SCENE VII
PHILIPPE, et ensuite BEPPO.
PHILIPPE, il entiT seul , se pinclic ;iii lialcou tic la f;.-ilcii«'.
De l'air! car j'étouffe.... (on.au.uiianiusKi,u.) Ils dansent tous là.... ils se noient dans des (lots de volupté et d'ivresse»... ils ne savent pas, les insensés , qu'ils dansent sur le cratère d'un volcan... (unepaus.) Crimetta se fait bien attendre. Je voudrais que cela fût déjà fait ; cela ne peut tarder; je ne pourrais attendre plus long-tems, moi; mon cœur bout à briser ma poitrine, (^inma sonm.) Voici l'heure. —
2'i ITALIK, DIUIVIK.
FW'ivî c'est la voix qui t'appelle aux cieux ou aux enfers!... (in.- pan»..) Déjà une lueur d'incendie se redète sur ces murs; déjà la ilarnme, prête à dévorer, comme un serpent , se déroule en anneaux de feu autour de ce palais.
On apcr(;oil le feu qui conimeiice à paraître. Les cris de : au feu \ se font eiiLcndre. Tous sortent de la salle du hal , cl traversent rapidement le théâtre. La cloche d'alarme sonne. Plnlippe reste seul sur la scène. Le feu fait des progrès. A la lueur des flammes, on aperçoit Beppo qui passe sur le halcon , vctu d'un grand manteau noir, dans lequel il emporte Manfredi.
PHILIPPIN, voyant lirppo.
(a part.) — Qui passe là? Ne serait-ce pas Satan? (Haut.) Qui passe là ?
BEPPO, d''une voix tonnante.
La vengeance ! (n auparau.)
Le duc tombe attéré sur un fauteuil. Une détonation se fait entendre. La partie gauche du palais croule au milieu des flammes. La toile tombe.
L'Hôtellerie de la Madone.
Dix-neuf ans d entr acte.
PERSONNAGES
MANFREDI , sous le nom de TARUDAN.
PIÉTRO