ROUTE 88 OE ROME A NAPLES
PAR LES VIRAIS PO^VTIXS.
De Rome à Veîletri^ en chemin de fer. 42 kil. — Tr.jjcl en 1 h. 9 min. — Prix (trains ordinaires) : 4 Tr. 01 c.-, ô fr. ÎS c; î fr, 50 c. — La diligence de Terracine part de lu station de Velielri.
Posles.
De Yelletri à Gisterna. . . 1 Terre de' Tre ponti. . . 1 1/2
Ik)cca di Fiume 1
«esa .1
l'ontc Moggiore 1
Terracine 1
Fond! (royaume de Na-
ples) . 1 i/2
(Un 3* cheval, sans réciprocité.)
A NAPLES. SfiV
Itri . , 1
Mola di GaeU
(Un 3» cheval de Mola Itri.) Garigliano 1
(Un 3' cheval, sans ré^ ciprocité.) Santa Agatadi Sessa. . . 1
(Un 3» cheval, sans réciprocité.) Sparanisî (on peut pren.
dre le chemin de fer
pour Naples) i
Gapoue. . v 1
Aversa i
iNapiks.. . , 11/2
Les routes entre Rome et Na« pies sont bonnes; celle par Terracine est une des meilleures de l'Italie, Pendant une partie du trajet, on suit la via Appia.
Pour la description de la première partie de la route jusqu'à VelletH, V. R. 87.
Reprenant, à partir de Yelletri, la route de poste, on a^ en approchant de Gisterna, une belle vue sur les marais Pontins, la mer à l'horizon et le monte Girceo (F. p. 225, 228).
Cisierna, — 1,593 h. Auberge : la Po,s/e.— Localité exposée à la mal'aria. Les vastes lorôts de chênes du voisinage ont été souvent un lieu de repaire pour les brigands. Cette route était déjà mal famée dans l'antiquité (Juvénal, Sat., 111).
Torre de' î'rei^on^i.— C'est ici que commencent les
Marais Pontins. -- Ils s'étendent depuis ici jusqu'à Terra-
cine, entre uii appendice des Apennins et une ligne de dunes boisées qui les sépare de la mer, depuis Astura (oùCicéron avait une villa) jusqu'au mont Circeo et Terracine. Ils ont 8 lieues de longueur et 5 dans leur plus grande largeur, et une superficie de 18,8^6 hectares. La pente, presque nulle, a contribué à l'extension des marais, alimentés par les cours d'eau descendant des montagnes à l'E. D'un autre côté, les dunes de sable du côté de la mer forment un obstacle à l'écoulement. Les eaux stagnantes s'élèvent à 2 mètres dans les parties basses, d'octobre au printemps; elles entretiennent la maVaria^ qui Tait de cette contrée une sorte de désert, abandonné aux troupeaux de buffles. A une certaine époque, elle aurait été très-peuplée. On suppose qu'Appius Claudius fit construire la voie Appia sur ces marais; 130 ans après lui, le consul Corn. Cethegus y fit des travaux ; César et Auguste en tirent également. Pie VI rétablit en partie la voie Appienne, abandonnée en 1580, et restaura, sous le nom de canal Pie, le canal d'Auguste, sur lequel s'embarqua Horace (Sat., I, v).
Malgré des travaux répétés, l'air n'a rien perdu de son insalubrité. Des ponts sont jetés sur ces canaux, navigables pour des bateaux portant 11 à 12 tonneaux.
Entre Treponti et Bocca di Viuvie, on trouve Foro Appio,