‹ Italie et SicileChapitre 103 sur 426 · FLORENCE. [ ROUTE M · texte numérisé non relu

FLORENCE. [ ROUTE M

tombeau de Gôme de Média — Vieille sacristie. — Bas-n liefs ; portes de bronze ; ton; beau de Giovanni dei MeJif par Donatello. — Dans une p< tite salle contiguê : Nativité à Haffaellino del Garbo.—Tmi sept de gauche. Mausolée Ji Giovanni et Pietro dei Medici par And. V'crroccfcio. — Marly^ de saint Laurent, fresque é'An^ Bronzino. — On visitera la:

Saoristie nouvelle — (visibk seulement de 9 h. à midi e\.it 3 h. à 4 h. 1/2; — on y enW par l'église) ; cette chapelle commandée à Micfiel-Ange pu Léon X, fut commencée en i5i^ C'est ici un sanctuaire de IV' italien; on y voit : les monu ments de Laurent II de Hédici!

et de Julien II, ornés des célèbres statues du Penaieroso i' gure de Laurent 11 de JAèiicïî en méditation), du Grépnscab et de l'Aurore, du Jour et de I:

«fuit, par Michel 'Ange; "" groupe de la Vierge et de 1'^°* Tant, par le même. — On demandera aussi à voir la :

Cbapklle des Méoicis (de 8h.i raidi et de 3 h. à 4 h. 1/2; -oi donne 50 ou 50 c.) ; — comme»

cée en 1604; les travaux ontét^ continués jusqu'à nos jours Cosme II la consacra à la sépu' ture de la famille ducale. L0 murs sont revêtus de pierre!

dures et des marbres les plu précieux; profusion etmagnili cence (elle a coûté 23 million de lire florentines). On y voit l tombeau et la statue en broni doré de Cosme 11, par Jean ik

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ogne ; celle de Ferdinand I*% )ar Tacca; les mausolées de losme I", de François !•', de iosme III.

A g. de l'église de Saint-Lauent se trouve la bibliothèque -aurentienne (p. 113).

San MAnco (PI. 12),- église et ouvent. L'église renferme des feiniures àePassigndno, de frà fartolommeo, de VEmpoli, de ianti di Tito; ~ les tombeaux le Pic de la Mirandole et de Po- Ltien- — A côté de l'église est le :

Souvent de Saint-Maro (désigné ujourd'huisous le nom de Jfueo fiorentino di S. Marco. On y st admis de 9 h. à 3 h. ou de 0 à 4 h., selon la saison. On >aye 1 fr. — Public le dimanhe.) Il est de la fin du xiii* s.; L appartenait aux dominicains; L contenait une grande quan- Lié d'ouvrages de frà Beato Anelico; plusieurs ont été en- 3vés ou ont péri. Pendant lus de trois siècles ces peinares sont restées dans un état 'abandon. — Salle du chapitre :

rande fresque de Beato Ari' elico; peintures du môme arâte dans le corridor supérieur t dans les cellules. Les demie* sâ du corridor, à g., ont été abitées par le célèbre Savona- >le. — Dans le petit réfectoire :

ne Gène, par Dont. Ghirlanda- 7. Dans le grand réfectoire, la rovidenza, fresque de frà Barylommeo. — Le cloître a été écemraent restauré.

Santa Maria NoveUa (PI. 14),— ^lise, que Michel-Ange surnomlait sa fiancée; fut commencée

en 1279 et achevée en 1357. —

— Intérieur : Vatari détruisit les peintures murales pour ajouter les autels latéraux. Audessus du portail, Crucifix attribué à Giotto et à son élève Puccio Capanna. — A dr. du portail, fresque de Masaccio; le Christ en croix, la Vierge et saint Jean-Bapliste ; — à g., Annonciation d'Agn. Gaddi, — Tra'nssept de dr., chapelle des Buccellaî: célèbre madone peinte par Cimabue, premier monument de la renaissance de l'art à Florence ; elle fut portée par le peuple en triomphe, depuis l'atelier du peintre. — Le chœur est entièrement peint à fresque par Domenico Ghirlandajo (1485-1490), le maître de Michel- Ange. — C'est un des monuments remarquables de l'art italien. — Dans une chapelle voisine, on voit le fameux Crucifix, de Brunelleschi, qu'il fit en concurrence avec Donatello.

— Chapelle Strozzi (tranisept de g. On y monte par un escalier).

