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AUX PRINCIPAUX MONUMENTS

DE NAPLES

Ce qui mérite avant tout les visites assidues des voyageurs, c'est le musée et ses riches collections. Mais leurs premiers pas se dirigeront sans doute vers lès quais, vers la promenade de la Villa Reale (aigourd'hui Nazionale), pour Jouir de la vue du golfe. On suivra les contours du littoral, par les quais Vittoria,Ohiatamone, Santa Lucia ; on remontera à la place Largo del Palazzo, où vient aboutir la rue de Tolède, la rue principale de Naples, qui a prés de Skil. de long. De cette place, passant devant le théâtre S. Carlo, on peut, par la place del Castello et la rue del Molo, descendre au Môle et aux quais de la Marine.

Pour aller au Music national, il faut remonter toute la rue de Tolède, et, suivant toujours la même direction au N., traverser la place del Mercatello, et on ne tarde pas à y arriver. — De là on peut continuer à remonter, au N., par la rue Neuve di Capodimonte, et se diriger un peu à g. vers l'hôpital S. Gennaro de' Poveri et visiter les catacombes.— Suivant toujours la même direction et la rue Neuve di Capodimonte, on peut aller visiter le palais Reale di Capodimonte. ~ Quant aux églises les plus intéressantes (excepté S. Martine), elles sont toutes à dr. ou à l'E. delà rue

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de ïolêdo. Si Ton part de la place del Castello et de la rue du Môle, on prend à g. la rue Médina et l'on voit l'église de rincoronata ; à l'extrémité de la rue Médina, aller, à dr., visiter Santa Maria la Nuova ; puis (inclinant à g.), l'église di Monte Oliveto, dans la rue du même nom. Gagner la rue Saata Trinité (voir Gesù Nuovo et Santa Chiara et plus loin : S. Domenico). A peu de distance de S; Domenico, voir l'église Santa Maria délia Pietà dei Sangri; puis, un peu plus aii N. (rue del Tribunali), les églises S. Paolo Maggiore, S. Lorenzo, S. Filippo Neri. et, non loin, la cathédrale»

Au N. de la cathédrale : Santl Apostoli. Au N. de cette def^ nière église, celle de S. Gib»

vànni a Carbonara. Deux églises restent en dehors de ce plan d'itinéraire : celle de Santa Maria del Carminé à l'extrémité du quai, vers la station du che-* min de fer, et celle de î>. Sever rino e Sosio , au centre de la ville, à une certaine distance, ^ l'E. de S. Domenico. Quant à l'é* glise S. Martino, au fort S. El* me, elle doit être l'objet d'une course spéciale. — Il en est de même des visites à faire 1 1" aii cimetière (Campo Sanlo Nuovo) auquel on se rend en sortant par la route de Capôue et suivant la porte neuve de Poggi*- Reale; 2» au couvent des Ca-* raaldules ; à la grotte du t>ausilippe; ces dernières courses rentrent dans les excursions aux environs de Naples. . . ' :

Topographie.

NAPLES. [route 89]

Quais. — Le quai de Ciiuja

Le sol de Naples est entièrement volcanique. Les collines au-dessus de Naples sont des restes de cratères, comme le prouvent leurs formés et les matières qui les composent ; différentes d'ailleurs de celles du Vésuve.

« La ville, proprement dite, a environ 4 kil. d'étendue du N.

auS.,2kil. del'E. àl'O., et environ 12 kil. de périmètre ; mais sa circonférence s'étendrait jusqu'à 24 kil. si l'on y comprenait les faubourgs. »

En général, les rues de Naples sont étroites.— Elles ont différents noms : on donne celui de strada aux principales et aux plus larges (le nom de via est employé pour quelques-unes) ; le nom de vico aux rues de traverse, et de vicoletto aux plus étroites; celui de sotto-portico quand le vico passe sous les arcades. (Ce genre de construction, jeté en travers d'une petite rue, interceptant l'air et la vue, est très-fréquent à Naples.) — Les rampes prennent le nom de salita quand elles mènent hors de la ville, et de calata quand elles conduisent à la ville vieille. On les désigne sous le nom de gradoni ou de rampes quand elles ont des escaliers.

