David et Goliath. 4. Judith et Holopherne
Les autres peintures sont du temps de Sixte IV. Luca Signorelli, Moïse allant en Egypte.— Sandro BoUicelli, Moïse tue l'Égyptien, chasse les bergers et abreuve les brebis des filles de Jéthro ; il voit Dieu dans le buisson ardent. — Cosimo Rosselli, Pharaon périt danb la mer Rou-
ITAUE PIAMANT.
ge. — Moïse recevant les tables de la loi. — Sandro BoUicelli, Uévolte de Korah. — Luca Signorelli^ Mort de Moïse. — Pérugin, Baptême de J,-C. — Sandro BoUicelli, Tentation de J.-C.
— Dont. Ghirlandajo, Vocation des apôtres Pierre et André. — Cosimo Rosselli, Sermon sur la montagne. — Pérugin, St Pierre recevant les clefs. — Cosimo Rosselli, la Ste Cène. — Arrigo Fiammingo, Résurrection (originairement de Ghirlandajo).
Chapelle Paulinb — s'ouvrant dans la salle Royale. Élevée par Paul III. On y voit deux fresques par Michel-Ange : Conversion de St Paul et Martyre de St Pierre.
Les autres fresques sont de Lo'renzo Sabbatini et de Frerf.
Zucchero, qui peignit le plafond. — Vis-à-vis de la chapelle Sixtine est une porte conduisant dans la :
Salle ducale, qui n'offre riett d'intéressant.
Dans la partie du palais où demeure le pape, on distingué la magnifique salle Clementina.
Dans les appartements du pontife sont un Christ de Van Dyck, une Résurrection de Lazare par Muziano, et plusieurs ouvrages remarquables des peintres du
XVII* s.
Ldges de Raphaël.
Les Loges {loggie, loggé). — Raphaël est ici tout à la fois ai*' chitecte, décorateur et peinti-e.
Jean d'Vdine enrichit les galeries d'arabesques peintes ou en »?
sluc. Pierino del Vaga peignit les tableaux des socles en couleur de bronze, aujourd'hui effacés. — C'est à la galerie du 5' étage qu'est la suite des cinqùante-dcux peintures particulièrement connues sous le nom de Loges de Raphaël, et représentant les principaux faits de l'Ancien et du Nouveau Testament; elles occupent, quatre par quatre, les voûtes de treize arcades, et furent exécutées, vers 1516-1518, par ses élèves.
— Ces peintures furent fortement endommagées par la soldatesque de Charles-Quint. Les restaurations de Sébastien del Pionibo en ont aussi, dit-on, altéré le coloris. Pie IK les a fait restaurer dernièrement. (Des copies faites par les ftères Balze, de 1834 à 18i0, décorent aujourd'hui les galeries du palais des Beaux-Arts, à Paris. — La Bussie possède au palais de l'Ermitage une reproduction complète des Loges, faite par ordre de Catherine.)
Ohattbres de Raphaël.
Les Chambres {Stanze) sont au hombre de quatre ; elles donnent sur la cour du Belvédère.
L'ordre chronologique d'exécution des stanze est le suivant :
de la Signature, d'Héliodore, de l'Incendie, de Constantin.
CitAHBRE DE L'IkCENDIE DtJ BOCRG
( 1516-17) . — Cette chambre contient quatre compositions dessinées par Raphaël et peintes par ses élèves. L'homme empor-
ROME. [route 86]
tant son père a été peint par J.
Romain. Cet incendie eut lieu en 847, au Borgo. Léon IV l'éteint par un signe de croix. — Tableau de la fenêtre : Justification de saint Léon lil devant Charlemagne. — Victoire remportée par Léon IV sur les Sarrasins. — Sur le mur en face :
Couronnement de Charlemagne par Léon III (portraits de Léon X et de François I"). — Les peintures de la voûte sont du Pérugin.
On peut visiter dans une salle voisine de celle de l'Incendie du Bourg, la salle de l'Immaco- LÉE-CoNCKPTioN, que Pie IX a fait décorer de fresques par Podes" ti; elles couvrent d'immenses surfaces.
ClIAMDRE DE L'ÉCOLE d'ATHÈNES
OU DE LA Signature, — où les souverains pontifes signaient les actes de la papauté. — Les quatre grandes compositions sont :
1" Théologie : Dispute du St- Saorement — (Ibil). C'est le premier ouvrage de Raphaël dans ces chambres. La composition représente Dieu, les anges, les saints, les docteurs de l'Église réunis dans une sorte de concile, consacrant l'institution de l'Eucharistie.
