PAR ORVIETO
!• De Sienne à Orvieto, Iso kil. ea chem. de fer. — Tnget en * h. — Prix : 15 fr. 60 c; 9 fr.»0 c, 6 fr. 30 c.
Les stations sont» à partir de Sienne : Asciano, 33 kil. — Rapolano, 39 kil. — Lucignago, 52 kil. - Sinalunga, eOkil. — Torrita, 66 kil. — Montepulciano (Salarco), 70 kil. — Salcini, 80 kil. — Chiusi, 90 kil. — FicuUe.
107 kil. — Orvieto, 130 kil.
En deçà d' Asciano, le chemin de fer traverse des tranchées fréquentes et 6 tunnels.
D'Asciano, part un embranchement de chemin de fer devant aller rejoindre à Honte-Pescali, vers Grosseto, la ligne de Livoume i Rome. En mai 1878, il n'est encore ouvert que jusqu'au pied de Monte-Amtata (1,600 met. au-dessus de la mer), 55 kiJ.
d' Asciano.
70 kil. Salarco. — (Axi delà d'Acquaviva, on côtoie à g. le lac de Montepulciano, formé par les eaux de la Ghiana. Ce lac, tréa-poissonneux, communique par un canal avec le lac de Chiusi, situé un peu plus loin sur le point de partage des deux Chianes).
De Salarco, on va, en 1 h. 30 min., à Montepulciano, altit.
627 met.; 2,000 h. (vin renommé).
On laisse à dr., à 3 kil., la ville de Chiusi (une voiture pour y monter depuis la station, 1 fr.).
90 kil. — Ghiasi {Clusium, Camers des Étrusques), 4,224 h., située sur une colline élevée de 390 met.; mais le voisinage de marais nuit à sa salubrité. — Cette ville fut une des 12 métropoles de l'ancienne Étruric et la résidence de Porsenna. A Chiusi, les antiquités étrusques, au lieu d'être réunies dans un musée, comme à Volterra, sont dispersées dans des collections particulières. Les objets trouvés dans les nécropoles des collines voisines ont un caractère très-archaïque. — Mdsée Caçlccim ; Collection Paolozzi ; Mdseo DEL Vkscovo.
A 1 kil. au-dessous de Chiusi on peut aller visiter le tombeau antique dit deposito del Colle Casuccini, conservant des peintures murales.
De Chiusi à Orvieto, le chemin de fer continue à avancer par une vallée bordée à dr. et à g.
par des montagnes boisées.
L'ancienne route de voitures est plus intéressante et riche en aspects pittoresques. Elle suit les pentes ou les crêtes des collines, à g. du chemin de fer, en traversant de larges et belles forêts de chênes, qui s'élagent sur les flancs des montagnes et descendent jusque dans la vallée. C'est surtout en approdiant d'Orvieto que le pay-
DB SIENNE A ROME. [rOUTE 82]
sage offre les points de vue les
plus remarquables. — Les voyageurs qui donneront la préférence à ce trajet par la montagne trouveront des petites voitures* à la station de Chiusi.
Entre Chiusi et Città délia Pieve, on quitte la Toscane et l'on entre dans I'Ombrie. Città délia Pieve était, avant la dernière guerre d'Italie, une ville frontière des États de l'Église.
En montant de Chiusi à Città délia Pieve, on peut apercevoir à g., à une certaine distance, une grande étendue du lac de Trasimène.
CiTTA DELLA PlEVE~(AM&er§F€),
environ 9 kil. de Chiusi (altit.
5S0 met.). Petite ville dans une situation élevée et pittoresque; lieu de naissance du Pérugin.
Le tremblement de terre du 9 mai 1861 y a causé beaucoup de dégâts. Avant d'entrer dans la ville, on peut aller voir au maître-autel de l'église Sant' Agostino une fresque du Péru" gin, qui a été transportée sur toile après le tremblement de terre qui a ruiné l'église de Sant' Antonio. — L'église Santa Maria de' Bianchi, dite la Chiesarelia, possède une Adoration des Mages, peinte par le Pérugin (lo04). [Cette fresque a beaucoup pâli.) — Cathédrale ; la V., l'Enf. J. et des Saints, par le même (1513). Baptême duChrist, par le même. — Sant' Antorio j le saint de ce nom avec St Marcel et Paul l'Ermite, par le même.
A moitié chemiui entre Città
fROUTE 82] ÔRVIETO
délia Pieve et Orvieto, le voiturin s'arrête au triste, mais trèspittoresque village de Ficdlle, situé sur une colline élevée.