Desoriptlon.

Naples (448,503 hab.) n'a pas d'édifices publics d'une beauté en rapport avec son étendue et son opulence.

(PI. B. C. VI) {riviera di Chiaja), dont fait partie la villa Reale (aujourd'hui Nationale) (PI. B.

G. VI), est la promenade favorite des Napolitains. Cette promenade, plantée d'arbres, s'étend le long du rivage; elle est célèbre par l'admirable vue qu'elle offre sur la mer et le golfe. Établie en 1780, elle fut augmentée du double en 1807, et reçut encore une dernière augmentation en 1834. On y a élevé, en 1861, une statue à l'illustre Vico.— Un temple circulaire renferme un ridicule buste du Tasse. — En avançant vers le S., on trouve les quais

DE ViTTORIA, de CUIATAMONE, et

celui de Santa LociA, situé entre les hauteurs de Pixzo Falcona et l'arsenal ; c'est là que son t les marchands d'huîtres, de frutti di mare, etc. La ligne des quais est interrompue par les constructions de l'arsenal de la marine, par la darse, le port militaire et le Castel Nuovo. — • Au delà du Môle, elle recom^ mence à la strada dbl piliero, quai longeant le port marchand ; elle se continue ainsi par la Maiunella jusqu'au pont de la Madeleine, au delà duquel commence la route de Portici.

Ports. — Il y en a trois : le port marchand (porto), compris entre le môle proprement dit et le petit môle, où est la députaiione di Salute; il s'étend devant le quai désigné sous le nom de strada di Piliero. — Le PORT MILITAIRE, commcDCé en

[boute 89] NAPLES.

1826, est compris entre le môle et une jetée, et il s*étend devant le Castel Nuovo. Ces ports, de petite dimension, sont insuffisants. On a le projet d'en former un bien plus étendu au moyen d'une jetée dont le roi Victor-Emmanuel a jeté les fondements en 1862. — Ce qu'on appelle le petit port (porto piccoLO) n'est qu'un petit bassin intérieur, en arrière du petit môle ; c'est un reste du port dé la ville antique de Palasopolis.

Le MÔLE (molo) ^ (PI. E.V.) est la large jetée qui fait face à la rue du Môle (strada del Molo), partant de l'extrémité de la place del Castello. Cette jetée sert de lieu de promenade.

Établissements militaires. ~ Casteï, peu' Ovo, — (PI. D. VI) ainsi nommé de sa forme ovale ; sur une presqu'île communiquant par un powt d'environ SÎO met. au quai situé au pied (Ju promontoire de Pizïofalcone. Lucullus avait ici une villa.

Ce château et sa presqu'île forment un des traits caractéristiques du rivage de Naples.

Castel Ndovo. — On a démoli une partie de ce château en 1862, Castel Sant* Elmo — (château Saint-Etme. — PI. C. IV). Sur le haut d'une colline qui domine Naples ; forme, bien plus que le château de l'CEuf, un des traits saillants dé l'aspect de Naples.

Il jouit d'une admirable vue.

Places. — Les places (larghi) sont irréguliêres et sans belles décorations. Le nom de largo est le nom général ; larghetto

"TALIE mAll.iNT4

est l'équivalent de piaz^et'a.

Les principales places sont .-

Lakgo del Castellq. — (PL D. V.) Cette place tire son nom du Château-Neuf, qui s'élève non loin de là. On la désigne aujourd'hui sous le nom de place DEL MuNiciPio. On l'a récemment embellie d'un jardin.

Largo del Palazzo — (aujourd'hui Place du Plébiscite. — PI, D. V), située près du Palais du Roi ; décorée d'un portique demi-circulaire et ornée des statues en bronze de Charles III et de Ferdinand I".

Largo del Mercatello — (PI.

