TURIN (TORINO
Bênseignements pratiques, voir h la fin du volume, I'Ihdez alphabétique :
article Turin.
Tdrin. —200,000 h. —Altitude 230 met. — Capitale du Piémont (puis du royaume d'Italie, avant que le gouvernement ait été transféré à Florence et de là à Rome) ; elle est entourée à quelque distance par la chaîne des Alpes, située dans une plaine fertile, arrosée par le Pô, sur la rive g. et au confluent de ce fleuve, descendu du mont Viso, et de la Doire ripuaire. Les rues, se coupant presque toutes à an-
fle droit, contribuent à donner la ville un aspect monotone.
PaiIfCIPALES CURIOSITÉS DE Tu-
RiN ; la Galerie de tableaux. -«• Le musée égyptien et d'antiquités. — Le Mnsée royal des armures. — La chapelle du Saint- Suaire. — La Consolata. — La statue équestre d Emmanuel- Philibert. — Points de vue : depuis le pont du Pô; du couvent
des Capucins; du haut de la Superga.
Places. — Place du chatkau. ipiazxa Castello), — longue de 225 met., large de 166, la principale de Turin ; elle tire son nom du palais qui se trouve au centre, qu'on appelle le palais Madame, et où siégeait le Sénat—Devant la façade du palais, statue du sculpteur Vêla, représentant un soldat; monument élevé par les Milanais à l'armée sarde. — Les trois plus belles rues de Turin aboutissent à celte placera l'E. la rue du Pô, dont les arcades servent de promenade; à l'O. la rue de Dora Grossa ; au S. la rue Nuovaaujourd'hui : Roma.
Place Saikt- Charles {piazza San Carlo) la plus belle de Turin, ayant la forme d'un carré long. Au centre s'élève la statue en bronze d'Bmnumuel-Philibert, mort en 1580, par Marocketti; elle a été fondue à Paris.
Place Carignan {piazza Carignano) (80 met. sur 37) renferme le Palais Carignan, qui ser-
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TURIN (tORINO). [route S]
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vait de Chambre des députés, et le théâtre Carignan. Au milieu, statue de Yincenzo GiO' berii.
Place Charles-Albert {piatxa Carlo Alberto), récemment ouverte derrière le palais de Carignan. — L'hôtel de la Poste aux lettres est situé sur un des côtés; au milieu, monument du roi Charles-Albert.
Place Charles-Félix {Carlo Velice), voisine de la gare du chemin de fer; entourée de constructions neuves à arcades ; au milieu de la place est un square planté d'arbres.
Place de Savoie {piazza Savoja) , auparavant Susine ou Paesana, ornée d'un obélisque (monument Riccardi), destiné à rappeler l'abolition des tribunaux ecclésiastiques et l'établissement du mariage civil, réforme proposée par le ministre Riccardi.
Plage Victor -Emhancel (560 met. sur 111), à l'extrémité de la rue du Pô, et aboutissant au :
Pont du Pô, — un des beaux monuments construits sous la domination française. On y découvre une belle vue sur les collines de la rive opposée.
Pont de la Doire, — ouvrage remarquable, d'une arche de 46 met., construit en 1830.
Pont de fer Marie-Thérèse, — jeté sur le Pô en 1840 , en amont du pont du Pô.
Églises. — Turin a cent dix églises ou chapelles, la plupart bâties dans le goût moderne.
Elles offrent peu d'intérêt.
IffALIE DIAMANT.
SAlNT-JEAN-feAPTIStE (Sa» GtO-
vannî) (la cathédrale— Plan ij, — près du palais du Roi; bâtie à la fin du xv* s. Au transsept, dans une chapelle à dr. , statues de Ste Thérèse et de Ste Christine, par le sculpteur français Legros. — Derrièr.e le mai treautel on aperçoit la :
Chapelle du Saint-Suaire {dâl SS. Sudario), — C'est comme une église à part, remarquanle par l'étrangeté du style auquel s'est abandonné l'architecte , le P. Guarini, dje l'ordre des Théatins. — On y conserve dans une châsse d'argent une relique du saint suaire. — Le roi Charles- Albert , en 1842 , a fait élever les monuments en marbre blanc d'Amédée VllI, par Cacciatori:
d'Emmanuel-Philibert, par Marchesi; du prince Thomas de C«»
rignan (f 1656), tige de la fa* mille régnante, par Gagginit et de Charles-Emmanuel, par Fraccaroli. — Monument de Ma* rie-Adélaïde , morte en 1855.
Saint-Philippe deNéri (PI. 10), — peintures de Solimène, de C* Maratte, Vacca, etc.
La Consolata (PI. 4). —On y voit les deux figures en marbre blanc, ageneiiillées, des reines Marie-Thérèse, épouse de Char* Albert, etMarie-Adélaïde, épouse de Victor-Emmanuel II, mortes toutes deux en 1865. — Sur la place est une colonne surmontée de la statue de la Vierge érigée en 1835, à l'occasion des ravages du choléra.
Saint-Domirique (PI. 9). — Un tableau du Guerchm.
^0 TURIN (tOBINO)
Saint-Saoveur. {San Lorenzo) (PI. 12), — place du château.
Architecture bizarre du P. Guarini.
