FOSSOMBRONE
De Bologne
dédié au premier évêque de Fano, renferme un tableau du Gruerchin, le Mariage de la Vierge. — S. Agostino a un tableau du Gruerchin représentant l’ange gardien.
Le mont Giove (256 m.) peut être le but d’une excursion intéressante; on y va de l’église de Rusciano (v. ci-dessous) en 1 h. par une bonne route de voitures. Dans le haut, un couvent; vue magnifique sur l’Adriatique et les Apennins.
De Fano a Fossato, par Fossombrone et le défilé du Furlo: 88 kil., courrier t. les j. (10 fr.); 3 b. l/4 jusqu’à Fossombrone, 6 h. >/i jusqu’à Cagli, 9 h. V4 jusqu’à Scheggia et 12 h. jusqu’à Fossato (retour en 14 h.). — La route, celle de Rome à Rimini (p. 118), est l’anc. voie Flaminienne , ouverte en 220 av. J.-C. par le censeur C. Flaminius, qui fut plus tard consul ; elle était destinée à protéger la vallée du Pô contre les Gaulois. — On passe par l’arc d’Auguste et la porta Maggiore, puis dans la plaine et à l’église de Rusciano (3 kil.), au pied du mont Giove (v. ci-dessus); puis on se rapproche de la rive N. du Métaure , dont la vallée uniforme est fertile et bien cultivée. A 1 kil. 5 en deçà de Fossombrone, près de l’église S. Martino del Piano , se trouvait la colonie romaine Forum Sempronii, détruite par les Goths et les Lombards.
25 kil. Fossombrone (116 m.; Alb. Tre Re , ch. 1 fr.), petite ville de 7531 hab., a d’importantes manufactures de soieries. Elle resta longtemps entre les mains des Malatcsta, jusqu’au jour où Sixte IV l’incorpora aux Etats pontificaux. La cathédrale a un autel par Domenico Rosselli (1480). Un château fort couronne la hauteur qui domine la ville. — Une route quitte Fossombrone à son extrémité O. sur un haut pont à une seule arche et mène à l’E. à Senigallia (p. 127) par Mondavio. — Dilig. pour Urbin, v. p. 140.
La voie Flaminienne traverse à (30 kil.) CoZmazzo (p. 140; v. le carton du plan p. 135) le Métaure qui vient de la vallée occidentale, du côté de S. Angelo in Vado. Au loin à dr. sur la hauteur, la ville d’Urbin (p. 137). On longe ensuite la rive g. du Candigliano , qui se jette dans le Métaure. Le bassin de la rivière se rétrécit bientôt; à dr., le Monte Pietralata (888 m.), dit aussi mont d'Asdrubal. La tradition en fait le théâtre de la bataille du Métaure, où les consuls Livius Salinator et Claudius Néron défirent complètement et tuèrent, en 207 av. J.-C., Asdrubal, qui venait au secours de son frère Annibal avec. 60000 hommes. Ce fut alors que la 2e guerre punique tourna à l’avantage des Romains.
Suivant encore la rivière, la route traverse ensuite la chaîne N.-E. des Apennins, dans une gorge profonde. L’endroit le plus étroit, là où les rochers sont si rapprochés qu’il 11’y a plus place que pour la rivière, est le *défilé du Furlo (190 m. d’altit; Sasso forato, nommé par les anciens Intercisa et plus tard Petra pertusa), tunnel de 5 m. 50 de large, 4 m. 50 de haut et env. 37 m. de long, qui date du temps de Vespasien (77 apr. J.-C.), comme le rapporte une inscription à l’entrée du coté N. (Imp. Cæsar Augustus Vespasianus pont. max. trib. pot. VII. imp. XVII. p(ater) p(atriæ) cos. VIII. censor faciund. curavit).
36 kil. Radia del Furlo, petite église. — 38 kil. AcquaZagna (p. 137). De là à Cagli, le long de la ligne Fabriano-Urbin (p. 136).
50 kil. Cagli (p. 137). — Au-dessus de Cagli, le Burano, que suit la route, traverse les Apennins, dans une gorge grandiose, profondément encaissée. — 59 kil. Cantiano (360 m.), ville de 1503 hab., dont la collégiale possède une Ste Famille du Pérugin.
70 kil. Scheggia (586 m.), localité sans importance, où la route se bifurque sur Fossato, Foligno et Gubbio, qui est à 12 kil., par le col du mont Calvo (p. 61; voit, à 1 cbev., 5 à 6 fr.). Dans le voisinage, sur le mont Petrara , sont les ruines du temple de Jupiter Apennin, dont le culte formait une espèce de lien religieux entre les tribus de l’Ombrie. La route principale mène au S.-E. par Costacciaro sur le versant occid. du Monte Cucco (1587 m.; sur le versant opposé, à 1390 m. de hauteur, grotte à stalactites de 611 m. de longueur) et par SigiUo à
à Ancône.