D. III), parce qu'on y lient un marché de légumes tous les mercredis. Elle était jadis désignée sous le nom de largo dello Spiritû Santo. Elle est située à l'extrémité N. de la rue de Tolède.

Place Cavoor— (PI. D. III), naguère LARGO DELLE PiGNE, grande place entre le musée et la porte S. Gennaro. On y a récemment établi un jardin.

éflises, -> On en compte 257, 57 chapelles dites Serotinet où se réunissent le soir les ouvriers, et 182 chapelles appartenant à des confréries. Les églises sont, en général, peu remarquables par leur architecture.

Cathédrale (Pl.l) —Saint- Janvier {San Gennaro), rue Arcivescovado. — Unp des plus belles et des plus vastes de Naples, bâtie sur l'emplacement de deux temples d'Apollon et de Neptune. Reconstruite au xv» s.

iM

L'intérieur a élé restauré à partir de 1857. Les 12 Apôtres, peints au-dessus des arcs des nefs, sont de Luca Giordano ou de ses élèves. Saint Cyrille et saint Jean Chrysostome sont du Solimène.

Au-dessus de la porte principale, tombeaux de Charles 1" d'Anjou ; de Charles Martel, roi de Hongrie, et de Clémence, sa femme, érigés en 1599. — Les fonts baptismaux sont formés d'un vase antique de basalte d'Egypte. — 2* chapelle de la petite nef à g., Incrédulité de saint Thomas, par Marco de Sienne; bas-relief de la Mise au tombeau, par Giovanni Merliano da Nola. — Chapelle à g., avant le transsept, Assomption attribuée à Pérugin. — Prés de la sacristie, tombeau d'Innocent III ; simple pierre tombale du roi André, tué à l'âge de 19 ans (1345), à Averse, du consentement de son épouse, Jeanne l'V L'inscription porte :

« Joannœ uxoris dolo et laqueo necato. » -— Le tombeau d'innocent IV, par P. degli Stefani (1318).— Chapelle des Minutoli, architecture du xiii* s., dessi née par Masuccio /". Peintures (détériorées) de la Passion, par Tommaso degli Stefani, contemporain de Ciraabue. — Sous la tribune du maltre-autel, Con fession de saint Janvier, petite église souterraine tout incrustée de marbres sculptés. — Deux grandes chapelles ou églises, annexées à la cathédrale, s'ouvrent dans les nefs latérales : à

NAPLËS. [route 89j

g., celle de la Santa Rettituia ;

à dr., le Trésor de saint Janviei\ La Basilique, Santa Restituta — (ancienne cathédrale de Naples). Plafond peint par Gior^ dano. Derrière le maftre-autel.

Madone sur le trône avec saint Michel et Santa Restituta, de Silvestro de' Buoni (an 1500), peinture intéressante pour l'histoire de l'art.— A dr. du chœur, chapelle de San Giovanni in Fonte, ancien baptistère du vi« s., avec des mosaïques qui paraissent avoir été remaniées au XIII* s. — Vis-à-vis de la chapelle de Santa Restituta est la :

Chapelle db Saint-Janvier, dite il Tesauro (le trésor). Le principal objet d'intérêt, ce sont les peintures exécutées par les artistes les plus célèbres, et qui furent l'occasion de tant de rivalités. — A dr., saint Janvier sortant de \a fournaise, peinture i^emarquable, par VEspagnolet. — Le Dominiquin a peint à l'huile, sur planches de cuivre argenté : 1» Résurrection d'un jeune homme; 2* Décapitation du saint (altéré) ; 5* Guérison de malades par l'huile de In lampe de son tombeau ; 4* Guérison d'un possédé, peinture commencée par Dominiquin, laissée inachevée à sa mort, et terminée par Stanzioni ou VEs pagnolet). Ces peintures ont été restaurées en 1840. Les fresques des voûtes et des lunettes sont aussi de lui. — A la coupole, la Gloire des bienheureux est de Lanfranc. — La sacristie contient encore d'autres peintures

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oommencées par le Dominvquin et terminées par Ribera, et des objets précieux en or et en argent. C'est dans cette chapelle que s'opère, le 1" samedi de mai, ie 19 septembre et le 16 décembre, le fameux miracle de la liquéfaction du sang de saint Janvier.

