VILLA ADRIANA
Il n'est plus nécessaire de se munir d'une permission pour la visiter. Cependant une portion de la villa appartient à des propriétaires qui n'admettent pas les étrangers. — On y voit les ruines des diverses constructions qu'avait fait élever l'empereur Adrien, à l'imitatioù des monuments les plus célèbres qu'il avait admirés dans ses voyages. Des fouilles sérieuses viennent d'y être entreprises (1871) sous la direction de M. Itosa.
TivoU (Tibur, — 7,000 h,, lieu
tiVOLt.
de délices des Uomains. Outre les beautés naturelles de son site, Tivoli attire la curiosité par ses restes antiques :
Temple de la Siutlu, — monument célèbre ; temple circulaire, péristyle placé au bord d'un gouffre creusé par l'Anio.
GllOTTE DES SlRÈJTES, — gOUffrC
qui engloutit l'Ânio et le rejette dans la vallée en bouillonnant à travers les rochers. — Pour obvier aux éboulements, on a ouvert un nouvel émissaire aux eaux de l'Anio en creusant un tunnel dans le mont Gatillo. A l'issue de ce canal, elles se précipitent dans la vallée en formant une cascade.
Gaftcatelles. — Les eaux de l'Anio, détournées pour Tusage de quelques fabriques, viennent se précipiter dans le fond de la vallée en formant plusieurs chutes. Trois de ces cascatelles sortent de la Villa de 3ISCÈNE et tombent d'une hauteur de près deiOO pieds. — Les ruines de la villa de Mécène, où l'on voit encore des voûtes d'une grande hardiesse, seraient, suivant Nibby, celles d'un temple d'Hercule.
A l'entrée de Tivoli, du côté de Rome, est la :
Villa d'Esté, — construite par le cardinal Hippolyte d'Esté II (1519), sur les dessins de Pirro Ligorio.
Cette villa appartient au duc deModéne. « Le goût, dit Valéry, y a été sacrifié à de bizarres inventions. Le petit simulacre de Rome en mastic et ses no-
bles monuments en miniature sont tout à fait ridicules. » Mais) on a, des terrasses, une belle vue sur la campagne de Rome.
Quelques amateurs des souvenirs de l'antiquité classique aimeront à aller visiter le site où l'on pense qu'était la Maison DE LA Sabine, du poète Horace.
On remonte (20kil.) l'Anio jusqu'à Vicovaro ; de là on sç dirige au N. sur le village moder* ne de Boeca Giovane, et l'on continue à s'élever jusqu'à une colline nommée Colle del Pae^ tello. C'est là qu'on croit retrouver l'emplacement de la ferme d'Horace, au pied du mont del Corgnaletto, qui serait le Lucretilis.
Subiaco — (44 mil. de Rome).
Petite ville de la Sabine, de prés de 6,000 h. (assez bonnes auberges), dans une situation très-pittoresque sur les pentes du mont Cavo (de Tivoli, voiture publique tous les jours). Subiaco tire son nom (sub Iacum)des lacs artificiels d'une villa de INéron dont il subsiste des restes.
Couvent de Ste-Scholastique, intéressant pour son architecture gothique des xi* et xin» s.
De Frascati à Palestrina, à pied en 4 h. environ.
De Rome à Palestrina, voitu* rier partant trois fois par se maiue de l'auberge des Troie' Rois, prés l'église St*Marc.
Palestrina, — (le frigidum Prœneste d'Horace; 24 mil. de Rome), 5,000 h. On y va directement par la via Labicana, en sortant de Rome par la porta
ENVIRON^ DB ROHB.
Maggiore. C'est une des plus anciennes villes grecques de l'Italie. On y voit des restes de
MORS PÉLASGIQUB8. — PaLAIS BaH- BERINI (XV* S.).
Lao de Bracoiano,— (env. 28 kil. de Rome. — Voitures tous les deux jours, de la locanda del Sole, place du Panthéon, pour 8 pauls). Il occupe le fond d'un cratère et a 53 kil. de tour et 300 met. de profondeur.
De la porte Saint-Paul (de Rome) partent les voies qui mènent à Ostia et aux villes de la côte du Latium, à Laurenlum, à Lavinium, à Ârdea..., noms poétiques et rendus à jamais célèbres par la muse de Virgile.
— Une autre route (via Ostiense), dans la direction du cours du Tibre, conduit à Oslia.
Il faut éviter de faire cette course pendant les grandes chaleurs de l'été, à cause de la mal' aria et des cousins.
On sort par la porte San Paolo ; on voit à dr. la pyramide de Caïus Sestius. Bientôt on passe sous le chemin de fer de Cività Vecchia. Un peu plus loin, on voit à dr. la basilique de St- Paul. La route qui côtoie le Tibre .et s'en éloigne tour à tour est monotone et sans caractère.
Environ 7 milles avant d'arriver à Ostia, on passe devant la ferme de Halafede (pour éviter ce nom de mauvais augure, Tauberge a pris pour enseigne la Buona fede). Parvenu à un pla-
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teau plus élevé, on découvre la vue d'Ostie jusqu'à la mer.
Ostia, — 16 milles de Rome (auberge) (nom qui signifie embouchure). Une cinquantaine d'habitants occupent ce village et le désertent en partie pendant l'été à cause de la mal' aria. La citadelle sert de prison ' aux galériens qui travaillent aux ; fouilles de T antique Ostia, dont l'emplacement commence à un demi-mille du village. Les fouilles y ont fait découvrir des objets d'art précieux et y ont mis à découvert des places, dés thermes, des temples, des rues et des maisons particulières...
C'est déjà comme un avant-goûl des ruines de Pompéi. — A 2 mil. du village d'Ostia, on va visiter :
Castel Fusano, — château bail au XVII* s., situé au milieu d'une belle forêt de pins qui s'étend sur le bord de la mer.
Quelques curieux vont visiter, à 23 kil. de Rome, remplacement de la ville dH Ardea, qui a des restes de murailles antiques.
Porto dCAnxio (Antium) (35 kil.
de Rome; dans la belle saison, diligence partant tous les ma' tins). — Petite ville fréquentée pendant la saison des bains. La villa du prince Borghése occupe l'acropolis.
Nettutw (2 mil. de Porto d'Anzio).
Astura (7 mil. de Nettuno, par une route intéressante au bord de la mer. C'est de là que s'en> barqua Cicéron peu de temp»
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avant sa mort. — On peut s'y embarquer pour aller visiter le Monte Circeo, rocher isolé à Teïtrémité des marais Pontins. Le souvenir de la célèbre Circé s'est conservé dans la Grotia délia Maga.