Peintures murales dWndrea Orcagna ; Jugement dernier (par* mi les bienheureux, Dante, etc.); le Paradis, l'Enfer, de Bernardo Orcagna (a été entié • rement repeint). — Sacristie ; peinture du tabernacle , par Beato Angelico. — A g. de l'é* glise de Sainte-Marie-Nouvelle est le :

Cloître Vkrt {Chiostro Verde)

— (12-20), ainsi nommé à cause des peintures en camaïeu, exécutées avec de la Urre verte par Paolo Uccello (1396-1479) et par

Dello. — Au fond du cloître est la :

Chapsllb des Espagnols : On y voit les célèbres peintures murales attribuées à Simon Memmi et à Taddeo Gaddi : grande représentation de l'Église militante et triomphante. On croit y retrouver les portraits de Boccace, dn Fiammetta, de Philippe le Bel, etc. On regarde comme plus certains ceux de Cimabuë, de Memmi, d'Arnolfo di Cambio. Au plafond le vaisseau de saint Pierre est le symbole de l'Église militante. — Taddeo Gaddi a représenté le Triomphe de Thomas d'Aquin, entouré d'anges, de prophètes, de saints. A ses pieds sont les hérétiques vaincus.

Pharmacib du couvent (entrée via délia Scala, 14 ; — on donne 50 c. au domestique). — On peut y acheter des essences et des parfums. — A frères y sont restés depuis la suppression des couvents. Dans une chambre, peintures murales de Spinello Spinelli (1400).

Santa Maria Nuova (PI. 15) — (1418), près de l'hôpital fondé, dit-on, en 1^87, par Folco Portinari, père de la Béatrice de Dante. Dans un jardin attenant à l'église, fresque de frà Bartolommeo : Jugement universel.

Or San Michèle (Via de' Calzajoli, près de la place délia Signoria.,— PI. 16), — édifice gothique , carré , fut construit (1284) par Arnolfo di Lapo, pour servir de halle aux grains (horreum). Un incendie le détruisit.

FLORENCE. [rOUTB &-^

En 1337, Taddeo Gaddi corn mença la reconstruction. Lp arcades du portique ne furçri fermées qu'en 1578. — On a retaure récemment cet édifu' Les statues qui décorent VeW' rieur sont estimées parmi lemeilleures productions de l'an cienne école florentine. — Façade à rO., Saint Éloi, par IVan»

di Banco; Saint Etienne, pai Ghiberti; Saint Mathieu, er bronze, par Michelozzo Micklozzi. — Au N., Saint Georgei, célèbre statue de Donatello Saint Philippe, de Nanni à\ Banco ; Saint Pierre, par Dmatello. — A l'E., Saint Luc, pa:

Jean Bologne ; Saint Thomas et J.-C, par Andréa del Verrocchio; Saint Jean- Baptiste, par Ghiberti. — X\x S., Saint Jean évangél., un des meilleurs ouvrages de Baccio da Monielupu:

Saint-Jacques, par Nanni di\ Banco, et le Saint Marc de Dunateîlo, statueà laquelle Michel- Ange, dans son admiration dit un jour : « Marc, pourquoi ne me parles-tu pas ? » — Intérieur :

La merveille de l'église est le superbe tabernacle en marbre blanc, élevé par Andréa Orcagna (1348-59).

San Mimato. — V. p. 114.

Ognissanti (PI. 18), — restaurée en 1627. Sur la porte de la façade, bas-relief, par delk Robbia. — Intérieur : à dr..

Saint Augustin, fresque de Botticelli ; en face. Saint Jérôme, fresque par Dom. Ghirlandajo.

— Sacristie : J.-C. en croix, les Maries et des saints, fresque de

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récolede Giotlo. — Réfectoire:

Cène de D. Ghirlandajo, gâtée parl'huraidité.

S. Salvi — p. 115.

San SpiniTO — (rive g. de l'Arno. — PJ. 21); église ooramencée pair Brunelleschi ; terminée en 1471. 2*, chapelle à dr., Pietà en marbre, imilation du groupe de Michel-Ange (à Saint-Pierre de Rome), par iVanm di Baccio Bigio. — Transsept : Sainte Monique et douze figures de fenimes, portraits de la famille Capponi. La V., l'Enfant Jésus, le petit Saint Jean et des Saints, ouvrage remarquable de Filippo Lippi. Lomi, Adoration des mages. — Transsept de g. : Botticelli (?) Madone et Saints. Chapelle des Go rbinelli, architecture et sculptures dMndrea Contucci da Monte San Savino. — Portement de croix, de Ghirlandajo, etc. La sacristie est du Cronaca.

— i" cloftre (entrée prés de la sacristie) ; fresques du Perugin; d'Ulivelli; — 2« cloître, par VAmmanati; fresques du Poecetti.

Santa Trwita (1250), refaite au XVI* s. (PI. 22). Fresques estimées de Dom. Ghirlandajo : Actes de Saint François (U8o).

SaintPierremarchant sur l'eau, deCristof. AZiort. — Saint Pierre recevant les clefs du Paradis, de VEvipoli. — Sainte Marie-Madeleine, statue commencée par Desideno da Settignano et terminée par Ben. da Majano.

