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ROUTE 16] GÈNES

90 kil. Alassio. — 4,6U h.

97 kil. Albenga. — Allit. 115 met.; 4,189 h. Point de la côle insalubre; les alluvions l'ont éloigné delà mer.

On dépasse successivement iJeriale; Borghetto Santo Spirilo; Loano, 3,500 h.; Pietra.

114 kil. Finalmarina.

452 kil. Vado,

137 kil. Savone. — 18,959 li.

' — La cathédrale a quelques peintures, ainsi que l'église Saint- Dominique (un triptyque d'Albert Durer). — Théâtre inauguré en 1855. sous le nom du poète Ghiabrera. — Établissement de fonderie de MM. Tardy et Benec.

De Savone à Gênes, chemin de fer (IV kil.), 4 convois, — Trajet en ib.

30 ou 2 h. — Piix : 4 fr. 85 c; 5 fr. 40 c; tir. «5 c.

Le chemin de fer, presque continuellement au bord de la mer, passe dans une trentaine de tunnels.

On traverse les localités suivantes :

Albissola; Voragine; Cogoleto; on y montre la maison où l'on prétend que serait né Christophe Colomb.

166 kil. Yoliri. — 11,228 h.

Villa du marquis de Brignolc Sale (F. Gênes, p. 26).

171 kil. Pe(/H.- 4,144 h. (villa Pallavicini, p. 26). Bains de mer fréquentés.

Sesiri di Ponenie. — 6,000 h.

Étabhssement métallurgique et de constructions navales des frères Westerman.

176 kil. Cornigliano. — 3,500 h. On laisse à g. la vallée de la Polcevera (p. 17).

177 kil. San Pi«r d'Arena. — 13,400 h., faubourg manufactu rier de Gênes. Fonderies importantes. Établissements métallurgiques et constructions navales.

Ansaldo et C". Fonderie Balleydier tréres. On traverse le/unne/ de la Lanterne et on entre dans la gare monumentale de Gênes.

GÊNES '

De Paris à Gênes. — V [la voie la plus directe) : de Taris à Turin (route 5] ; de Turin à Gènes (11. 10 j.

— 2» De Paris à Marseille (R. 1); deiMarseilleà Nice et à Gênes (R. 2).

— 5" de Marseille par mer.

Gènes (lat., Genua; ital., Genova). — 128,000 h. L'ait., qui est seulement de 6 met. 70 cent, à Porta Pila, s'élève à 302 met.

à Porta di Chiappe et à Gravarolo.

Le tarif du débarquement est de 1 fr. par personne, bagage compris, plus 60 c. pour le portefaix de la douane à l'hôtel.

Itinéraire dans Gênes et visite adx principaux monuments :

l"* direction. Si l'on estlogé sur le quai, monter sur la terrasse des portiques (p. 24) pour jouir de la vue du port; la parcourir

Pour les renseignements pra tiques, voir l'index alphabétique à la (in du volume.

jusqu'à son extrémité. Prendre une rue à dr. et monter à l'église de L'Annunziata. Se diri' ger à l'Ë. par Les rues Nuovissi' ma (faire un détour à dr. pour descendre à S. Siro) et Nuova ; visiter les palais situés dans ces rues (Brignole-Sale et sa galerie ; Adorno, Serra). Suivre la rue Nuova jusqu'à la place Fontane Âmorose (où est la poste aux lettres), redescendre par la rue Carlo Felice au palais Pallavicini. Remonter à la place Fontane Amorose et se diriger, vers le N. E.,à la promenade de l'AcquaSola. Suivre la rue Giulia (à ro.) jusqu'à la place Carlo Felice (Théâtre). Descendre, au S., à la Piazza Nuova (église S.Ambrogio — Palais Ducal). Suivre la rue Carlo Alberto à l'O.) jusqu'à la cathédrale. — Il faudra faire un grand détour à TE.

pour aller voir l'église Santa Maria diCarignano (fermée dans l'après-midi) : on prendra, depuis le quai, la via Marina ou Sotto il Ponte, rue habitée par les gens du port. De l'église de Santa Maria di Carignano (monter à la coupole), il faudra revenir par tous les quais qui contournent les bords de la mer, où se trouve le quartier pittoresque des marins. On pourra visiter le port- franc. — 2* direction. Suivre le quai jusqu'auprès de la gare du chemin de fer. Visiter le palais Doria (on pourra continuera suivre le quai jusqu'au Phare). Du palais Doria, monter à la place de l'Àcqua Verde, près de la gare

GÊNES. [route 16!

Prendre la rue Balbi et visiter ses palais ; l'Université. Aller (au N.) visiter l'albergo dei Poveri. — On pourra, par une série de montées, s'élever jusqu'au mur d'enceinte ; on sera récompensé de ses fatigues par une admirable vue.

Gênes, la Superbe, est renom* mée pour ses palais de marbre.

C'est surtout quand on y arrive par mer qu'on est frappé de son admirable aspect, de ses édifices disposés en hémicycle comme les gradins d'un vaste amphithéâtre, des hautes collines formant derrière elles une ceinture verdoyante, parsemée de maisons, et dont les crêtes élevées sont dominées par des forts à la hauteur des nuages.

De vastes portiques, commencés en 1859, s'étendent l'espace de 400 met. environ, depuis la douane jusqu'à la Darse, chantier qui était destiné à la construction des vaisseaux de l'État. Ils supportent des terrasses de 12 met. de large, à dalles de marbre, formant une belle promenade du haut de laquelle l'œil embrasse tout le port. Un chemin de fer s'étend tout le long du quai, entre ces portiques et les maisons. Gênes est la pre* mière ville de commerce de l'Italie.

