‹ ItalieChapitre 1 sur 68 · Italie · texte numérisé non relu

Italie

« Celle poiiion du public à laquelle les rapides cro(juis de »> Marivaux et de son école ont fait perdre l'habilude des »> développeniens , reviendra sans doute peu à peu , cl revient » même déjà tous les jours à un sentiment plus maie et plus » large de l'art ; mais il ne faut rien brusquer... Observez le » spectateur, voyez ce qu'il peut supporter. — Qaid valcat? » Quid non ? — Et arrêtez-vous là ? Faites votre œuvre comme » lart et voire conscience la veulent, entière, complète. — » Faites-la ainsi pour vous, mais ayez le courage de supprimer, » à la représentation, ce que la représentation ne saurait encore >» admettre. On ne doit pas oublier que nous sommes dans la » transition d'un goût ancien à un goût nouveau C'), »

— Note simple, mais qui résume, selon moi, dans sa simplicité, tout le système de notre école moderne. — Note sublinu', le mot n'est pas hasardé, en ce qu'elle proclame encore une fois aux artistes la liberté de l'art , — j'entends parler de l'art dramatique exclusivement ; — car, dès long-tems avant,

(') Note (le Mariun de Lornic.

Aiulré (^hcnicr cl le cliaiilrc de H cnr iwn'icni donnr iiti iiouvtl essor, \\m à la poésie , raulrc au loinan,

— Arrière donc , lliéoristes bâtards , législateurs ccrevisscs , qui voulez mettre des muselières à la pensée et à l'art , quand le monde est en fièvre de liberté.

L'art , en France , a voulu être libre comme le peuple ; et , comme le peuple, il a fait sa révolution. Et si l'on voidail pousser la comparaison jusqu'à démontrer que trois jours leur ont sulli à tous les deux , le fait ne serait pas didicilc à prouver.

Dans cette lutte , le peuple a agi en masse : l'art a été représenté par un seul homme ; — il est venu , athlète vigoureux , se poster vis-à-vis les agens des ordonnances académiques, avec trois foudres en main. — L'insurrection commença par//c/in/// qu'il leur jeta comme un défi , il combattit avec Chrisline , il les écrasa avec Antony.

Henri III^ drame éminemment historique, époque peinte avec les personnages de l'époque , dramaturgée avec le drame de l'époque, écrite avec les paroles de l'époque. — Chrisline^ oii l'auteur révéla qu'il pouvait créer sans ressusciter des caractères fouillés dans l'histoire ; car, je l'avouerai , malgré la sublimité chancelante de Christine, l'ambition poltronne de Monaldeschi, et la haineybrc<^e de Sentlnelli , moi je n'ai admiré que Paula î oui Paula î — car, qui n'a pas rêvé , — je parle de ceux qui ont une ame ardente dans la poitrine , — un amour comme celui-là I un amour d'italienne au large front , au teint pâle , aux cheveux noirs et pendans ; un amour de jeune fille qui se donnerait à vous , comme vous vous donneriez à elle. — Je l'avoue encore : quand je vis représenter Stockholm , je retirai tout intérêt de Christine, de Sentinelli , de Monaldeschi , pour le reporter tout entier sur Paula. — Ah î ce jour-là , je n'ai vu ni Georges, ni Ligier, ni Lockrov; je n'ai vu que Noblet. — Pourquoi ce drame u'est-il pas intitulé Paula ?

Damas dut être hltii l)cau , lu jour où son front , déjà ceint des lauriers de Henri III , rêva et créa Paula I Mais il dut être sublime cl céleste (|uand il (it Antony,

Anlony fut le coup de grâce donné à la vieille routine ; — ce fut comme le dernier coup de hache que le démolisseur donne au monument qui branle, — après il croule. Anlony, pièce sublime , — il n'y a pas de mot au-dessus de sublime , — type de genre, clul-d'aMu re de la scène moderne, où Dumas fut plus grand que Shakspeare et Corneille, car il fut Molière. —

