‹ Italie centrale, RomeChapitre 24 sur 321 · CECINA · texte numérisé non relu

CECINA

Terme, pens. de 8 à 9 fr. ; Stella, Giappone, pens. de 6 à 7 fr., etc.). Sources sulfuriques ferrugineuses (36°). 1177 hab. Omnibus de Pontedera (16 kil.), sur la ligne Florence -Pise, 2 fois par jour en 2 h., prix 1 fr. ; de Livourne en été, le mercredi et le samedi, en 3 h. ‘/a à 4 h.

27 kil. Orciano. — 35 kil. Santa Luce. — 38 kil. Rosignano ; la localité est à dr. sur la hauteur (147 m.). A une distance de 9 kil. à l’E. de la gare (omn. 2 fois par j. en 1 h. 3/4) se trouve Castellina Marittima (375 m.; aub. tenue par Carlo Conti) au pied du mont Vitalba (674 m.), connu par ses carrières d’albâtre (p. 10). — 45 kil. Vada. Un embranchement sur Livourne est en construction ; la ligne principale traverse la Cecina , autrefois Cæcina.

51 kil. Cecina (café modeste à la gare; Alb. Universo), localité toute moderne. 5120 hab. Embranch. sur Volterra , v. p. 10.

57 kil. Bibbona-Casale. On se rapproche de la côte; Populonia (v. ci-dessous) se montre à dr. sur un promontoire; derrière, l’île d’Elbe (p. 13). — 68 kil. Castagneto ; la localité (194 m.) est à 8 kil. à g. sur la hauteur. — 76 kil. $. Vincenzo. — 86 kil. Campiglia Marittima (Alb. délia Stazione, ch. 1 fr. 50, en même temps buffet de la gare) ; la ville, qui compte 5259 hab., et son château en ruine sont à 7 kil. au N.-E. sur la hauteur (276 m.).

De Campiglia a Piombino: 14 kil. en 32 à 46 min.; 1 fr. 65, 1 fr. 15 et 75 c. — 5 kil. Poggio , à 6 kil. à l’E. de Populonia (v. ci-dessous). — 13 kil. Portovecchio ; fonderies pour les produits métallurgiques de l’île d’Elbe. — 14 kil. Piombino (hôtels: Grand-Hôtel Moderne , à la gare, bon, ch. 2 à 4 fr. ; Alb. Italia e Api, ch. dep. 1 fr. 20), ville de 5979 hab., à l’extrémité méridionale d’une ancienne île boisée, reliée maintenant à la terre par les gravats charriés par la Cornia. Elle appartint d’abord à Pise, puis à la famille Appiani de 1399 à 1603, ensuite à l’Espagne, aux Boncompagni-Ludovisi, à Félix Bacciocchi, beau-frère de Napoléon Ier, et n’a été incorporée à la Toscane qu’en 1815. Près du port, vue sur la mer et l’île d’Elbe, devant laquelle s’élèvent les falaises de Cerboli et de Pal. maiola, puis sur Giglio et la côte. Dans le lointain, on découvre la Corse- — Bateau à vapeur pour l’île d’Elbe, v. p. 13.

Une matinée suffit pour une excursion à Populonia, à env. 3 h. de Piombino, à l’extrémité N. de la presqu’île. On peut s’y rendre par la route carrossable ou, avec un guide, par un sentier conduisant par le mont Massoncéllo (286 m.) à travers les forêts parsemées de chênes-lièges. — Populonia, sur un rocher escarpé, avec un château du moyen âge visible de loin, est la Pupluna des Etrusques, ville qui avait un port considérable. Elle eut beaucoup à souffrir du siège qu’elle soutint contre Sylla l’an 82 av. J.-C. et était déjà déserte du temps de Strabon; aujourd’hui, ce n’est plus qu’un chétif village. C’est ici que se trouvaient dans l’antiquité les fonderies pour le fer des mines d’Elbe et les minerais d’étain et de cuivre que les Etrusques extrayaient dans les environs pour la fabrication de leurs ouvrages de bronze. Le mur d’enceinte, de 2 kil. 5 de circuit et composé d’énormes blocs de pierre tendant à l’appareil polygonal, est encore parfaitement reconnaissable, et même bien conservé du coté de la mer. Vue aussi étendue que belle sur la campagne et la mer. Quelques voûtes, faussement regardées comme les restes d’un amphithéâtre, et un réservoir d’eau datent de l’époque romaine.

La contrée prend le caractère des Maremmes: un monde à part, rempli de forêts et de marécages, infesté par la malaria (v. p. xxv). Du temps des Etrusques, ce pays avait des villes importantes, telles que Populonia (v. ci-dessus), Yetulonia, Rusellæ (p. 4) et Cosa (p 5).

Page 1