DE PALERME A CATANE
Cette route doit se faire un jour complètement en chemin de fer. En ce moment (mai 1872), on ne va en chemin de fer que de Palerme à Lercara, 77 kiL (R. 17), et de Léon Forte à Catane (p. 357), 78 kil.
La ligne de Palerme à Lercara doit être prolongée jusqu'à Girgenti. Il doit s'en détacher un embranchement pour Licata (T. p. 531). A la moitié de celte ligne d'embranchement, à Canicatti (p. 358), une autre ligne d'embranchement se dirigeant au N.-E., ira, par Caltanisetta (p. 359), aboutir à Léon Forte, d'où part un chemin de fer en activité (F. p. 557), allant à Catane.
[sICII.e] R. 18. — DE PALERME A CATANE.
Par la grande route de poste qui traverse l'intérieur de la
Sicile :
Mil.
Dh Païenne à Mtsilmei-i. . 9
ViliJifrate lî
Ponte di Vicari 9
Manganaro 8
La Gulfa lî
Vallelunga 10
Landro IS
Santa Caierina 9
Villarosa 12
Misericordia 11
Leonforle 12
Nissoria 4
S. Filippo d'Aigirt>. ... 5
Regalbuto 0
Sislo 7
Adernô 9
BiancaviUa '»
Licordia ~*
Paternô 5
Histerbianco 8
Catania 4
Post.
Il/* 1 i/i
De Pakrme à Catane. Le courrier {carrUra) (S places seulement) partait de Palerme tous les jours (moins le mercredi), & 7 h. du soir. Dans la belle suisou le tr.ijet se faisait en 38 h., à moins de perte d(> temps au passage de torrents. Prix : 39 fr.
La roule, laissant à dr. les monts Grifone (844 met.) et Gibilrossa (638 met.) et en contournant les bases arrive à :
5 mil. Abaie ou Villabaie, — village d'où on a un admirable panorama de la mer et des montagnes de Palerme.
9 mil. Misilmeri, —11,029 h.
16 mil. Ogliastro, — 1.088 h.
— Plus loin la route, s'avançant au pied de la chaîne dentelée de Chiaraslilio, qui servit de re-
paire au célèbre brigand frà Diavolo, arrive à :
21 mil. Villafrati, — 2,397 h.
— La route traverse plusieurs cours d'eau et, au ponte di Vicari (30 kil.), le flume San Leonardo.qniva se jeter au N. dans la mer, près de Tennini. Au delà du pont, la route s'élève à plus de 600 met. au-dessus du niveau de la mer.
36 kil. Ifan^anaro. — Kelais de poste (auberge passable). — (A Manganaro se détache au S.
un embranchement, par Lercara, pour Girgenli.) La route se dirige au N. pendant quelques mil., suivant les pentes des montagne^.
On entre dans une région aride et de l'aspect le plus triste.
48 mil. La Gulfa. —Plus loin on travers un pays cultivé, et l'on passe à :
58 mil. Ka//e/Mnflfa,-4,097h.
Les cultures cessent de nouveau.
70 m\\. Landrùf — maison de poste. — Au bout de quelques kil.. la route atteint le haut du monte Mucini, d'où on a une vue étendue sur les chaînes de montagnes et sur la masse neigeuse de l'Etna ; elle redescend par des détours à :
79 mil. Santa Caterina. — Amas de chaumières contenant peut-être plus de misère qu'aucune autre ville de cette grandeur (6,188 h.) en Sicile. — Un embranchement mène de Santa Caterina à Caltanisetta (13 mil.).
La route franchit le fiume di Felralia, contourne les rochers
356 R. IS. — DE PALERHE A
du monte Lagaria. descend dans la vallée du Salso et en franchit successivement les deux principaux affluents, le Petria et le fiume Grande, dont les eaux, grossies en temps de pluie, empêchent quelquefois pendant plusieurs jours le passage du courrier.
91 mil. Villarosa, —3,700 h.