— Ne vous a-t-il pas semblé, comme à moi , quand, après avoir médité le Misanthrope, vous tombiez sur Anlony, ne vous a-t-il pas semblé que le cadavre de IMolière avait brisé du crâne sa pierre sépulcrale, pour venir fondre tout son génie dans un autre cerveau ? — Anlony, vaisseau à la remorcpie duquel les caractères de tous les faiseurs de drames et de mélodrames se sont traînés , depuis le Valdéju de notre spirituel Scribe , jusqu'au Christian de Frédéric Soulié... Valdéja, reflet flasque et mou. Christian , caractère ni vrai , ni même vraisemblable ; amant soi-disant passionné (jui a l'air d'acheter et d'escompter une fenime comme une étude de notaire ; assassin sans sublimité, traître à la loyauté, forfaiteur à l'amour, qui, au lieu d'expirer comme Roméo dans les bras de sa Juliette , n'était vraiment digne , selon moi , de ne moinir qu'en place de Grève , sur l'échafaud du brigand. — Que M. Soulié me pardonne cette sévère franchise ; je serais plus indulgent si je l'admirais moins , car Clolilde, quoique mauvais drame , n'est pas un ouvrage médiocre; — et puis , d'ailleurs, l'auteur des Deux Cadxu'rcs a d'autres titres littéraires qui forcent l'admiration. — Anlony est un genre philosophique auqiul on reviendra , soycz-( n sur , quand on sera blasé des bonnes dagues el des corselets d'acier; et il est à désirer, pom* l'art drainalicjiu» ([iii commence à se fanger \u» peu trop dans les cadavres, (jue

(les liommc'S de griiic y r('\ icniicnl |)r<)ni])tcnu'nl . TiC monde csl in;il;i(l(> ; Il csl plus d'imc oijindc et Iiaiilc leçon de j)liil()sojiliii' (|u'on j)ui.'>se encore lui donner ; il exi.-lL' plus d'un préjUi^é (jue l'on doive clouer au pilori de l'infaniie. Kn fait de j)ens('e suMInie, ylnlony est les colonnes d'JIercule, où parfois l'on peut arriver , mais (ju'on ne peut jamais franchir , et je souliaile fort me tromper, mais je doute que M. Dumas, luimême, aille jamais plus haut, — voire; même si haut.

— Que si l'on me reproche maintenant d'avoir reporté toute i;loire sur l'auteur A\Anlony^ et de n'avoir pas cité Hugo , c'est ()uc je n'ai entendu j^arler que de l'art dramati(jue exclusivement, — et que si je regarde M. Hugo comme le premier génie de son siècle, en revanche, je vois en M. Dumas le premier dramaturge de France. Hugo est un peu l'homme de tout ; Dumas , c'est l'homme exclusif du drame , c'est le drame incarné.

L'un a le génie plus vaste , plus souple ; l'autre plus serré , plus fort ; l'un est plus grandiose , l'autre plus naturel ; Hugo plus suhlime , Dumas plus profond. H y a du Cervantes et du Corneille dans l'un ; il y a du Brantôme et du Shakspeare dans l'autre.

Loin de moi de contester à Victor Hugo le talent dramatique ; il entend aussi bien la scène que son heureux rival. Rien d'un plus bel et dramatique effet, que cette scène où dona Sol , nonchalamment penchée sur la poitrine d'Hernani , respire le parfum qui s'exhale des fleurs, et que le cor fait attendre son appel de mort et sonne la venue du vieillard-spectre. Rien de plus sublime encore, que ce grand tableau où les jeunes seigneurs vénitiens crachent en pleine rue au visage de la mère de Gennaro , son nom et ses infamies ; — rien de plus beau laïus tout Dumas. — Hugo sait encore aussi bien peindre les passions et créer les caractères que lui ; Hernani vaut Saint-

Mcsgrin ; ilona Sol rivalise a\(c Paiila ; et cet arnoiii- de Phryné , clans le cœur de Marion de Lonne, esl aussi sublime que ce pur amour qui hrîile Adèle d'Hervey. Mais à Antony, vous ne pouvez comparer que Didier, et Didier est écrasé. — Marion y selon moi , le drame chef-d'œuvre de Hugo . est bien loin A'yinlony.

