SCENE VI
Les PrÉCÉdens, SYLVIO, et ensuite MANFREDI LE L-AZZARONE de gauche.
Qui vive ?
SYLVIO, masqué, cntiant.
i^IlGl. (il J'I qurlqiics mots à roreille de Ferabras, Tous les laziaroncs snrtcnt, leur mousquet sur TépaulcJ T A Piétro. J .1 Ol j l'CSlC... f Une pause. J
MANFREDi , masqué, entrant par la porte tlu fond.
Eh bien! Sylvio !
SYLVIO
Nos lazzarones sont partis.
MANFREDI
S'ils allaient le manquer... Sylvio... je suis dans Tinquietudc.
PIÉTRO , a part.
Cette voix ne m'est pas inconnue.
MANFREDI
Ah! Sylvio... sais-tu que c'est infâme, ce que je fais en ce moment.
SYLVIO
Infâme ! qu'est-ce que cela fait, si cette infamie reste à jamais inconnue. . et qui pourra jamais le savoir! crois-tu qu'un cadavre puisse dire : « On
m'a assassiné » ?
MANFREDI
Et la conscience , Sylvio !... c'est qu'on ne peut lui rien cacher à elle... vertu ou crime, elle vous le bourdonne vsans cesse à l'oreille... ah! Svlvio,
ir»» ITALIK, DHAME.
j'eusse ilû coinbaltro le duc , et non... mais personne... je suis inquiet.
SYI.VIU.
Tiens., voilà nos amis.
Kiilrciil, par le l'ontl , Glacomo , Don Félix, Ulrlc , Mlchaël » tous
masques.
SYI.VK).
Eh bien ! Giacomo ?
GIACOMO
Nos iazzarones se sont précipites sur la suite du duc avec une ardeur...
DON FÉLIX
On eût dit des loups dans une bergerie... les moutons ont pris la fuite.
GIACOMO
Un coup d'œil délicieux... un tableau superbe... un paysage à la Salvator !
MICHAEL
Mais tenez... on amène le duc.
Entre Henri de Ferrare , au milieu des Iazzarones chargés de butin.
HENRI
Chiens de Iazzarones, lâchez-moi...
SIXIEME TA il LE AU. loi)
JACOPO
Ne nous emportons pas , monseigneui'.
HENRI
Que voulez-vous ? vous m'avez volé mon or et
mes bagages Eh bien! je vous en promets
encore autant, je vous engage ma parole de duc couronné... que voulez-vous?
MANFREDl, m.is(,,ir.
Duc de Ferrare , on veut ta vie.
HENRI
Qui es-tu ? toi qui n'oses me parler qu'avec un masque sur les yeux , qui es-tu ?
MANFREOI , se déniasqnaut.
Regarde...