MAGNIFICENCE DES M
nouissement des chefs-d'œuvre. Et la Renaissance, elle aussi, revêt dans cette ville exceptionnelle un aspect que lui imposent à la fois les nécessités topographiques et l'âme des Vénitiens.
Tandis que Rome visait au grandiose et Florence au gracieux, Venise rechercha la magnificence. Les façades des palais, vastes et sévères à
ONUMENTS VENITIENS
Fig. 39. — Venise. — Église San Salvatore.
(Vue intérieure.) (Cliché Alinari.)
bre, enguirlandés, sertis de cordelières flottantes, suspendues entre les petits balcons, les balustrades, les portes et les fenêtres, dont l'arc aigu s'assouplit peu à peu jusqu'au plein cintre.
Pendant cette période d'autorité politique, de richesse, de faste, d'activité littéraire et artistique, d'admirables édifices civils et sacrés, s'élèvent à la gloire
Fig. 38. — Venise. — Saint-Marc.
Chevaux grecs.
(Cliché Alinari.)
Rome (palais de Venise et de la Chancellerie), sobrement relevés de bossages et de moulures à Florence (palais Pitti, Ricardi, Strozzi et Rucellai), s'ornent, à Venise, avec une grâce presque féminine, d'abord de disques plaqués, d'entrelacs à la mode byzantine, puis de peintures en panneaux et de compartiments de mar-
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