— Quoique l'auteur de Cromwell s'entende aussi bien (jue l'auteur de Charles KII à conduire et créer des scènes , il me semble , — en tout cas c'est une opinion tout individuelle , toute personnelle, — qu'il n'a pas cet entendement de plan , ce vaste coup-d'œil d'aigle qui embrasse tout le drame ; qu'on me pardonne la familiarité de l'expression ; ce chique de construction et de charpente... Pris par morceaux, les drames de Hugo valent ceux de Dumas , mais l'ensemble a le dessous ; d'ailleurs, chez l'un, le naturel est trop .souvent poussé jusqu'au grossier, la plaisanterie dégénère en trivialité, et parfois le grotesque est pris pour le houtfon ; mais le plus grand éloge qu'on puisse faire de ses œuvres , c'est de dire que rien, ou presque rien, n'y esl médiocre : ou mauvais, ou siil)lime. — Dumas , au contraire , a plus de réserve ; il a su Irou^ er le moyen d'épurer Shakspeare , sans lui faire p(>rdre son l'eu ni sa vigueur ; et il lui arrive peu souvent , comme au dramaturge anglais, de se noyer dans les détails ; — il pense comme Shakspeare , il écrit comme Tacite. — Comparez ces deux plus grands génies de notre siècle (Bérangeret Chateaubriand sont de l'autre) comme dramaturges, Hugo a nécessairement le dessous ; mais le théâtre n'est qu'un faible rameau de son arbre , c'est ime corde de sa lyre, luie llèche de son carcjuois. —

— Que si l'on demande à l'auteur iV Italie (h' (|U(He écoh- il est, sur quel s}slèiiu' il a bali sou diaiuc , — il i('|)()iulia (pi'il ne reconnaît (fécole (|tie celle de la nature, de système (pie celui

(le la lilx'iir. — Son (Ir.iiiic a v\v conçu cl coiijk' pour le llicàlic, mais, en rcciiNanl, il n'a pas toujours su l)ri(lcr sa passion ; l'imaj^inalion , celle folle du logis, ronini(î l'appelle Mallebranche, a plus «l'une lois conduit sa plume, et souvent, oubliant son speclateur, il a jeté pclc-mêle sur le papier toutes les pensées qui se heurtaient confuses en son cerveau ; enfin , il l'a écrit non probablement comme l'art le voulait, mais comme sa conscience l'a voulu,

— Puis, il l'avouera dans sa iVanchise , ces scènes qu'il ht avec enthousiasme et bonheur, ces scènes qui lui semblaient crayonner un avenir , quand il les relut il les trouva froides et monotones ; — pour être content de ses ouvrages on ne devrait jamais les relire. — S'il hasarde Tialie à l'impression, c'est qu'il cède à un sentiment indéfinissable, un sentiment non d'orgueil, non de vanité. On comprendra mieux ce qu'il veut dire, par cette comparaison : comme l'aigle ennuyé de rester au nid , il a voulu essayer de voler ; — du fond de son obscurité il tâche de surgir ; il ne craint pas une chute , si cette chute doit lui mettre le vent sous l'aile et lui faciliter l'entrée à ce monde artiste dont toute son ambition est de faire honorablement partie. Il a eu un moment l'idée de faire représenter Italie , mais il a reculé devant les obstacles qui lui eussent été suggérés par son caractère. Après en avoir confié la lecture à quelques amis, ces amis lui dirent avec franchise, et l'auteur se plaît ici à les en remercier publiquement , que dans ce drame il n'y avait pas assez d'entente de scène , et que pour le faire représenter ils lui conseillaient de le retoucher, ou plutôt le faire retoucher. — Quant à lui , il ne sait pas trop ce (jue signifie retoucher un ouvrage ; il aime mieux donner le morceau brut, tel qu'il sort du moule , que de le raboter. — Il pense comme le grand poète , qu'il vaut mieux corriger un ombrage dans un autre omnage.

