RECANATI
d'Ancône.
niais resté inachevé. Ce palais renferme diverses collections (pourb. 50 c. à 1 fr.).
Tableaux: Lor. Lotto, Adoration de l’Enfant; St Christophe, St Roch et St Sébastien; Jésus et la Femme adultère, etc.; la Cène, de Vouet; Ste Claire, de Schedone; Descente de croix, du Guerchin; Nativité de J.-C., d’Annib. Carrachc. — Tapisseries d'après Raphaël (p. 370): St Paul à Lystres, Guérison du paralytique, Jésus remettant les clefs à St Pierre. Elymas frappé de cécité, Ste Famille, Pêche miraculeuse, Prédication de St Paul. — Majoliques , pour la plupart d’Urbin.
28 kil. Porto Recanati , ville de 4268 hab., dont la station dessert aussi Recanati, situé sur la hauteur, à 11 kil. à l’O. (omn. en
1 h. ljt\ voit, de Lorette, v. p. 131).
Reoanati (293 m.; Alb. Pace), ville de 15297 hab., fut importante et fortiliée au moyen âge. Son imposant hôtel de vüle a deux bons tableaux de Lor. Lotto, Vierge trônant de 1508, Transfiguration de 1512, une charte décernée à la ville en 1229 par l’empereur Frédéric II et un buste en bronze de Leopardi (v. ci-dessous) par G. Monteverde (1898). La cathédrale, St-Flavien , à porche ogival, renferme le monument de Grégoire XII, de 1417. La petite église S. Maria sopra Mercanti a une Annonciation par Lor. Lotto. St-Dominique et St- Augustin ont des portails de la Renaissance de 1481 et de 1484, la première de ces églises aussi une fresque de Lor. Lotto, la Glorification de St Vincent Ferriçr. Au palais Veniez *, dans la cour, une loggia par Giuliano da Maiano (1477- 1479). Au palais Leopardi , les collections du comte Giacomo Leopardi (1798-1837), poète et polygraphc célèbre à qui on a élevé une statue devant l’hôtel de ville. On recommande une promenade autour de la ville; vues charmantes sur les Apennins et la mer.
De Recanati à Macerata (v. ci-dessous), dilig. au S. -O., en 2 h. >/9, ret. 3 h. ; 1 fr. ; on passe devant les ruines d'FIelvia Ricina , sur la rive g. de la Potenza (restes d’un amphithéâtre et d’un pont; v. p. 134).
Le ch. de fer traverse la Potenza. — 37 kil. Potenza Picena} ville de 4818 hab., ainsi nommée d’après une colonie romaine, auj. disparue, qui se trouvait dans le voisinage.
43 kil. Porto Civitanova, à l’embouchure du Chienti. Civitanova (155 m. ; 2905 hab.) est à 5 kil. dans l'intérieur. — Pour Pescara, Foggia, etc., v. l 'Italie méridionale , par Bœdeker.
De Porto Civitanova a Albacina et a Fabriano: 96 kil.; ch. de fer, en 3 h. */a à 5 h. */4; 11 fr. 15, 7 fr. 80 et 5 fr. 05. — On remonte d’abord la fertile vallée du Chienti. — 8 kil. Montccosaro. — 13 kil. MorrovaUe- Monte S. Giusto. — 22 kil. Paustda, stat. pour la ville de ce nom (2300 hab.), à 6 kil. au S., sur une hauteur (255 m.).
28 kil. Macerata (311 m.; hôt. : Centrale , piazza Ricci, propre, ch.
2 fr. ; Europa ou Nuovo Centrale , piazza Vitt. Emanuele II, ch. 1 fr. 25 â 2; Trattoria dél Fanfulla, piazza Ricci, recomm.), ville de 6176 hab., chef-lieu de province, siège u’une faculté de droit qui compte 370 étudiants, bien située sur les hauteurs entre les vallées du Cnienti et de la Potenza, s’est formée, comme Recanati, après la destruction d’Helvia Ricina (v. ci-dessus). — De la gare (258 m.), on prend à g. le viale Umberto I et la via delle Mura, qui offre de belles vues et mène en 10 min. au grand collège ( Convitto Nazionale) ; puis on entre en ville à dr. par la via del Convitto, et l’on arrive après une courte montée à l’église S.
TOLENTINO. Excursions d'Ancône.