2' Philosophie : École d'Athènes — (1511). Un des plus beaux ouvrages de Raphaël , sous le rapport de l'ordonnance, de l'élévation du style. Au milieu d'un portique majestueux, Platon et Aristote se présentent comme les maîtres de la philosophie grecque Socrate
[route «6] ROME,
parle avec Ateibiade; au-dessous est Pythagore avec ses élèves. Diogéne est couché sur un des degrés. Dans le groupe des mathématiciens, Ârchiméde baissé est, dit-on, le portrait de Bramante. Derrière Ptolémée et Zoroastre couronné sont, dans le coin du tableau, les ]iortraits du Pérugin et de Raphaël. A g., derrière le groupe de Pythagore, le jeune homme en manteau blanc est, dit-on, François-Marie délia Rovere, duc d'Urbin, neveu de Jules II.
3* Panusse — (sur une des fenêtres). Raphaël y a réuni, autour des Muses et d'Apollon : Homère, Pindare, Sapho, Horace, Virgile, Ovide, Ennius, Properce, Dante, Pétrarque, Boccace, Sannazar.
A' Jurisprudence — (sur Vautre fenêtre), assistée par la Prudence, la Tempérance et la Force. — Aux côtés de la fenêtre :
Justinien donnant le Digeste et Grégoire IX remettant les Décrétales.
Chambre D'HâLiODORE: ~1*Bé-
liodore chassé da temple.
Dans cette fresque, où le général du roi de Syrie est chassé, par deux anges et un cavalier céleste, du temple de Jérusalem qu'il venait de saccager, Raphaël a voulu faire allusion aux succès militaires de Jules U.
Aussi est-ce Jules II lui-même qu'il introduit dans la scène.
Parmi les porteurs on a cru reconnaître le graveur Marc-Antoine Raimondi. Cette composition, la plus animée de toutes
^as
celles de Raphaël, fut teraiinée en 1S12.
2" St Léon I*' arrêtant AttUa , aax portes de Rome. — Ici les allusions sont à l'adresse de Léon X, qui venait, avec l'aide des Suisses, de chasser Louis Xli de l'Italie.
5* Miraolo de Bolaéne — (légende d'un prêtre incrédule [1264], convaincu par la vue d'une hostie sanglante). — Composition habilement disposée au-dessus d'une fenêtre. On y voit Jules II entendant la messe.
4" Délivrance de St Herré — (sur la fenêtre en face).
L'action est triple. — Allusion à la délivrance de Léon X, fait prisonnier à la bataille de Ravenne. On a beaucoup admiré l'effet des trois lumières différentes. — Plafond : Promesse de Dieu à Abraham. — Sacrifice d'Isaac. — Songe de Jacob. — Moïse et le buisson ardent.
Salle de Constantin.
1* Bataille de Gonatantid. -^ Raphaël en a fait seulement les dessins. Elle est peinte à l'huile.
2» Apparition de la Croix à Constantin, par Jules Romain.
5* Baptême de Constantin, par Franc. Penni (1524); le local est le baptistère du Latran.
4" Donation de Rome au pope par Constantin, par Rafaellino del Colle. — Plafond, ouvrage très-postérieur, par lautetti, sous Grégoire XIII.
Chapelle San Lorenzo ou SaN Stefako. — On y voit des fres^ ques bien conservées et intéressante* de BeatO Angel
relatives à saint Étientie et à saint Laurent.
De la cour San Damaso on peut monter directement à la galerie de tableaux en prenant l'escalier près de la fontaine.
Galerie de Ubleaux du Vatican.
(Fermée le dimanche et le lundi.)
Ce petit musée, composé d'une quarantaine de tableaux, est célèbre par les œuvres de premier ordre qu'il renterme.
Raphaël : 1' Transftfuration.
— Ce tableau, proclamé le chefd'œuvre de Haphaël. était destiné à la France. Il fut commandé par le cardinal Jules de Médicis, depuis Clément VU, pour la cathédrale de Narbonne dont il était archevêque. Ce tableau, enlevé par les Français en nO"?, resta au Musée du Louvre jusqu'en 1815. - 2- Vierfe au Donataire (Madonna diFoligno). Tableau célèbre, exécuté vers 1512 pourSigismondConti, secrétaire de Jules II. -3- Couronnement delà Vierge. Le haut est peint par Jules Romain, le bas par F. Penni (le Fattore).
*- 4» Couronnement de la Vieroe. un de ses premiers ouvrages wécutés à Città di Castello. - V Amionciation, Adoration des i-ois Présentation au temple (prédella du tableau précédent).