Puis, .à qui se st'iall-ll adit-ss*' pour rclouch! r son drame .■* à l'exception de quel(|ues amis, vl vu lrès-j)etil nomlxc; encore , sur la sincérité des([uels il cioil dc\oif toujoius compter, peu de personnes s'intéressent à lui , parce (ju'il n'entre pas et n'entrera jamais dans son caractère d'aller flagorner et courtiser qui que ce soit ; il n'a pas voulu et ne a oudra jamais se prostituer à CCS plumes vénales, bateaux marchands, pour être traîné à leur remorque ; il n'a pas voulu chatouiller l'amour— propre de ces courtiers littéraires , de ces hommes trompettes de renommée, pour qu'ils sonnassent en sa faveur. — 11 parviendra seul, ou il ne parviendra pas. — Et (juand il usera de protection , ce sera quand il aura acquis le droit de la demander le front haut. Un autre motif lui a fait redouter la représentation , il n'est pas bien sûr (qu'on lui pardonne ce mot) du mérite de son ouvrage ; s'il est bon , il pense qu'il n'en perdra rien pour n'avoir pas été représenté, et si à la lecture la critique le déclare mauvais , il n'en eût pas, selon lui, valu mieux à la représentation . — Car, il ne se fie pas bien à ces réputations , à ces succès de théâtre , qui lui semblent des vagues soulevées par le vent de la cabale , qui montent parfois aux nues, et se tiennent quelque tems en pointe pour venir après se briser contre le roc d'une juste critique... Que d'auteurs, grâce aux machinistes et décorateurs , ont pompé une gloire qu'ils ont vite dégorgée après quelques représentations I

— Que doit ambitionner le véritable artiste ? — Le suffrage le plus flatteur pour lui n'est certes pas celui de ce monde artisan qui , par désœuvrement , vient au théâtre dormir ou causer commerce ; c'est le suffrage du monde artiste qu'il désire , car celui-ci dure, que l'autre est déjà bien mort et enterré. Je préfère de beaucoup le petit succès qu'eut Marion , à l'enthousiasme frénétique que causa Lucrèce ; — à coup sûi Lucrèce Borgia ne vaut ])as Marion de Larme.

— Une <nilr(.' iiiison :i pnissainmciit rii<^,ig(' rjiulcnr à faire iMi])iliU(r son drame, cl ce sont jnslcnicnl son nian(|uo (](• tact cl son inexpérience scénicpie (jni l'y ont (U'ieiminé.

— Qu'une autre main enf retouelié son ouvrajçe, ce n'eût pins élé son (ruNic (pu; le public cul ciu |ut:;c!i' ; le nom connu eût ])ercé malgré l'incognito, et lui eut loul usiupé ; il en est de nu'me partout. — Qnc Christophe Colomb découvre un pays inconnu, ce pays portera le nom d'Améric. — Ce (|ui se fût trouvé de bon dans flatte , eût été le partage du retoucheur , et le véritable auteur n'eût hérité que des choses médiocres et faibles. Il espère qu'on trouvera dans cette conduite indépendance et désintéressement littéraires.

Quand le public aura porté son jugement sur cet ouvrage , si quehjue directeur de Paris ou de province pense qu'il puisse être représenté avec succès , l'auteur consentira à y faire tous les changemens et les coupures indispensables. Il sait que beaucoup de scènes doivent être, à la représentation, les unes raccourcies, les autres complètement anéanties. — Il souffrira même , si on le veut , qu'une main plus exercée coupe et taillade , peu lui importera ; on saura ce qu il a fait , et son amour-propre , son honneur d'artiste n'auront rien à se reprocher. Toutes ces raisons importent peu à la critique. Mais, pour avoir la conscience nette , il a encore quelque chose à lui avouer. Il y a deux ans, il avait alors dix-sept ans , les œuvres de Byron lui tombèrent sous la main. — Il lut H^einer, et 14^crner lui donna la première idée (^ Italie. Les artistes eussent bientôt reconnu ce qu'il eût voulu leur cacher , il y a donc politique de sa part à tout leur dire ; — à ceux qui lisent sans étude , par insouciance , comme ils feraient une partie de billard , comme ils fumeraient un cigarito ; à ceux-là , peu leur importe. Peu importe aussi à l'auteur leur approbation ou leur désapprobation ! — En parlant de Wevner, ce drame , qui fut

suggéré à TU ron (roniniL' il 1(' dit hii-inrmo) p.ii une nouvelle allemiinde iiilltulé(; Kiiiit/uci , lui pjiint renl( tiih r une belle donnée dont ( (ju'on lui pardonne sa franchise sur un génie qu'il vénère plus (praueun autre) l'auteur de DoiiJnnri n'avait pas tiré toutle parti possible. — Et il eut la fatuité, témérité vaudrait peut-être mieux , de jouter avec lui , et de s'essayer, enfant , sur un sujet où I3yron enfant s'était essayé.