Sant* Ahgelo à NiLo -^ (strada Nilo. — PI. 3) : tombeau du cardinal Brancaccio (1427),parI>onatoi/o et Michelozto. Au maitre-autel, Saint Michel de Marco da Siena, et dans la sacristie, Saint Michel et saint André, par Tommaso degli Stefani, le fondateur de l'école napolitaine.

L*Annukiuta — (strada dell' Annunziata. — PI. 4). — Reconstruite par Vanvitelli, de 1760 à 17S3. — Sacristie : fresques de Corenzio. — Tombeau de ia reine Jeanne II.

Saht' Antonio (Aiutk 1374) — près de l'albergo dei Poveri. — PI. Et. II).— Triptyque de Colantonio del Fiore (1371), représentant ce saint avec des anges et d'autres saints.

Sahti 'Apostoli — (largo Santi Apostoli. — PI. <>), rebâtie au XVII* s. Au-dessus de la porte d'entrée , piscine probatique, vaste fresque de Lanfranc. Du naênne : fresques de la voûte, de la nef et du chœur, les pendentifs de la coupole. Celle-ci est peinte par Giambattùta Bena»chit élève de Lanfranc. Les lunettes de la nef, par Solimène, — Transsept : Annonciation, ISalivité, Naissance de la Vierge, Présifentation au temple, par |

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Giordano. •— Dans le transsept de g. : Groupes d'anges et d'en^ fants, gracieux bas-relief du Fiammingo (Fr. Duquesnoy}, Mosaïques d'après des peintures du Guide.

AscENsiONE — (quartier de Chiaja). Sainte Anne et saint Michel, par Giordano.

Santa Briqida. — Fresques et tombeau, de Luca Giordano.

Santa Chiaba — (strada Trinité. — PI. 7), commencée en 1310, achevée avec des modifications par Mamccio IL Elle n'a pas d'ailes, et présente plutôt l'aspect d'une salle que d'une église. Elle était décorée de peintures de Giotto qui ont disparu sous le badigeon et le stuc en 1732. Le principal intérêt de l'église consiste dans ses tombes royales. Plusieurs sont des monuments . importants pour l'histoire de la sculpture.

Derrière le mailre-autel, beau monument du roi Robert, par Mcuuccio II, en 1350, ainsi que 5 autres monuments de membres de la maison d'Anjou. A g., beau tombeau du duc Charles de Calabre, f en 1328, par le môme. A côté, tombeau de Jeanne I", t en 1228. — A g. du maitre-autel, celui de sa sœur Marie (épouse de Charles d'Anjou, duc de Duras, étranglé en 1347) ; puis celui de leurs enfants. — 8* chapelle à g., sarcophage antique. — Réfectoire, fresque curieuse de l'époque de Giotto. — Chaire du xni* s.

San Domknico — (largo S. Donienico. — PI. 9), église du .vin*

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s., altérée au xvii*, restaurée en 1860. Nombreuses peintures murales. — 7* chapelle à dr., diverses peintures, tombeaux de F. Carafa et du comte de Bucchiano et son épouse, par Agnello del Fiore. — Chapelle Saint-Thomas : tombeaux de la famille d'Aquino. — Sacristie :

fresques du plafond, par Solimène; tombeaux des princes dArafion. Tombe du célèbre marquis de Pescaire. On voit aussi les tombeaux de Zingarelli, du poète Marini ; une copie, par Giordano, d'une Annonciation de Titien.

SanPilippo Neri ou Gerolomini — (rue dei Tribunali. — PI. 10), une des belles églises de Naples. Au-dessus de la porte, ft-esque théâtrale de Giordano; Jésus chassant les marchands du Temple. Un simple marbre, Â terre, marque le tombeau de Vico. — Chapelle à g. du chœur, coupole et voûte peintes à fresque par Solimène. — Sacristie :

peintures du Tintoret, du Guide, du Dominiquin, de Palma Vecchio, de Mignard.