On pourra encore visiter les églises suivantes : S. Ambrogio, fresques de Cosimo Rosselli; —

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SS. Apostoli, tombeau d'Oddo Altovili, par Benedetto da Hovezzano (1507); —Santa Félicita (au delà de l'Arno), peintures de Pontormo, Bronzino, Santi di Tito, îieri di Bicci; — Santa Mahia Maddalena dei Pazzi, peintures de Santi di Tito, Cosimo Rosselli, fresque du Pérugin (on ne la voit qu'avec la permission de l'évêque) ; — S. Mar- TiNo, fresques, de la jeunesse de Filippino Lippi; — 8. Remi- Gio, Annonciation par Orcagna et par Beato Angelico ; — Mise au tombeau, de Giottino (?).

Le Palais Vieux (palazzo Vec chio) ou bien Palais della Signo itiA (ex-Palais Ducal) ; (PI. A) — d'abord siège du gouvernement de la république, puis résidence du grand-duc Cosme, qui char* gea Vasari de l'agrandir et de l'orner. Ce palais, d'un aspect si caractéristique, fut commencé en 1298 par Arnolfo di Lapo {Cambio). {V. ce nom p. 97.) — On entre par la porte principale dans une cour, dont la décoration élégante contraste avec l'austérité de la façade. Les co tonnes et les voûtes sont couvertes d'arabesques, exécutées par Michelozzo kichelozii; restaurées en 1812. Fontaine avec une statue en bronze, par le Ven'ocehio. — 1" étage. Salle du Grand -Conseil (lorsque le siège du gouvernement fut transporté à Florence, elle devint la Chambre des députés).

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Elle fut construite par le Cronaca (1495) sur la demande de Savonarola, pour y réunir l'assemblée du peuple. Elle fut exhaussée sous Cosme I". C'est dans cette salle que Michel-Ange et Léonard de Vinci avaient été appelés à peindre les deux fresques célèbres dont ils ne purent achever que les cartons, qui ont péri. A la place dece> chefs-d'œuvre on ne trouve que la peinture officielle du courtisan Vasari. — La plupart des statues qui la décoraient ont été transportées au Bargello. — Le plafond est peint à l'huile par Vasari. Quelques salles (chambre de Jean de Médicis ; — petit salon de Clément VII; salle de Léon X; —Chambre de Laurent le Magnifique ; — Chambre de Cosme I") sont décorées de peintures relatives à l'histoire de Florence. — 2» étage.

Salle des Éléments : Portraits d'anciens Florentins. — Salle d'audience, peintures de Cecchino Salviati. Portrait de Bianca Cappello, âgée d'environ 40 ans* (figure gaie et hardie). — Chapelle des Priori, peinte par Ridolfo del Ghirlandajo.

De la place de la Signoria on passe, en se dirigeant vers i'Arno, dans une cour garnie de portiques et décorée de vingtdeux statues de Toscans célèbres. Cette cour est entourée, de trois côtés, de bâtiments constituant le Palais des Offices {Vffixj) ; (PI. C) c'est là que sont réunis la Bibliothèque nationale, lé tribunal civil et cor*

[route 6(»j rectionnel, les archÎTes, la poste aux lettres et la précieuse et riche collection dite la :

Galerie de Florence

ou DEGLI UFFIZJ (PI. C).

Ouverte tous les jours (2- porte à g. dans le portique du côté de la place), à rexception des dimanches et jours de fête, de 9 h. à 5 h. Les dimanches, dé 10 h. à 3 h. ; le lundi, de midi à 3 h. — Catalogue 5 fr. 50 c. — Les tableaux portent le nom du peintre.) Nous ne pouvons signaler ici que les objets les plus remarquables de ce vaste musée:

1" vestibule : bustes des Médicis. -- 2» vestibule ; Sanglier, ouvrage grec; statues d'Empereurs ; 2 Chiens loups.

On entre ensuite dans une première et longue galerie, ayant 149 met,

1" GALERIE : C'est ici que commence cette série intéressante de peintures des vieux maîtres, dans lesquelles on peut suivre les progrès de cet art : Madone di* Andréa Rico de Candie (xni* s.). Peintures de Cimabue, Agnolo Gaddi, Giotto et son école, Memmi, Orcagna^ Filippo Lippi, Giotiino, Paolo Uccello, Piero di Coshno, frà lieato Angelico, L. di Credi (se rapprochant de L. de Vinci) t Ant. PoUajuolo, Luca Signorelli, Domenico Ghirlandaio^ Adoration des Mages, Sandre Boiticelli, Naissance de Vénus, Madones. — En avançant dans la galerie, on trouve successi-

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I vement des peintures de Sal- I viati, d'Allori, de Crespi, de Santi di Tito, Cigoli. . .

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