— Italie lui trotta deux ans dans la tcte , et quand il céda à son impulsion , ce ne fut que lorsqu'il crut son plan bien dégagé de toute imitation ; — alors il lit ftalic , et il lui fallut à p^'ine un mois pour écrire ce qui lui avait coûté deux ans de pensées. Il n'a bâti son drame sur aucun système; encore une fois , il l'a fait comme l'a voulu sa consience ; cependant , il n'a pas cru devoir retrancher qiH'l(|ues mots sublimes de son devancier qui revenaient toujours se placer sous sa plume. Mais, à part deux ou trois scènes au plus, il croit cpi'on trouvera peu de ressemblance entre If^erner et Italie .

— A présent il se livre à la critique , pieds et mains liés , qu'elle veuille l'éclairer , lui donner des avis , des conseils. — Si l'auteur a fait faute , le bois est jeune , elle peut le redresser. Il se sait gré maintenant de s'être isolé de ce grand monde , où il suffit d'un nœud de cravate bien fait et d'un calend)ourg bien méchant, pour se faire une réputation de bon goût et d'esprit ; son obscurité lui plaît ; personne ne le connaissant, nul ne lui voiulra ni bien ni mal ; il regardera tous les jugemens qu'on portera sur son ouvrage comme dictés par la sincérité et la justice. — Si l'on croit devoir lui adresser quebjues éloges, il pensera les avoir mérités , car il ne les a demandés à personne, et personne ne s'est chargé de les demander pour lui... Si on lui fait des reproches , — il croira de même les avoir mérités, car personne n'a pu étic iulluencé sur son conq)t(*. — Il ni rive au tribunal de la crilicpie, connue le j)au\rc de l'Ilv .lugilc ,

solus , fxmprr, nudns. — Il se prést'ntc seul, huinlilc cl soiiinis , mais aussi sans couihfUc.

ÏMaiiilcnanl ([u'oii prononce ; il aU( lul ranci, câline cl confiant ; car il a pour devise : — Espérance (I ha\ail.

— C'est une œuvre faite pour ainsi dire sur des bancs de colléjic. L'auteur a vovdu traA ailler aussi et concourir à rétablissement de la régénération dramaticjue. — A l'œuvre , vous qui êtes jeunes comme bii ; que rien ne vous rebute , ni sarcasmes , ni railleries. — Marchez ferme, et vous arriverez. A l'auivre donc , et terminons l'édifice dont nostnaitres devanciers ont jeté les fondemens.

L'auteur ne terminera pas sans adresser ici ses remercîmens publics à M. Gustave Morin , jeune artiste , qui a bien voulu prêter à cette publication l'appui de son talent...

Allons , courage , pressons-nous les uns contre les autres , et peut-être de notre contact , de notre émulation , surgira un jour quelqu'un qui, lui aussi, pourra fonder.

Nil (Icsperandum. — Delcnda classica Carlhago !

Rouen , mal 1 833.

PERSONNAGES

AMMIONSI-;, (lu( i\v N;i|>U-s.

MAINl KI<:i)I, s,.ii lils.

IMlllvIPl'I'l, duc (le ^|)()lrlc , ititiv \uiuvmi trAlphoiisc.

DON PKDKK, duc do Milan, dcic d'AIplionsc cl de Philippe.

LSAHKLLA, fdic de Pl.ilippe.

IIKNRI I)K FEUKAKE, (iancc d'Isabdla.

PIETKO , soldat.

LE DUC D'OTRANTE

LE DUC DE PARME

LE DUC DE FERRARE

CLAUDIO , bouffon , j

DICK , fauconnier, > attaches au duc Alphonse.

BEPPO , vieux serviteur, j

PAOLINO , ^

PETRICA, ,, , „,.,.

> attaches au duc l'hilinijc.

YICENZO, '^

CRIMETTA, y

SYLVIO FRONTONl, ) .

-I4/-/MII/V lArrr-Ti » 1 icuncs Italiens. GIACOMO GAZELLA, ) '

MICHAEL FUGGER , jeune Allemand.

DON FÉLIX DE CAS TELNARA , jeune Espagnol.

ULRIC BADEMORE , jeune Français.

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