I. Collines de l’est
pl. p. 184) où l’on a installé le **musée Boncompagni, comprenant les antiques de la Villa Ludovisi conservées en dernier lieu au palais Boncompagni (p. 178). Cette collection, commencée par le cardinal Ludovic Ludovisi, neveu de Grégoire XV (1595-1632), passa par héritage aux princes de Piombino (Boncompagni-Ludovisi) et fut achetée par l’Etat en 1900 pour la somme de 1400000 fr. Les anciennes sculptures ont été restaurées par l’Algarde.
Ier cabinet: *7, trône de marbre pour une statue colossale de Vénus , excellent spécimen de l’art archaïque dans sa floraison (trouvé en 1887) ; la partie postérieure qui fait face au spectateur fait voir la déesse naissant des flots de la mer; sur le côté latéral de dr., une matrone voilée faisant un sacrifice; sur celui de g., une jeune fille nue jouant de la flûte; 12, statue archaïque représentant une femme drapée; 33, tête colossale archaïque de déesse, nommée ordinairement Vénus , original grec du commencement du ve s. av. J.-C. qui faisait probablement partie d’une statue «acrolithe* (c.-à-d. d’une statue dont les parties nues étaient seules de marbre, tandis que le reste était en bois) de Vénus du Mont Eryx en Sicile; de là, elle fut transportée en 181 av. J.-C. dans le temple romain de la Vénus Erycina édifié sur le terrain de l’ancienne villa Ludovisi (p. 177); 46, 62, hermès d’Hercule et de Thésée. — IIe cab., à dr. du Ier: 10, tête-portrait grecque, représentant Aristote d’après une interprétation récente; *37, Mars au repos (d’après Lysippe) dont l’attitude rêveuse s’explique par la présence d’un petit Amour; le groupe est incomplet à g. — IIIe cab. : 59, Mercure, comme dieu de l’éloquence; le bras dr. est mal restitué, la main g. tenait un caducée. — IVe cab.: *43, Gaulois et sa femme , groupe colossal. Poursuivi par l’ennemi, il a donné le coup de grâce à sa femme et se frappe lui-même mortellement, la figure tournée vers ceux qui vont l’atteindre. Ce groupe occupait probablement* le centre d’un ensemble de statues dans l’angle dr. duquel se trouvait le Gaulois mourant du musée du Capitole (p. 260) et dont l’original en bronze décorait l’Acropole de Pergame en commémoration des victoires d’Attale Ier (241-197 av. J.-C. ; p. li). Le bras dr. a été mal complété, la main devait tenir la poignée du glaive en sens inverse. **86, tête d 'Erinnye endormie , dite Méduse Ludovisi. — Ve cab.: **66, Junon Ludovisi j la plus célèbre et sans contredit une des plus belles têtes de Junon, œuvre de l’art gréco- romain des premières années de l’époque impériale; elle était destinée à faire partie d’une statue colossale; le type qu’elle représente reproduit l’idéal attique du ive s. av. J.-C.; 57, Minerve du Parthénon, l’une des plus grandes répliques de la célèbre statue de Phidias, faite, selon l’inscription, par un certain Antiochus ou Metiochus d’Athènes, vers le commencement de l’Empire; elle a été fortement et maladroitement restaurée, les bras sont mal complétés, le droit ayant dû être tendu et tenir une déesse de la Victoire, tandis que la main
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ROME
Via Nazionale.
gauche reposait sur le bord du bouclier. 31, buste colossal de Cérès. — Le VIe cab. se trouve à côté du Ier: dans le coin de g., 32, Satyre versant à boire , d’après Praxitèle, qu’il faut supposer tenant une cruche à la main dr., au lieu d’une grappe de raisin, et un gobelet dans la g. ; 36 , beau torse de garçon mal complété. — VIIe cab.: prêt. Oreste et Electre , groupe provenant probablement d’un tombeau, attribué par l’inscription à Ménélas, élève de Stéphanos, de l’école dePasitèle (iers.av. J.-C. ; v. p. lu). — VIIIe cab.: 83, statue d ’Antonin le Pieux; sarcophages romains de la basse époque.
Le jardin contient encore des fragments d’architecture et de sculpture, entre autres quantité de born's provenant de régularisations du Tibre sous Auguste, Trajani t autres empereurs; autour de la fontaine du milieu, sept têtes colossales d’animaux, d’une autre fontaine, trouvées près du forum de Trajan. Le cyprès planté, dit-on, par Michel-Ange a péri en 1909.
On va exposer prochainement au musée des Thermes une **statue de marbre, original grec du commencement de l’époque hellénistique, trouvée à Anzio (p. 471) en 1878 et achetée pour la somme de 450000 fr. Elle figure une jeune fille vêtue d’une tunique de laine à larges plis et présentant à une divinité son offrande placée sur une assiette.
Au milieu de la place des Thermes (p. 181), en face de l’entrée de Ste-Marie-des- Anges (p. 182), magnifique^ d’eau alimenté par l’aqueduc Aqua Marcia (p. 419) et orné par Mario Rutelli de quatre groupes de naïades et de monstres marins en bronze (1900) ; il lance son eau à une grande hauteur et s’aperçoit de loin, surtout le soir à la lumière électrique. Au N., le Grand-Hôtel (p. 143) et plus loin, au coin de la rue du Vingt-Septembre, la fontaine de l’Acqua Felice (p. 180).
La via Nazionale (pl. I 27, II 24-20), qui part de la place des Thermes, au milieu de l’hémicycle et en face du jet d’eau, est une large rue, ouverte depuis 1870 et maintenant une des plus fréquentées de la ville, surtout dans la bonne saison, aussi animée que le Corso Umberto I. Tramw. n08 1, 3, 13, 14 et 18 v. l’appendice. — A St-Bernard par la via Torino, à dr., v. p. 179.
Dans la via Nazionale, à g., St-Paul, chapelle américaine moderne du style goth., avec mosaïques d’après Burne-Jones. — La plus importante des rues transversales est la via Quattro Fontane (p.178) -Agostino Depretis (p. 196) qui mène à dr. au palais Barberini, et à g., à Ste-Marie-Majeure. — A dr., St- Vital, petite église fondée au ve s., sous Innocent Ier; elle est située plus bas que la rue par suite du remblaiement de la via Nazionale.
La galerie nationale d* Art Moderne (G aüeria Nazionale d’Arte Moderna ; pl. II 24), aussi à dr., est une belle construction érigée de 1880 à 1883 par Piacentini, surtout pour servir à des expositions. Dans le vestibule, à g., se trouve l’entrée de la galerie
Galerie d'Art Mod.