Sak Francesco bi Paola — (largo di Palazzo. — PI. 11). L'église Saint-François de Paule est presque aussi vaste que le Panthéon de Rome, dont elle est une imitation ambitieuse.

San Gaetano. — V. S. Paolo Maggiore.

Gesd Noovo ou Trinita Maaoio- RE — (largo Trinité Maggiore. — PI. 12). — Sa coupole, avec la Gloire du Paradis, peinte par Lan franc, lut détruite par le

tremblement de terre de 1688.

Il n'en reste que les quatre Évangélistes des pendentifs. — H faut aller voir dans cette église, richement décorée à l'intérieur, la fresque d'Héliodore chassé du Temple, par Solimène, vaste composition théâtrale. — A dr., 2* chapelle :

fresques par Solimène, âgé de 18 ans. — Transsept de g. : chapelle de Saint-Ignace, statues de Jéréraie et David, par Fanzaga. Saint-Ignace, peint par VImparato ; les fresques en haut, par VE»pagnolet.

San Giovanni a Carbonara — (rue Garbonara.-— PI. 14). Tombeau de Ladislas, oeuvre capitale Ùl Andréa Ciccione (1414).

Du même : tombeau de Garaceiolo, assassiné (1439) avec le consentement de la reine Jeanne II, dont il avait été Taroant.

— Sacristie : 15 tableaux par Vasari.

L'Incoronata — rue Médina — PI. 18), célèbre par les peintures à fresque attribuées à Giotto.

San Lorenzo Maggiore — (place donnant sur la rue dei Tribunali — PI. 19), renferme 5 tombeaux de la maison de Duras (2* branche de la maison d'Anjou), statues et bas-reliefs de Giov. Merliano de Nola, au tombeau de Charles de Duras, à qui le roi de Hongrie fit trancher ta tète en 1347. Tombeau de Gathc rine d'Autriche (f 1323); ils sont tous- les deux l'ouvrage de Masuccio II. Prés de ce dernier, celui de Robert d'Artois et de son épouse, eanne de Duras,

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isarts du poison le même jour, en 1387. >- Tableaux : Ant. 5olariu {le Zingaro), Saint François donnant sa règle ;— 7* cha- |telle à dr. : Saint Louis d'Anjou, évèque de Toulouse, couronnant son frère Robert, peinlare attribuée à Simon Memmi.

-~ On remarquera la salle du réfeetoire.

Sakta Maria degli Angeli — (largo Pizzofalcone— PI.* D. V). La coupole de cette église, située sur les hauteurs de Pizzotalcone, se voit de beaucoup de points de Naples.

Saj<ta Maria del Carminé — (place del Mercato ~ PI. SO).

Tombeau de Gonradin, décapité ea 1268; sa statue, par Thorwaldsen, Masaniello est aussi eoterré ici.

Samta Maria Bonka Regina »

(prés et au N. de la cathédrale).

Tombeau de la reine Marie de Hongrie, par Masuccio II. Multiplication des pains et Noces de Cana, par Giordano.

Sauta Masïa la Noova — (place du même nom — PI. 22) . — Couverte de peintures par Santafede, Gorenzio, Marco de Sienne, aiamioni^ etc.

Santa Mahia délia Puta bei Sancri — dite aussi San Severo (calate San Severo — PL 24). On y voit, outre les tombeaux de la famille di Sangro, des princes de San Severo, des statues allé- ^'oriques de l'école du Bernin ; une de Francesco Queirolli (1704-1762), représentant le Vice convaincu, figuré dans un filet <iont il cherche à se débarras-

ser ; une autre, celle de la Pudeur, par Ant. Corradini (mori en 1752). Dans une chapelle basse, autre statue : le corps mort du Sauveur, enveloppé d'un linceul adhérent par la sueur de la mort. Ce dernier effort de patience, trés-vanté en son temps, est de Gius. Sam^ martino, élève de Fanzaga (xvii* s.).