CoRPDsDoMiwi. — Spibito-Santo.
Santi Martiri. — La Mère de Dieu {Gran Madré diDio) (PI. 15),— 1818, sur les hauteurs de l'autre côté du pont du Pô.
Temple Vaudois {tempio Valdese), 1851-1853.
Palais. — Palais do Roi {Palazxo Reale), sur la place du Château (PI. F. IV), n'a rien de remarquable au dehors. Appartements vastes et richement décorés (on peut le visiter tous les jours de 10 h. à 4 h.). — Bibliothèque DU ROI, 40,000 vol. ; 1,800 manuscrits; 2,000 dessins d'anciens maîtres italiens. — Musée noTAL DÉS ARMURES {ArmeHareale). (N'est pas visible le dimanche. Grande galerie présentant à dr. et à g. deux lignes de chevaliers à cheval, couverts d'armures damasquinées. On y voit 'armured'Emmanuel-Philibert; les armes du prince Eugène (1703) ; répée de Napoléon à la bataille de Marengo; une aigle romaine; armes à feu de différentes époques, etc.) — Médail-
LIER PRÉaEUX.
Palais Garignan — (architecture du P. Guarini). Une nouvelle façade y a été ajoutée récemment du côté de la place Carlo Alberto. La Chambre des députés y siégeait.
Palais Madame (Palazzo Madama) ou Château (Castello, piazza Castello) (PI. 20),— commencé au XIV' s.; en 1416, il fut
[route 5] réparé et agrandi. Au commencement du xviii' s., il fut habité par la duchesse de Nemours, veuve de Charles-Emmanuel II. De là provient son nom de Palais Madame. C'est par sonordrequ'en 1720 Juvara éleva la façade.— Le sénat ou chambre des pairs y tenait ses séances avant 1865. — Charles- Albert y avait réuni la galerie des tableaux, transportés aujourd'hui au :
Palais de l'Académie des sciences {Accademia dcllc scienze) près la place Garignan, — (PI. 22). Là sont réunis : le Musée d'histoire naturelle ; — la Collection numismatique ; le Musée égyptien et d'astiqui- TÉs; — la Bibliothèque de l'Académie des sciences, comptant 40,000 vol. — On y visite avec intérêt la :
Oalerie des tableaux {Regia Pinacoteca, visible de 9 h. à 4), collection importante, contenant plus de 500 tableaux.
Parmi les plus remarquables, il faut citer les suivants : Gaudenzio Ferrari, Déposition de croix; St-Pierre. — Raphaël, Madona délia Tenda.— Cesare da Sesto, Madone. — Paul \éronèse, Moïse sauvé des eaux ; Madeleine lavant les pieds du Christ; Reine de Saba. — Guerchin, Retour de l'enfant prodigue. — Titien, Portrait du pape Paul III; Disciples d'Emmaûs. — Alhane , les 4 Éléments. — Rubens, Sainte Famille.— Van Dycli, Enfants de Charles I"; Sainte Famille, —
[route 5j TURIN. tt
Rembrandt, Bourgmestre; Por- I pelle aussi : Giardino del Va-
trait d'un rabbin. — P/«(. >Vowvermann. Bataille de la Bicoque.
— Memling, la Passion. — Tableaux de Gérard Dow, Miéris, Van der Werff, Teniers , Berghem, etc. — Honthorst, Samson; Paul Potier, A vaches; Claude Lorrain, Coucher du soleil, etc.. Copies sur porcelaines par Constantin.
Académie des beaux-auts. — (rue deir Âccademia, 10.) Cartons de maîtres. Belle copie de la Vierge de Lorelte, de Raphaël.
MusEo MosiciPALE (rue Gaudcnzio Ferrari 1.) inauguré en 1863.
L'Okiversité (rue du Pô , U).
— Bibliothèque de l'lnivbiisitb, 155.000 vol.
Théâtres. — Th. Royal, attenant au palais du roi. — Th, Carignan (place Carignan — PI.
23); opéras et ballets. — Th.
d'A7igennes{TVie d'Angennes, 24.
— PI. 26). — Th. National (rue Borgo îNuovo, — PI. 27). — Th, V'-Emmanuel (via Rossini, 11).
Th. Scribe (comédie franc). Via Zecca, 29.— Th. Rossini (rue du Pô, U). — Th. Gerbino. — Th.
Alfieri (place Solferino.). — T/i.
Balbo (rue Andréa Doria, près du jardin public).
Jardin public ou des remparts {Giardino dei Ripari) :
monuments élevés à Cesare Balbo, à Daniel Manin, au général piémontais Bava. Café Rotonde.
— Une promenade fréquentée est celle du Nuovo Giardino pubblico (ouvert en 1856), sur les bords du Pô, prés du jardin botanique (Pi. G VI, VII). On l'ap-
leniino, à cause du chAteat voisin, de ce nom. — On devra aussi visiter :
Les boulevards, plantés d'arbres, qui font le tour de la ville, et d'où Ton découvre de belles vues sur la campagne et sur les montagnes à l'horizon :
la Roche Melon (Roccia Melone) à rO. de Turin (dominant la route du mont Genis) et le Viso au S. 0.
Environs. — Église et codvent