-1 6' Les 3 Vertus théologales, peintes en grisaille, formaient la prédella de la Mise nu tombeau de la galerie Borghèse.
Dominiquin : Communion de St Jérôme. Ce chef-d'œuvre du
ftOMË. [ROtlTE 86]
Dominiquin est ici en regard de celui de Raphaël. Dans l'opinion générale, ils occupent le trône} de l'art.
Andréa Sacchi, Communion de St Jérôme. — Poussin, Martyre de St Érasme. — Guida Reni, Martyre de saint Pierre.
— Valentin, St Procès et St iMartinien. — Michel-Ange de
Caravage, Mise au tombeau. — Titien, Madone, anges et saints.
— Baroccio, Extase de sainte Micheline. — Guerchin, Incrédulité de saint Thomas.— Mantegna, Pietà. Peinture énergique, expressive, provenant de la galerie Aldrovandi de Bologne.
— Pérugin, Résurrection de J.-C.;on croit qu'un des soldats endormis est le portrait de Raphaël adolescent ; un autre qui s'enfuit serait celui de P. Pérugin, peint par Raphaël lui-même i la V. et des saints.— Ècok du Pérugin, Adoration des Mages {Raphaël, dit-on, y travailla).
— Pinturicchio, Couronnement de la V. — C. Crivélli, Christ mort, avec la V., saint Jean et la Madeleine. — Cesare da Setto, la V., saint Augustin et saint Jean évang. — Garofalo, Sainte Famille et sainte Catherine. — Paul Véronèse, Ste Hélène. - Deux peintures de Murillo, données par Pie IX : Sainte Famille ; Retour de l'enfant prodigue. — p. Potter, Paysage.
Tapisseriet de RapluUU.
Elles sont placées dans une langue galerie au-dessus des
[route 86] ROME,
jardins du Vatican. Ces tapisseries, désignées sous le nom d'Arazzi parce que la ville d'Arras avait eu longtemps la supériorité pour les tapis de haute lisse, furent commandées par Léoii X pour décorer la chapelle Sixtine. Raphaël en commença les cartons en 1515. Ils furent exécutés en détrempe par lui et ses élèves. 7 sur 11 de ces cartons acquis par Charles I" et mis aux enchères après sa mort, furent achetés par Cromwell (au prix (le SOO livres sterling), et sont aujourd'hui au palais d'Hamptoncourt. L'exécution des tapisseries se fit en Flandre, sous la direction de B. van Orley, élève de Raphaël.
BSntée da Vaiioan.
Les voyageurs qui n'ont que quelques rapides semaines à donner à Korae» ne sauraient trop multiplier leurs visites à ce merveilleux musée et à celui du Capitol e.
Les diverses galeries de peintures que nous venons de passer en revue, la Pinacothèque, les Loges, les Stanze, les chapelles
SiXTINE et PA.DL1NE, la GALERIE DES
Tapisseries, font partie du vaste ensemble des musées du Vatican. Les galeries que nous allons passer actuellement en revue sont consacrées aux monuments de l'art antique et se composent : du musée Lapidaire, — du MUSÉE Chiaramonti ( corridor Chiaramonti et nouveau bras du musée Chiaramonti), — du
MUSÉE Pio-Ci-EHEKTixo, — de la cour DO Belvédère,— de la salle iiE!» Animaux, — d'une galerie des Statues. — de la salle des Bustes, — du CABINET DES MaSQUES,
— de la salle des Muses, — de la SALLE Ronde, — de la salle a CHOIX grecqee, — de la «allé de LA BiflCE, — de la galerie des Candélabres, — du musée étrusque GRÉGORIEX, —du MUSÉE ÉGYP- TIEN, — du MUSÉE pHorA>E ct du MUSÉE chrétien, qui se rattachent à la Bibliothèque, etc.*.
Galerie lapidaire (située au premier étage). — Une première division est consacrée presque exclusivement à des inscriptions au nombre de trois mille, et à des monuments funéraires païens et chrétiens recueillis dans les diverses catacombes.
Le côté dr. est occupé par les inscriptions païennes; celui à g. est consacré aux inscriptions chrétiennes.— Une grille sépare cette première galerie de la suivante.
Musée Chiaramonti,
Ainsi nommé du nom de famille de son fondateur. Pie VII ; il se compose du corridor Chiaramonti (continuation de la galerie lapidaire précédente) et du Braccio Nuovo, s' ouvrant tout
< Cette riche collection attend encore un catalogue raisonné â la hauteur des connaissances archéologiques. Les catalogues datent : celui du Braccio Nuovo, de 1869; celui du musée Chiaramonti, de 1868; celui du musée Pio-ClemenUno, de 1870.
de suite à g. au delà de la grille.
