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L'INFLUENCE FRANÇAISE EN PIEMONT

au développement de l'activité piémontaise, découvrir et séparer en les classant les caractères indigènes des importations extérieures, est une tache malaisée, bien qu'en plus d'un cas l'influence française soit indéniable.

Grâce au concours que l'architecture a demandé à la sculpture, cette dernière a laissé quelques traces à partir du Xe siècle (par exemple, la splendide chapelle mortuaire dans l'église San Giovanni, à Saluces ; mais on ne retrouve que bien peu de vestiges de peinture jusqu'à la fin du XIVe siècle. Citons seulement les mosaïques de San Vittore et Santa Corona à Grazzano (xile siècle), quelques fresques à l'Annunziata de Tortona et à Saint- André de Vercelli (xille siècle), d'autres dans une chapelle de Sant' Eldrado à la Novalesa, dans les églises des anciens cimetières d'Avigliana et de Buttigliera d'Asti, dans l'oratoire de Saint- Martin, près de Ciriè verso Mathi (xive siècle), et quelques rares tableaux. Entre 1 3 1 4 et 1 348, un Florentin, Giorgio dell' Aquila, travaillait pour le compte d'Amédée V ; il a laissé aussi des peintures à Chambéry et à Pignerol ; d'aucuns lui attribuent des fresques récemment découvertes à Chillon, sur le lac de Genève.

La pénurie des peintres pendant l'époque romane et au XI Ve siècle est compensée par une certaine abondance au XVe ; mais l'absence de toute espèce d'indications précises rend illusoires les tentatives faites pour les attribuer à l'un plutôt qu'à l'autre des nombreux artistes nommés dans les documents de l'époque. Des restes remarquables de peintures représentant des scènes où s'exprime l'idéal chevaleresque des cours subsistent aux

. 38o. — Cavagnolo Po.

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