antique, tandis que les quatre segments de cercle extérieurs sont modernes; quelques-unes des figures de la bordure sont au musée des Thermes (v. p. 182) ; à l’entrée de la salle voisine (salle Ronde, p. 376), un Bacchus. C’est de ce point que part l’énumération des principales sculptures. — 566, grand sarcophage en porphyre à bas-reliefs représentant les Vendanges (allusion à la parabole de l’Evangile?); c’est celui de Constance, fille de Constantin le Grand, provenant de son mausolée, qui devint plus tard l’église Ste-Constance (p. 416). *574, Vénus, reproduction de celle de Cnide, par Praxitèle (p. xlix), avec draperie moderne en fer battu. 578, 579, les deux sphinx égyptiens déjà mentionnés. 589, sarcophage de Ste Hélène, mère de Constantin, de son mausolée à Torre Pignattara (p. 418), transféré à St-Jeande-Latran par Anastase IV et ici par Pie VI. Près de l’escalier: à dr., 600, statue couchée d’une divinité fluviale, complétée, dit-on, par Michel-Ange. — En face, l’entrée du musée égyptien (p. 385).

On monte ensuite l’escalier, qui a vingt colonnes antiques de Préneste, et l’on arrive à dr. à la salle du Bige.

II. Salle du Bige ( Sala délia Biga), salle ronde à coupole qui donne sur les jardins du Vatican. — Au milieu, *623, magnifique char à deux chevaux (biga), qui lui a donné son nom; la caisse du char, richement décorée de feuillage, servit longtemps de trône épiscopal à l’église St-Marc ; elle est seule antique avec une

Antiques.

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