Giovanni , qui a une Assomption par Lanfranco. A côté, la bibliothèque communale , où est la pinacothèque, ouverte dans la sem. de 9 h. à 2 h. Principaux tableaux: 35, Gentile da Fabriano (?), St Julien et St Antoine de Padoue; 36, Carlo Crivelli, Vierge (1470); 39, Allegretto Nuzi da Fabriano, Vierge av. St Julien et St Antoine (1369); 55, Lanfranco, Pénitent. En outre quelques antiquités et des médailles. — En continuant tout droit, on passe à la poste et on arrive à la piazza Vitt. Emanuele II. A g., le palais municipal (dans la cour, statues antiques et inscriptions) et la préfecture , anc. palais des Gonzague, de la Renaissance, avec des parties gothiques. On redescend tout droit à la cathédrale et à dr., par la petite église S. Maria del Porto , qui a une façade en briques de la fin de la période romane, à la Porta Mercato, construite par Pie II. Près de là, à g., grand jeu de paume ( Sferisterio) établi en 1829. De la Porta Mercato, la via Cairoli ramène à la gare, au S. — A l/4 d’h. à l’E. de la gare, l’église S. Maria délie Vergini , par Galasso da Carpi (1573).
35 kil. Urkisaglia (140 m.), stat. pour la localité de ce nom, à 9 kil. au S.-O. (1 h. V 2 à pied; dilig.). La route traverse le Chienti, puis la Fiastra et passe immédiatement après à la villa Bandini, au prince de ce nom, anc. couvent qui a une curieuse église romane et un beau jardin. Plus loin, on aperçoit les monts Sibyllins (p. 88). — Urbisaglia {Alb. Brachetti, ch. 1 fr. à 1.50), située sur une hauteur à l’O. de la route, occupe la place de l’acropole de VUrbs Salvia des Romains, qui couvrait tout le versant jusqu’à la Fiastra et fut détruite par Alaric. On reconnaît çà et là des traces de constructions antiques, surtout des ruines d’un théâtre et d’un amphithéâtre. On peut également suivre le tracé de l’enceinte antique qui enfermait tout le territoire; on en voit, au N. -O. de la ville actuelle, des restes qui sont compris dans les fortifications du moyen âge. — 39 kil. Pollenza.
46 kil. Tolentino (224 m. ; Alb. Corona, près de S. Catervo, ch. 1 fr. 20, passable), ville de 5111 hab., le Tolentinum Picenum des anciens, dans un joli site, sur le Chienti.' C’était une place très forte au moyen âge. — La ville est à dr., à 10 min. de la gare. A l’entrée, à g., la cathédrale S. Catervo, où se voient, dans la chap. à g. du maître-autel, le vieux sarcophage du patron et des fresques du xv« s. de l’école du Pinturicchio. — Quelques min. plus loin, le Museo Civico, dans un an.c. cloître de la Renaissance au N.-E. de la cathédrale (clef, chez le concierge du palais Gentiloni, presque en face). On y voit entre autres une statue antique et les produits des fouilles du comte Silveri-Gentiloni dans la nécropole picénienne, des vm«-ive s. av. J.-C., qui entoure la ville. — L’église St- Nicolas , à côté, a un portail goth. de 1435, par le Florentin Giov. Rosso, que fit construire le condottiere Nice. Mauruzzi, de Tolentino. Dans la chap. à l’E. du maître-autel, les reliques de St Nicolas de Tolentino (m. 1309) et deux tableaux de l’école vénitienne du xvi® s., l’Incendie de St-Marc, à Venise, et la Peste en Sicile. A côté, un tombeau de la Renaissance, une statue en bois de St Nicolas et des fresques par Lor. et Jac. da Sanseverino (? Giottino), scènes des vies de St Nicolas, de J.-C. et de la Vierge. Puis un cloître du xnie s. — A la place voisine, St- François, du xiii« s., a, dans la chap. à dr., une Vierge et S. Amicone di Rambone opérant des guérisons (1470). Promenade intéressante hors des murs de la ville. — Dans l’église de Belforte sul Chienti, à 8 kil. au S.-O., grand tableau d’autel de Giov. Boccati de Camerino (1468).
On quitte ensuite le Chienti pour passer dans la vallée de la Potenza.
56 kil. San Severino Marche (238 m. ; Alb. Tacchi , ch. 1 fr.), ville de 3227 hab., qui s’est formée après la destruction de l’antique Septempeda. Dans la ville basse (Borgo) se trouve la nouvelle cathédrale: dan9 la sacristie, une belle Vierge avec un donateur, par le Pinturicchio (1489). L’église S. Lorenzo est construite sur les fondements d’un ancien temple. A Vhôtel de ville, quelques tableaux (Niccolô da Foligno, tableau d’autel de 1468, etc.), inscriptions et antiquités (pourb. 25 c.). Dans la ville haute (Castello, 344 m.), l 'anc. cathédrale (S. Severino), ornée de fresques de Dietisalvi d’Angeluzzo.