(auberge de muletiers). Sale petite ville. — La grande route s'engage dans la gorge qui sépare les deux villes rivales de Gastrogiovanni, à dr., et de Galascibelta, à gauche.
Une route de voiture s'en détache et. gravissant à travers des oliviers, atteint :
Gastrogiovanni — (Enna), — 101 mil. de Palerme, allit. 9i.S met., — 13,747 h. (misérables auberges), situé exactement au centre de la Sicile, au sommet d'un plateau élevé, isolé et inexpugnable. C'est l'emplacement de l'antique Enna, appelée l'ombilic de la Sicile. Le nom de Gastrogiovanni ou Gastrojanni parait être une corruption de Castrum Ennae.
Gastrogiovanni présente un mélange bizarre de rues et de sentiers serpentant parmi les rochers. — Nombreuses grottes pratiquées dans le rochet* et superposées. — Casli*ogiuvanni a un aspect misérable ; l'élévation dé la ville y. rend les hivers rigoureux.—CATilÊbiiALE, dû commencenient dii xiv* s. Le bétlitîer repose sur lih catidêlabre
CATANE. [stCILEJ
antique en marbre blanc dont les reliefs représentent une bacchanale , et qui provient, dit-on, d'un temple de Gérés. — Au chœur, belles stalles en bois du xvi* s. et 5 peintures de f-ilip. Paladino.— Du haut d'une tour du vieux château construit par Frédéric II, on a une vue des plus étendues et des plus belles dont on puisse jouir en Sicile.
Calascibetia (Galatascibetta) , altit. 782 met., - 5,069 h. — Misérable ville, perchée sur la cime d'un rocher et séparée de Gastrogiovanni par une vallée profonde.
De Galascibetta ou de Gastrogiovanni, regagnant la grande route de Palerme à Gatane, on ne tarde pas à sortir de la gorge qui sépare ces deux villes et à descendre dans une profonde vallée bien cultivée ; puis, après des détours, on arrive à :
114 mil. L«on/br/e, 11522 hab.
— Église des Gapucins : une Assomption attribuée au Ifonrealese; un Jugement universel, ouvrage unique en Sicile, de frà Beato Angelico (?), et une madone de l'école flamande (xvi* s).
Gliemin de fer de Leonforte à Catane. — V. R. 19.
Continuant à avancer sur la grande foute, à travers une contrée moniagnëtise, hnais bien cdltivée, on passe au misérable village àé Nisiôria, 1,700 h.; puis, 9 mil. au delà tîe Lëoill'oile, â :
[sICCLE] R. 19. — DE LEON
423 mil. San Filippo d'Ar- I girô. — altit. 837 met. — 7,264 ' h. ; ville située sur de hauts rochers de forme conique, couronnés par les ruines d'un château sarrasin du !• s., d'où la vue s'étend sur une mer de montagnes, que domine à l'E.
le cône neigeux de l'Etna. Quelques églises présentent de l'intérêt par leur architecture nori mande. —A 3 h. de marche de t San Filippo d'Argirô, on arrive à :
432 mil. Begaîbuto—{AO mil.
de Catane), 8,860 h., sur une hauteur, dans une situation pittoresque que domine le cône de l'Etna; aspect misérable.— Au delà de Regalbuto, on traverse une contrée monotone; mais l'Etna captive continuellement les regards.
439 mil. Sisto, — Métairie isolée prés de laquelle se détache à dr. un rude sentier, long de 5 mil., qui conduità :
Centorbî, - ville forte, antique, 6,500 h. (sales auberges).
j Cette ville, d'accès difficile, est I une des plus pittoresquement situées de la Sicile.
On peut aller directement de Centorbi à Adernô par une route qui, contournant les hauteurs, descend sur la rive dr. du Salso (affluent du Simeto), et est longue de 5 mil.; si l'on veut abréger la route, il faut prendre unsentier rapide qu'on appelle la Scalazza. On a un admirable vue sur l'Etna et le cours du Simeto.
On traverse le Salso, que do-