Braocio Nnovo (bbas nodveac).
— Pie Vil fit construire en 1817, par l'architecte allemand Raphaël Siern, cette galerie splendide, qui a 68 met. 23 de longueur. Elle est décorée de colonnes en granit et en marbres précieux. — Le pavé, revêtu de beaux marbres, est embelli de 10 mosaïques antiques. — Bustes ; statues : les plus remarquables sont: l'Athlète ou Coureur (trouvé en 1849) : Démosthène ; Minerve Poliade ; Faune ; Mercure; groupe du Nil.
Corridor GmARiiiONTi. — Divisé en 50 compartiments. Nombreuse collection de bustes, de Statues, de bas-reliefs et de fragments antiques.
Musée Pio-Glementino.
Ce sontles papes Clément XIII, Clément XIY et Pie VI qui ont formé ce musée des collections de Jules II, LéonX, Clément Vil et Paul 111. Pie VI a construit les fondations de la salle des animaux, une partie de la galerie, le cabinet, la salle des 3Iuses, la salle ronde, la salie à croix grecque, le grand escalier et la salle de la fiigue. et les a enrichis de plus de 2,000 statues.
Vestibule carré. — Au milieu est le superbe torse en marbre blanc trouvé aux Thermes de Caracalla et qu'on appelle le Torse du Belvédère; il est sculpté par Apollonim, fils de
[fiOUTE 86} Nestor l'Athénien. On connaît l'admiration de Michel-Ange, qui se disait Téléve de ce torse.
— Prés de là, on voit aussi un des rares monuments du temps de la république : le tombeau de Soipion Barbatns, bisaïeul de Scipion l'Africain, qui fut consul l'an de Rome 456. On a fixé dans le mur plusieurs inscriptions provenant du tombeau de Scipion Barbatus : cor^
NEIIVS. LVCIVS. SGIPIO. BARBATVS.
GNAIVOD. PATRE. PROGKATVS. FOR- TIS. VIR. SAPIKNSQVE. QDOIVS. FOR- MA. VIRTUTBI. PARISVMÀ. FUIT.
CONSOL. CENSOR. ÂlDILIS.QVEI. FVIT.
APVD. vos. TÂVRAVSU. CISAVNIA.
SAMNIO. CEPIT. SVBI61T. OMNE.
LAVCANA. OBSIDESQV. ABDOVClT. On
a aussi retrouvé l'inscription de L. Cornel. Scipio, fils du précédent. — De ce vestibule, on passe dans le :
Vestibule rond. — Au milieu, beau bassin de marbre. — Du balcon on jouit d'une des plus belles vues de Bome ; c'est ce qui a fait donner le nom de Belvédère à cette partie du Vatican. — Suit la :
Chambre de Mbléagri. —Cette chambre tire son nom de la célèbre statue de Méléagre. Inscriptions; bas-reliefs. Célèbre escalier en spirale, de Bramante.
Cour du Belvédère. — Cette cour, de forme octogone , est entourée d'un portique soutenu par 16 colonnes de granit, et de 4 cabinets aux angles. — Cette partie centrale du Vatican renferme les chefs-d'œuvre de la
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sculpture. -> Le Torse, le Laocoon, l'Apollon du Belvédère.
1" Cabinet : Le Persée et les Deux pugiia leurs, de Canova.
2" Gaduiet : Mercure du Belvédère, trouvé sur TEsquilin sous Paul III.
5* Cabinet : Le Laoooon, prouvé en 1506 dans les ruines du palais de Titus; selon Pline, des trois sculpteurs rhodiens Agésander, Polydore et Athénodore. Le bras droit du père et ceux des enfants sont restaurés.
4* Cabinet : l'Apollon du Bolvédèro. trouvé au xvi* s., à Porto-d'Anzio. Cette célèbre statue fut achetée par le cardinal de b Rovère, depuis Jules II.
La main g. et l'avaot-bras dr.
mal restaurés. — Le Torse, le Laocoon, l'Apollon du Belvédère ont été à Paris au musée du Louvre.
Autour de la cour sont réunis de beaux sarcophages ; des stataes; des fragments antiques.
De la cour octogone, on passe dans la :
Salle des Animaux. — Pavé en mosaïques antiques. Animaux divers sculptés. — De cette salle on passe dans la :
Galerie des Statues. — Les
plus remarquables sont ; l'A-
poUoB Saorootbone ; — le Md-
nandra ; — la Qléopfttr«.
