‹ ItalieChapitre 28 sur 68 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

PIETRO, seul.

Il arrive par la droite, marche, en se Iraiiiant aux arbres, jusqu'au près (lu su'ge de pu'rre où il s'assied. Il et pâle l't mal vêtu.

PIETRO

Les archers ont passe Ah! tout à l'heure

comme mon cœur s'est gonfle dans ma poitrine , lorsque, caché derrière un épais buisson, j'entendais leurs pas qui s'approchaient de moi, et que leurs mousquets frôlaient et faisaient siffler les feuilles qui me masquaient à leur vue... Dieu soit loue! ils ne m'ont pas découvert... Mais les forces m'abandonnent... je ne pourrai aller plus loin... depuis deux jours je n'ai pris aucune nourriture... une soif ardente me brûle et sèche les entrailles... je mourrai donc ici... Que m'a servi de me sauver?... eût mieux valu mourir de suite au haut d'un gibet, que de traîner encore deux jours d'agonie , pour expirer sur un lit de feuilles. . Dieu puissant! toi, qui n'as pas voulu que l'innocent expiât le crime du coupable , protège-moi... car il iaut que je me venge,.. Me venger... Oh! non, j ai une plus noble mission à remplir... Ce n'est pas ma vengeance, mais celle du ciel , que je dois accomplir. /\ moi de représenler Dieu , de torturer

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l'assassin, dotrc son remords vivant... Ah ! je me meurs! ayez pitié de moi, Seigneur. Ah!

Il toniltc rviiiioiii. — l-;t nuit t'sl tout à lait loinlx-r.

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