‹ Italie et SicileChapitre 184 sur 426 · CABINET NUMISMATIQUE · texte numérisé non relu

CABINET NUMISMATIQUE

Cette collection contient environ 5a,000 médailles. Elle est précieuse surtout pour les anciennes monnaies des villes d'Italie, de la Grande-Grèce et de la Sicile, ainsi que pour celles du moyen âge.

Collection Sart* Angklo, — achetée récemment 215,000 fr 12,480 monnaies grecques ; vases italo-grecs» bronzes, camées, etc.. (V. p. 250 l'indication des principales peintures.)

Galerie de Ubleaox.

La galerie de tableaux contient environ 900 peintures et est divisée en deux sections, situées à dr. et à g. de l'étage supérieur du Musée. Un grand nombre de ces peintures sont des ouvrages tout à fait secondaires et intéressants seulement au point de vue de l'histoire de l'école de Naples. Cette galerie a subi récemment un nouveau classement. Nous signalerons seulement quelques tableaux :

Dans la salle des chefs-d'œuvre {Capi d'opéra) : Ribera, St Jérôme effrayé par la trompette du jugement dernier; Silène et Satyres. — Albert Durer, Nativité. — Corrége, Vierge, dite la Zingarella ou del Coniglio (la- , pin) ; Mariage mystique de Ste Catherine.— ScWrfone, Charités (2 tableaux). — Titien, b^eaux portraits de Paul 111 et de Philippe 11, roi d'Espagne.— Domtniquin, l'Ange gardien. — Antonio Solario, dit le Zingaro, la Vierge et l'Enfant Jésus sur un trône entouré de saints.— Claude Lorrain, beau Paysage avec la nymphe Égérie. — Sébastien del Piombo, Ste Famille ; portrait du pape Alexandre VI, ou plutôt celui de Clément VU. — Venusti, copie du Jugement dernier, d'après Michel-Ange.

— Raphaël, admirable Ste Fa mille, dite Madona col divino Amore ; portrait de Léon X et des cardinaux Louis de Rossi et Julien de Médicis. — Jules Romain, Ste Famille, connue sous

ils lïAPLES

le nom de Madorma délia Gatta (chatte). — Raphaël, portrait du chevalier Tibaldeo. — Ann.

Carrache, le Christ mort dans les bras de sa Mère (noble et touchante composition d'un fini remarquable). — Jean Bellin, Transfiguration. — Polydore de Caravage, J.-C. et Ste Véronique. — Aîig. Carrache, Renaud dans les jardins d'Armide. — Garofalo, le Christ mort, les trois Marie, Nicodéme et St Jean (une de ses plus yaf»tes et de ses pHis belles compositions). — Bariolommeo délia Porta, Assomption. — I^e ^odama, Résuireotion, — Ann- Çarraohe, Hercule entre le Viqept la Vertu,

U y a quatre bibliothèques publiques ;

BiBi,ioTECA Naz|onai,e (Borbonipa), dans le mémeédiaceque le musée (ouverte tous les jours, de S h- à 2 h.); elle contient enr viron 200,000 vol. et 3,000 manuscrits.

BiBLioTECA Brabwagciana (sur la petite place Sanf Angelo à xNilo) : 70,000 vol.

BlULIOTECA de' GlROItOKINI OU

de San Filippo Neri (largo dell* Arcivescovado) : 18,800 vol. (Elle a été réunie à d'autres établissements.)

BiBLIOTECA DELL* UnIVERSITÀ :

25,000 vol. — Ouverte de 9 h. à 5 h.

Palais.

Palais Royal— (pa/asso Reale).

(Voir le Plan D, V.)

[route 89]

C'est le vice-roi comte de Leraos qui fit construire, en IGOO, ce palais, un des ouvrages irapor* lants de Domenico Fontana. Sa décoration consiste en trois rangs de pilastres d'ordres différents placés les uns sur les autres et couronnés d'une corniche, garnie alternativement de pyramides et de vases. La longueur de sa façade est de 137 met. 58 c. Il ne subsiste que cette façade de Fontana; le reste a été modifiée diverses reprises et après l'incendie de 1837. Au lieu de jardins qui, du côté de la mer, devraient concourir à son agrément et à sa magnificence, il est couvert par des forteresses. Outre les salles d'apparat, on y voit quelques peintures : deux grandes compositions de Camtfocinif la Mort de César et celle de Virginie; portraits par liembrandi, par Vêlas- ^ue? ; de Henri VUI, par Bo^bein le Jeune I de Qon^alve de Cor^ doue et d'Alexandre Farnése, par le Titien, et de Ranuccio Farnése , par Bombelli. Deux avares, par Quintin Melxis. — [François II a enlevé un certain nombre de tableaux en 1860, entre autres : Raphaël, Madone sur un trône entre des saints (de sa première manière), l Parmi les tableaux estimés nous citerons : Caravage, Dispute des docteurs de la loi; Titien, Madeleine; Ribera , la Vierge apparaissant à saint Bruno; fresques de Belisario Corenzio : Fastes de la maison d'Aragon. — U

[KOUTE 89] NAF

liibiiotl)éque particulière du roi occupe huit salles. — Belle collection d'estampes auciennes et modernes. -- Cabinet de physique fondé par Ferdinand II pour son usage particulier.

Palazzo Reale d( Gapooimontë.

— Villa des rois |de Naples, située aux portes de la ville, sur la colline Capodimonte, d'où on a une vue étendue. Un pont, jeté par les Français, en rend l'abord très-facile. La construction du palais fut commencée en 1758 par Charles III. Cent ans après, il n'était encore qu'aux deux tiers. 11 a été repris en 1834. Les jardins contribuent à l'agrément de cette résidence.

Le 15 août, ils sont ouverts au public, et le parcours en est permis en voiture. — Dans ce palais est une collection de tableaux de l'école napolitaine.

Archevêché — (largo Donna Kegina, à peu de distance de la cathédrale). Peintures à fresques par Lanfranc.

Palais particuliers.

lis ne présentent point d'intérêt au point de vue de l'architecture, comme les palais de Uome, de Florence, de Venise et de Gênes.

Palazzo Angri — (place dello Spirito Santo; rue de Tolède).

Architecture de VanviteUi,\TiZ.

Il fut en 1860 la résidence de Garibaldi.

Palazzo Bagnaba ou S. Antimo

- (largo del Mercatello), 1660, sur les dessins de Carlo ¥ontana.

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