San Martino ~ Gertosa) (au haut de la colline de Sant'Elmo

— PI. C. IV). — Montée rapide ; une partie se fait par des escaliers, environ une demi-heure.

— (On peut y monter en voiture par la rue Saivator Bosa, ou à âne, par le Petrajo; on trouve les montures à la place San Carlo aile Mortelle. — Prix : ^ cent.) Fresques de la voûte et les 12 apôtres par Lanfranc; Déposition de croix, par Stan-zioni, peinture que Rlbera gâta par un lavage corrosif; Moïse et Élie, par Ribera. Du même, dans les lunettes des chapelles, les 12 Prophètes.— Chœur : fresque de la voûte, par le cavaL d'Arpino; Adoration des bergers, charmante composition de Guido Reni; sur les côtés du chœur, à g. : Ribera, la Cène; Carracciolo , Lavement des pieds ; à dr. : Stanzioni, Préparation à la Cène ; Institution de l'eucharistie , par les deux fils de Paul Véronèse. — Chapelles :

— 2« à dr. : tableau de l'autel, de Stanzioni, et les fresques de la voûte, de Coranzio. —3* Carlo Maratta, âgé de 85 ans, Bapt.

de J.-C. — Les fresques de la

voiUe de Stanzioni. Sur lé côté opposé, 1" chapelle : fresque de la voûte, par Corenzio. — 3% dédiée à St Bruno, exécutée en entier par Stanzioni. — 4* Caracciolo, Assomption. ^ Sacristie :

voûte par le cav. d'Arpino; Stanzioni, Ecce Homo ; Michel- Ange de Caravage, la Renonciation de St Pierre; Crucifiement, un des plus beaux ouvrages du chevalier d'Arpin. — Trésor : Déposition de croix, œuvre capitale de Ribera; peintures de Giordano. — Salle du chapitre : Flagellation, par Luca Cambiaso. — Annexion récente du Mdséb Bongui (curiosités).

Monte Oliveto — (place du même nom — PI. 25). Sculptures de Merliano et de Santa Grâce f à dr. et à g. de la grande porte.— !'• chapelle, à dr., basreliefs de Benedetto da Majano.

—2* chapelle, à g.. Nativité, basrelief par Ant. Rossellino. Ascension, triptyque par Silvesiro de' Buoni. — Chapelle du St- Sépulcre, groupe curieux en terre cuite ; figures de grandeur naturelle.

San Paolo Magoiore — (ruedei Tribunali— Pi. 26) désignée vulgairement sous l'invocation de San Gaétan.— Fresques de la voûte de la grande nef, par Stanzioni; du chœur et du transsept, par Corenzio. — Chapelle souterraine : fresque de Soliméne. — Sacristie : Conversion de St Paul et Chute de Simon le Magicien, grandes fresques de Soliméne.

S. PiETHo a Majella — (ruc du même nom — PI. 28). Peinture

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de la voûte, bon ouvrage du Calabrese.

S. Sevebino b Stfeio — (largo San Marcello — PI. 30). Fresques du chœur (fastes de l'ordre des Bénédictins) et du transsept, par Corenzio qui y est enterré.

1" et 3* chapelles et dernière, à dr., peintures de Marco de Sienne. Tombeau des frères Sanseverini, empoisonnés par leur oncle en 1516, ouvrage de Merliano. Peintures de Corenzio, Criscuolo, Girol. Imper ato, etc.

■— Couvent : cloître ionique par Ciccixine, et une vingtaine de fresques par le Zingaro, relatives à la vie de St Benoit. — Platane antérieur, dit-on, au V s. -— Au réfectoire : peinture de la Multiplication des pains (H7 figures), exécutée en 40 jours par Corenzio.

