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PAR LA ROUTE DE VOITDRES

Le courrier faisait le trajet en 10 h. Pendant toute cette route on est presque toujours en vue de la mer. Jusqu'à Aci Reale, la route est continuellemenl sur la lave: et jusqu'à Giardini elle d.rrf?».Sur.r^"n7„;| traverse dis coulée,. (Toute.

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les villes sont bâties en lave noire.) La mer, au pied de l'Etna, est très-profonde.

AciCa8lello,^%O0O h.; ayant un château du moyen âge en ruines, sur un rocher de 81 met.

de hauteur et entouré de trois côtés par la mer. — A un rail.

d'Âci Castello, village de :

Trezzttt — situé au fond du golfe; on peut y prendre une barque pour aller visiter les :

Iles Faraglioni. — L'aspect de ces sept Ilots basaltiques est des plus singuliers : ils semblent former l'extrémité d'un promontoire qui a été séparé de la Sicile. Le plus grand a 260 met.

de tour et 58 met. d'élévation.

On y voit une caverne dite :

groita dei Ciclopi. — L'une de ces îles présente des colonnes prismatiques de basalte.

Aci Reale — 24,831 h. —L'énorme lit de lave sur lequel est bâti Aci Reale se termine en une falaise verticale de 100 met.

environ. — Continuant à avancer sur ce sol de lave, on arrive au joli bourg deGiarre.

En 1866 une roule directe, plus courte de 4 milles que l'ancienne, a dû être ouverte entre Âci i'eale et Giardini par Riposto et le littoral. Elle dispensera de gravir le plateau de Giarre.

Giarre. — 18,345 h. — D'ici, traversant un pays pittoresque, on peut aller visiter, à deux heures de Giarre, le fameux châtaignier dit : Caatagno di cento cavalli, parce que, selon une tradition, Jeanne d'.\ragon,

surprise par un orage, s'y abrita avec 100 cavaliers. — On passe la Gantara. — On arrive au village moderne de :

Giardini, — 1,630 h., situé à prés de 3 kil. au pied de Taormine. — De Giardini on monte à Taormine en gravissant un sentier escarpé, tortueux et très-roide. (If faut prés d'une heure pour descendre de Taormine à Giardini.)

Taormine.

Taormine — (Tauroraenium), (altit. 77 met.). — 3,000 h., — ville peuplée, au iv* s. avant J.-C, par les habitants de Naxos, après la destruction de leur ville par Denys. Cette ville, d'a<>pect mauresque, dominée au M. par un ancien fort sarrasin et par le village de Mola (883 h.), nid d'aigle au haut d'un rocher, est entourée de fortifications à moitié détruites.

C'est hors de la ville qu'il faut aller voir le monument le plus célèbre de Taormine et un des plus curieux de la Sicile, le :

ThéAtre antique , placé à l'extrémité d'une éminence, et creusé en partie dans le roc. Jl pouvait contenir 50 à 35,000 personnes. — On ne voit plus rien des gradins ; les petits murs, qui environnent le podium ainsi que la scène, sont en partie debout. C'est le seul théâtre antique où la scène soit parvenue jusqu'à nous dans un aussi bon état de conservation.

Ce qui contribue surtout à la

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renommée de ce monument, c'est son admirable situation.

Du haut des gradins la vue s'étend sur la mer, sur les découpures pittoresques des côtes, sur l'Etna d'un côté, de l'autre sur les côtes lointaines de la Calabre.

La route de poste fait un détour à la hauteur du cap SanV Andréa, et atteint le petit village de Gallidoro. hdi marina de Gallidoro s'appelle Letojanni.

(Station du chemin de fer.) On traverse plusieurs cours d'eau torrentiels (flumare). Les rochers à pic du promontoire de S. Alessio dominent la mer et portent un fort bâti par les Anglais. Au delà de S. Alessio on passe la Fiumara d'Agro, un des torrents les plus redoutables de la côte. — Plus loin on traverse le torrent ftume di Misi. Au cap d'Ali, une énorme paroi de rocher (formé de brèche qui se désagrège facilement) domine la route, et, en temps de pluie, il est dangereux d'y passer à cause des débris qui se détachent.

On continue à suivre le rivage de la mer et à passer un grand nombre de torrents à sec pendant l'été et descendant de la chaîne du Pélore, qui se couvre de neige en hiver et la garde souvent jusqu'au mois d'avril.

En plusieurs endroits, on a dû ouvrir un passage dans le rocher plongeant dans la mer. Les villages* les maisons blanches se multiplient de plus en plus.

I^es miliriers, les orangers, les

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