Salle des Bustes. ~ Cabinet
DES HaSQUES.
Chambre des Muses. — Salle octogone soutenue par 16 colonnes de marbre. Statues des Muses trouvées à Tivoli (1774).
Sophocle, Euripide, Démosthé< ne, Eschine, Zenon, etc.
Salle ronde. -- Au milieu, vaste bassin en porphyre rouge.
Bustes; statues colossales. — De là on passe dans une salle également magnifique, la :
Chambre a croix grecque. — Pavé orné de mosaïques anti* ques ; la plus grande trouvée prés de Tusculum.— 2 précieux sarcophages en porphyre, de l'impératrice Ste Hélène, trouvé à Tor Pignattara (hors de la Porta Maggiore) et de Ste Con-»
stance, fllle de Constantin; — « Vénus, de Praxitèle. — CUo. — Auguste, etc.
En sortant de cette salle, on arrive à l'escalier prinoipal du musée, décoré de nombreuses colonnes antiques. Cet escalier est à triple rampe : une descen* dant à la Bibliothèque ; deux montant à la Galerie des Candélabres, à la Chambre de la Bi- GDE, et au Musée étrusque.
Chambre de la Bicue. — Au milieu de cette chambre, de forme ronde, est un char anti* que (biga) de marbre. Sarco* phages avec bas-reliefs (courses du cirque). — - Diverses statues.
Discobole, d'après celui de Miron. de la villa Adriana.
Galerie des Candélabres. — Longue galerie parallèle à celle du corridor Chiaramonli. — A celte galerie font suite celles des Tapisseries {V. p. 204) et des Cartes géographiques peintes à fresque en 1581.
Musée éffyptien.— Commencé par Pie VII ; ouvert par Gré-
goire XVI. Il occupe plusieurs chambres.
Musée étmsqtie ffréfforlen. —
Ce musée, terminé en 1857, se compose de monuments découverts depuis l'année 1828, dans les nécropoles de l'Étrurie, et provenant principalement des fouilles de Vulci. C'est le sanctuaire le plus précieux pour l'étude de l'archéologie italique.
Bibltotlièqoe du Vatican.
(L'entrée est par la galerie Lapidaire, corridor Chiaramonti. — La bibliothèque est ouverte pour l'étude tous les jours, de 9 h. à raidi.) — La bibliothèque renferme 23,577 manuscrits et 30,000 imprimés seulement. Le catalogue ne se communique pas. Il y a d'innombrables jours de clôture et de vacances.
Musée sacré. — Objets appartenant aux riches chrétiens pri^ mitifs; peintures en détrempe, etc.
Cabinet des i»ai»trus. — Peintures à fresque par Mengs. Autour de ce cabinet sont des papyrus contenant des actes des X', XI* et XII' s.
Sallk des peintures byzantines on ITALIENNES PRiifiTivES {Murgaritone, Cimabue, Giotto, Masaccio, frà Angelico). — De là, on entre à dr. dans la :
Chambre des noces aldobbax- DiNEs. — VoiUe décorée de fresques de Guido Reni. On y remarque la célèbre peinture des Noces aldobrandines, crépi, peint i fresque,, découvert en
ROME. [route 86]
1606. Jusqu'à la découverte des
ruines de Pompéi, cette peinture était regardée comme le monument le plus précieux de la peinture antique ; elle fut acquise du cardinal Aldobrandini par Pie VII, au prix de 10,000 scudi. — On a aussi placé dans cette salle des peintures dé> couvertes en 1850 et relatives à l'histoire d'Ulysse. — Dans une dernière salle est le :
Cabinet des médailles.
appartement de borgia, — Alexandre VI le fit construire et l'habita. Les trois premières salles contiennent les livres imprimés. Elles sont décorées :.
La l'*,de peintureset de stucs de Jean d'Udine et de Piétina del Yaga; la 2* et la 3«, de fresques de Pitiluricchio, — Dans la 4* chambre est placée la collection de gravures sur cuivre formée par Pie VII.
Jardins du Vatican. — Un de ces jardins, situé dans le quadrilatère formé par les bâtiments du musée et la bibliothèque, est connu sous le nom de jardin délia Pigna , à cause d'une énorme pomme de pin en bronze antique. — On passe de là dans le Jardin pontifical.
On y voit la célèbre et élégante :
Villa pia (Casino del Papa),— création de Pirro Ligorio, la plus originale peut-être de l'architecture moderne, construite j)Our Pie IV.
Manufacture de mosaïques : au fond de la cour San Damaso, dans l'angle à g. Visible avant midi, avec des billefs.