On peut encore visiter les églises suivantes : S. Agnello Maggiore; — S. Giovakm degli Spagndoli; — S. Giovanni evakgelista; •— Santa Maria delle Grazie ; — Santa Maria del Par- TO ; - Santa Maria della Sanitâ ;

— Monte della Misericordia ; — PiETÀ de' Turchini ; — s. Pietro AD Aram ; — s. Pietro Martirb ;

— Santa Tbresa.

MUSEO BORBONIOO AUJOURD'HUI NAZIONALC

Le MusM Nasionale(Pl. DIII) est ouvert tous les jours (excepté le lundi), de 9 h. du matin à 3 h. On paye 1 fr. par personne.

Entrée libre les jeudis et dimanches. — (Sous l'ancien gou'

NAPLES

vernenient,il fiillait donner une rétribution au custode de chacune deA divisions du musée.

Depuis le nouveau régime politique , des affiches défendent de rien donner aux divers gardiens du musée.)— H s'est enrichi de plus de 60,000 objets, sans compter ceux provenant de Pompéi.

N, B. — On a procédé dans ces derniers temps à un nouvel arrangement des collections du musée. Quelques catalogues seulement ont été publiés.

Le musée se compose aujourd'hui des sections suivantes :

.4tt rez-de-chaussée se trouvent : Les peintures murales; fresques et mosaïques antiques.

—Les ouvrages antiques en marbre. — Les antiquités égyptiennes et osques. -^ Les statues en bronze antiques. — Les inscriptions (Hercule et taureau Farnèse). — Dans V escalier : Monuments de l'art au moyen âge ; verreries antiques et terres cuites. — A Vétage supérieur :

Papyrus. — Bibliothèque. — Gemmes et bijoux. Monnaies et médailles. — Petits bronzes. — Vases. — Cabinet réservé (ou musée secret). ^ Galerie de tableaux.

Ret-de-oluiastée.

Vestibule d^entrée. — A statues : Alexandre Sévère, Flora, Génie de Rome, et une Melpoméne provenant du théâtre de Pompée à Rome. — A droite de ce vestibule d'entrée sont les :

PEINTURES AMIQUES.

Ces peintures, de Pompéi, (i'Herculanum et de Stables, au nombre de 1.600 environ, ne sont pas de beaucoup antérieures à l'ère chrétienne. Elles ont été exécutées sur mur et ne sont que de simples peintures décoratives ; — on sait que les belles compositions antiques étaient peintes sur panneaux de bois. — Plusieurs, sans doute, de ces compositions étaient des copies, des reproductions réduites de peintures d'après les œuvres connues d'artistes célè^ bres. Filles ont été exécutées en détrempe et à l'encaustique, c'est-à-dire avec des couleurs ou délayées dans la cire, ou recouvertes d'un vernis à la cire. — Dans ce guide abrégé, nous ne pouvons que signaler quelques objets des plus remar^ quables. — La provenance des objets sera indiquée d'une ma* niére abrégée par une lettre entre parenthèses à la suite de l'objet décrit :

(C.) Capoue.

(P.) Pompéi.

(H.) Herculanum.

(Pœ.) Pœstura.

(Pz.) Pouzzoles.

(St.) Stables.

(F.) Collection Farnèse.

La Marchande d'Amours (H) (composition célèbre). — Les treize Danseuses de Pompéi (peintures gracieuses, et parmi les plus remarquables qui nous soient parvenues) ; découvertes

240 MilPLES.

eh 1749. — Ântiopé fait attacher bircé aux corhes d'un taureau furieux, par Amphion et Zelhus (P). {V. Taureau Farnése, p. 241.) — Vénus pleurant la mort d'Adonis (P). — Sacrifice d'Iphigéhie (P). — Ariane abandonnée (H). (Composition pleine de sentinlent.)— L'Éducation d'Achille (H). — 4 peintures monochromes, sur marbre, rare exemple connu de ce mode de peindre.