C'est dans la vallée au-dessous, qu'est la station du chemin de fer. — Dans cette vallée on aperroit plusieurs lignes de terrasses toutes ravinées comme les balze Volterrane {V. p. 128).
Au delà de FicuUe, la route, faisant de nombreux détours à travers des forêts de chênes, atteint le point culminant à la Croce, d'où la vue embrasse un immense panorama et un cercle de montagnes à l'horizon.
On remarquera , vers 1*0., la montagne dolomitique de Cetona, de forme conique (1 ,141 met.).
Prés de Bagni on aperçoit, sur une hauteur, à l'horizon, Orvieto, que domine la cathédrale.
107 kil. (de Sienne) Ficdlle,— (dernière station du chemin de fer, avant Orvieto), au pied et à 4 kil. du village de ce nom.
De la station d'Orvieto, une place dans une voiture pour monter en ville coûte 1 fr.
On arrive à Orvieto par une longue rampe que bordent et dominent des rochers.
Orvieto — [Urbs vêtus, Orviete), 6,900 h., sur une colline de formation volcanique, bordée de rochers à pic. La ville a un aspect d'abandon.
-kçMiw : La Cathédrale est un des plus remarquables spécimens de l'architecture gothi-
que en Itahe. Le premier architecte fut Lorenzo Maitanif de Sienne ; la première pierre fut posée en 1290. On y travailla 300 ans, de sorte que l'édifice actuel, avec ses sculptures, ses fresques, ses mosaïques, ses vitraux peints, est en quelque sorte un résumé des progrés de l'art moderne. —On remarquera les bas-reliefs de la façade. — i te rieur : à la tribune : peintures de la première moitié du XIV* s., par Ugolino di Prête Hario, l'ietro di Puccio, Antonio d'AndrezzOf etc.— Les peintures des vitraux sont l'ouvrage d'Andréa Vanni (1321), de Fr. di Antonio (1575), etc. — La marqueterie du chœur est de Pie* tro di Minella, etc. — Près le maître-autel, Annonciation, représentée par deux statues de marbre, de Francesco Mochi, — Aux autels des transsepts : Ado* ration des Mages, sculptures de Simone Moscha et de son fils Moschino, âgé de 15 ans. — Transsept de dr. : Chapelle de la Madonna di San Brizio :
statues d'Adam et Eve, par Fabiano Totti et Raffaello da Montelupo. Les peintures de la voûte sorft de Beato Angelico et de Signorelli. — La merveille de cette chapelle, ce sont les belles fresques de Luca Signorelli ; œuvre capitale , et qui seule mérite le voyage d'Orvieto ; l'Antéchrist ; la Résurrection ; le Jugement dernier et l'Enfer.— Pietà, groupe en marbre de figures colossales , de Scalza (1S79). — Transsept op-
posé : chapelle du Santissimo Corporale. Statues du Christ, par Raffaello da Montelupo, et de la Vierge, par F. Toti. Le reliquaire en argent massif, renfermant le saint corporal, est un travail précieux d'orfèvrerie (1338). Sur un autel à g., peinture attribuée à Lippo Memmi.
Fresques d'Ugolino di Prête IlariOf repeintes en 1861. — Une Vierge, par Gentile da Fabriano.
Sam Dohenico. — La Vierge et 4 Saints, par- Simon Memmi (1320), fresque toute dégradée.
Une des curiosités d'Orvieto est le Pozzo di San Patrizio, puits profond, avec deux escaliers en spirale, creusés dans le roc ; ouvrage dessiné et commencé, en 1527, par Anton, da San Gallo.
Palais. GuALTERio et Pstràn- GEu (tableaux).
DE SIENMfl ▲ AOME. [rOCTB SS]
sène. Toute cette contrée est de formation volcanique.
A Montefiascone on r^oint la route venant de Sienne par Radicofani et Âcquapendente et allant à Rome par Viterbe.
D'Orvieto, le chemin de fer doit être prolongé dans la vallée du Tibre, dont il suivra la rive g. jusqu'à Orte, où il s'unira au chemin de fer venant de Foligno et de Spoléte. Cette lacune existe encore en ce moment (mai 1872).
Entre Orvieto et Viterbe, service régulier de diligence, 15 fr. d'Orvieto à Viterbe; 40 fr. jusqu'à Rome.
D'Orvteio à Montefiascone (30 kil.), la route de voitures suit les crêtes des montagnes qui bordent à l'E. le lac de Bol-
ROUTB 83.
DE SIENNE A ROME