‹ Italie et SicileChapitre 229 sur 426 · DE NAPLES A MESSINE · texte numérisé non relu

DE NAPLES A MESSINE

) lieues marines =s 550 kil. — Trajet en 90 h.

Trajet en 18 h.

En quittant Naples, le navire se rapproche de Sorrente, à l'E.

duquel s'élève le mont Sanl'Angelo. Dépassant bientôt Sorrente, il passe entre le Promontoire de la Campanella (extrémité du massif qui sépare le solfe de Naptes du golfe de Salerne) et ïile de Capri, dont les rochors j"i pic de ce côte

portaient le palais de Tibère; à leur pied s'élèvent de la mer trois rochers détachés et de forme pyramidale nommés Faraglioni» On gagne alors le large, laissant à g. le vasle golfe de Salerne (la ville de ce nom est située au fond ; Amalfi est à g. au pied des montagnes que domine le Sauf Aiigelo; les ruines de Pœstum sont silures sur la plage basse qui borde le golfe à dr.). Ce golfe se termine, au S., à la punia délia Licosa; malgré sa profondeur, on ne perd pas de vue les montagnes : on aperçoit le Cap Palinure; un peu en arriére la côte s'enfonce et fonne le golfe de Policastro; au delà,

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elle se prolonge uniformément et sans enfoncement jusqu'au golfe de Santa Eufemia. Le navire est alors fort éloigné de cette ligne de côtes de la Calabre, formées de montagnes baignées par ]a mer.

Plus loin, on découvre Varchipel des îles Lipari : la Première, la plus septentrionale de ces îles, Stromboli, est un volcan en activité, qui, la nuit, éclaire au loin la mer. A la hauteur et à l'E. de Stromboli, s'arrondit le golfe de Sainte- Euphémie, terminé au S. par le cap Vaticano.

En approchant de la Sicile, il semble qu'on se dirige vers un golfe sans issue ; les montagnes de la Calabre paraissant se continuer avec celles de la Sicile.

Enfin on double le cap Faro (extrémité N.-E. de la Sicile), laissant à dr. et à g. les fameux écueils deCharybdeet de Scylla, qui ne présentent plus de dangers, et l'on ne tarde pas à entrer dans le port de Messine.

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