Les deux premières représentent Thésée tuant le Centaui'e, et dés figures de fenimes avec le nom de l'artiste : Alexandre d'Athènes. — Téléphe noutH par la biche (Une des pltls grandes peintures découvertes à Her- Cuianutn). — Néréide couchée Sur un monstre (P)i (Le sculptent' Ûanheker semble s'en être inspiré pour sa célèbre statue d'AHane^ à Francfort.) — Briséis enlevée à Achille, un des plus beaut spécimens de peinture antique , trouvé à Pompé!

dans la maison du poète trafique. — Douze Faunes acrobates (fUnambuti) (P); provenant de la même chambre que les l)anseUseSi — Amours occupés à des métiers (H). — Triclinium fP). — Repas de famille (liomttte otlvant avec un rhyton). — îlédée méditant le meurtre de ses enfants (P). — Soiihonlsbe et Massinissa (P). — Thésée vainqueur du Btîno taure (H)» -— Mai* tre d'école fouettant un écolier (P). — Péronée allaitant CiiiiOn, son père, dans sa prison (P). — Peintures provenant de la fullotiica de Pompéi, repré-

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sentant les opérations du teinturier et du dégraisseut* ; — nombreux sujets relatifs aux acteurs et à l'art dramatique, aux gladiateurs, aux jeux, etc. — Collection nombreuse de peintures d'animaux et de natui'e morte, etc.

Dans une armoire vitrée, on voit un amas de cendres durcies, qui enveloppèrent le corps d'une femme réfugiée dans la cave de la maison <le Dioméde, ~ à Pompéi. Elles conservent l'empreinte de son sein. Cette armoire contient aussi le crâne et l'os du bras droit de cette femme, à qui appartenaient les bijoux d'or conservés dans un autre département du musée.

Avant de sortir de cette. galerie, on ira voir, dans le compartiment du fond, les t

Chien enchaîné, aVeç l'in* scriplion r Cave Caneié (P). — Poi ssons et cru stacés (P) . — Squelette debout (P)» (On pense que cette image ornait une salle à manger, comme Un rappel de la brièveté de la vie.) — Choragium, acteurs recevant leurs instructions du chorége. (Trouvé en 1826, à Pompéi, dans la maison du poète tragique.) — Scène comique (P), par Dioscoride de Saraos. — Groupe d'Amours de la maison des Sonatrici (P).

De la galerie des fresque», m passe, par la porte à droite»

à la :

[route 89] NÀPLÉS.

COLLECTION Él>I6RAPllIQUE.

Elle contient de nombreuses inscriptions sur marbre, divisées en 8 classes : Sacrées, Honoraires, Publiques, Funéraires, Arabes, Grecques, Osques et Puniques, Chrétiennes, Miscellanées (lOlinscriptions grecques; 58 en anciens dialectes italiens ; 1,855 latines païennes ; 184 chré> tiennes, etc.). —Il y a ici deux

' monuments antiques trés-cé-

Jlèbres.

I Le Oroupe du taureau Far-

'nèse. — Ce ciief'-d'œuvre de sculpture grecque, ouvrage d'A/Jo/lonius et de Tauriscus, sculpteurs rhodiens, fut trouvé dans les Thermes de Gatacalla^

L'Hercule farnèse. — Ùièid'œuvre par Glycon, d'Athènes.

(Caracalla le fit transporter à Rome. On le trouva dans les thermes de cet empereur sous le pontificat de Paul lll. Les jambes et la main gauche manquaient.)

Âu-dessous des salles où sont langés les graffiti est une galerie à laquelle on descend par un escalier, et où on a placé les collections osques, égyptiennes et le musée chrétien :

ANTIQUITES ÉGYPTIENNES.

Bronzes : Tètes de Ptolémée V, en marbre de Paros. — Arbre généalogique eh bois de sycomore. — Dans une cassette :

sandales de prêtres égyptiens.

— Dans les autres armoires et

cassettes, différents objets, vases, amulettes, momies, figurines, miroirs, bronzes; Isis (P.).

— Célèbre papyrus avec caractères grecs, contenant les noms des ouvriers employés aux travaux du Nil, trouvé dans une construction souterraine de Memphis.

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