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Vatican

— A côté , la loge découverte (Loggia scoperta ; fermée) d’où l’on a une jolie vue sur les montagnes.

Revenant à la salle des Animaux, on prend à g.

X. Cour du Belvédère ( Cortile del Belvedere; v. le plan, p. 373), primitivement carrée, à pans coupés, dépendant du belvédère construit par Innocent VIII (p. 354) et en communication directe avec les salles transformées en galerie des statues, d’où l’on avait la belle vue; on y a ajouté en 1775 la colonnade intérieure et on a transformé en 1803 les encoignures en cabinets. C’est dans cette partie du Vatican que se trouvent quelques-uns des plus beaux chefs-d’œuvre de la collection. A la porte, deux *molosses. Au milieu de la cour, un puits à margelle antique. Au-dessus des arcades, masques antiques de proportions colossales. Aux murs, sarcophages et statues.

1er cabinet, à dr. en venant de la salle des Animaux: **74, le Laocoon, groupe célèbre représentant le prêtre d’Apollon puni, sur l’ordre de ce dieu qu’il a offensé, par deux serpents qui l’étouffent avec ses deux fils; le fils aîné semble pouvoir encore être délivré , la légende ayant aussi été interprétée dans ce sens qu’un seul des fils périt. Ce groupe, trouvé en 1506, sous Jules II, dans le voisinage des Sette Sale (p. 206; v. aussi p. 257), et que Michel- Ange appelle une merveille de l’art, était placé dans l’antiquité, suivant Pline, dans le palais de Titus. Il est en marbre peritélique, et, d’après le même historien, l’œuvre d 'Agésandre et de ses deux fils Polydore et Athénodore, de Rhodes, qui vécurent probablement à la fin de l’époque hellénistique. Les trois bras levés en l’air ont été mal restaurés par Giov. Ang. Montorsoli; celui de Laocoon était replié vers la tête. L’exécution technique de l’ensemble est admirable, quoique ce groupe ne se compose pas d’un seul bloc, comme on l’a cru autrefois; la situation dramatique est du plus grand intérêt, les têtes sont d’un effet pathétique des plus sublimes, surtout celle du père, si bien que c’est à juste titre que le Laocoon passe pour le chef-d’œuvre de l’école de Rhodes (p. lu). On voit à g., dans la niche où se trouve un banc, un bras droit enlacé par un serpent; il faisait probablement partie d’une réplique antique, mais plus petite et de moindre valeur que le célèbre groupe.

— Ensuite, sous les arcades: 81, Cortège d’un sacrifice romain, de l’autel de la Paix (p. 188). Dans une niche, 85, Hygie. Devant, au milieu, 44, l’autel Casali, à bas-reliefs qui se rapportent à la destruction de Troie et à l’origine de Rome. Plus loin, 88, Rome conduisant un empereur victorieux.

2e cabinet: **92, Apollon du Belvédère , trouvé au xve s., probablement dans une villa romaine, à Grottaferrata (p. 439). Le dieu avait à la main gauche un arc qu’il tendait d’un air menaçant et à la droite une branche de laurier, dont on voit des restes au tronc d’arbre (v. p. xux). — A g., 94, un bas-relief, deux Femmes con-

Antiques.

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