Le Port , de forme demi-circulaire, a près de 4,000 met. de de largeur. Deux môles le met' tent à l'abri des vents. Près du nouveau Môle, à l'O., le Phare, haut de 76 met., est élevé de

I ROUTE 16] • cftlIES.

118 met. au-dessus de la mer.

— A TE. se trouve le :

Port Fraïc c. — Quartier formé d'édifices uniformes renfermés dans une enceinte de murailles et n'ayant que deux issues ; il est situé prés du port des Marchands, où toutes les marchandises qui arrivent de l'étranger, tant par terre que par mer, peuvent être mises en magasin sans payer aucun droit. Le nombre des magasins est de 355. Le Port-franc est relié à la gare par le chemin de fer établi le long du quai (V. ci-dessus).

La Loogia di'Banchi — (galerie des banquiers), la Bourse.~ Immense salle, construite par Galeas Alessi.

Places publiques. — Peu remarquables : les principales sont : la place dell'Aequa Verde, promenade d'hiver des Génois ; on y a élevé, en 1862, un monument en marbre à Christophe Colomb; ûeVAnnunxmta; délie Fontane Âmoroie ; del'ilcqua Sola, promenade du soir ; la place Carlo Felice ei\a piazza Ifuova.

rortifloations. — Le circuit des fortifications qui enveloppent Gènes dans une étendue de 12,630 met., en fait une des villes les mieux fortifiées de l'Europe.

Églises. — On peut reprocher à la plupart des églises de Gêines, celle de Carignan exceptée, 'la richesse et la profusion de l'ornementation, qui leur donnent un aspect trop théâtral.

Cathédrale — San LoRA<rzo (Sl-

Laurent),— (place de ce nom, xr s.). Restaurée plusieurs fois, et la dernière par Galeas Alessi (1550). Elle est extérieurement revêtue de marbre blanc et noir disposé en assises alternatives.

— Belle chapelle Saint -Jean- Baptiste. Châsse de 1438, où Ton prétend que sont les restes de saint Jean» Baptiste. Statues par Guil. de la Porte, Mat. Civitali, And, Contuccida Sansovino. — Peintures de Luca Cambiaso, Piola, Baroche; fresque de Teverone à la voûte du chœur. — On conserve dans la sacristie un vase, dit le Sacro Catino, que Ton a cru être un présent de la reine de Saba à Salomon.

Saht'Aubrogio (Saint- Ambroise) ou il Gezù (Piazza Nuova).

Assomption de la Vierge, par Guido Reni. Coupole : fresques de G. B. Carlone.

L'AxnuNziATA. — (Place du même nom). Richement décorée.

La Cène, par Procaccini. Tableaux de Carlone.

San Stefano (Sainl-Étienne).— (à l'extrémité de la Via Giulia, près la porta d'Arco). x* s. Martyre de Saint-Élienne, par Ra-^ phaël et Jules Romain.

Santa Maria di Carignano, ou église de l'Assomption (à l'extrémité S. E. de la ville), bâtie en 1552 par l'architecte Galeas Alessi. 2 statues de Puget (le St-Sébastien, estimé). Tableaux de Luca Cambiaso (une PietA), du Guerchin, de Piola, de C. Maratta. — On a une admirable vue du haut de la Coupole. —

DE GÈNES A IX SPEZIà Bff A PISE. [rOUTB -17^

On pourra encore visiter : Sakta Maria di Castello, San Matteo, San Sebastiano , Santa Maria m

GONSOLAZIONE, etC.

nnlversité (rue Balbi). — Riche palais. Fresques de Carlone; statues de Jean Bologne; peintures.— Bibliothèque,7Ô,000 volumes.

Palais. — Palazzo Ddcale. — (Piazza Nuova, près de S. Ambrogio), (ancienne résidence des doges). Préfecture ; Police.

Palais d'André Doria (situé au fond du port, près la gare).

Bâti (1429) par le prince Doria, qui tut amiral de François !•'.

— Peintures remarquables de Perino del Vaga.

Palais-Rotai, , autrefois Durazzo (rue Balbi).

Palais partionliers. — Lorsqu'on parcourt les trois rues continues, Nuova, Nuovissima et Balbi, on prend une grande idée de la magnificence justement vantée de Gênes. C'est surtout la rue Neuve qui attire l'admiration des étrangers. C'est là que sont les deux palais Brignole-Sale, les palais Adorno Serra, Spinola, Doria, Carrega (aujourd'hui Cataldi), Gambiaso (Gambaro), Pallavicini (Raggi), Tursi (c'est aujourd'hui le Municipio).

Palais Brignole-Sale (le Palais rouge) (Via Kuoya, 18). — Belle collection de tableaux dans 8 salles. On y trouve des catalogues (on donne 1 fr. au domestique).

Palais Pallavicini (rue Carlo Felice, 327). — Contient une des

galeries célèbres de la ville (on donne 1 fr.). C'^t là qu'il faut s'adresser pour obtenir la permission de visiter la Villa Pailavicini (V, ci-^dessous). |

Les Palais Adorno, Balbi, Dc- RAzzo (rue Balbi) , Spinola (Via Nuova, 44), renferment aussi des galeries de tableaux.

Thé&tres : CarloFelice (1836); Paganini ; ApoLLo ; Andréa Doria ; Belle Vigne (marionnettes).

Cimetière. — A StagUeno , à 50 min. à l'E. de Gènes.

Promenade de 1' Acqim ftola — (à l'E. de la ville). Sur une éminence plantée d'arbres, avec des fontaines jaillissantes. Trôsfréquentée.

Environs. —Les étrangers ne manquent pas d'aller visiter à Pegli la Villa Pallavicini. Palais de marbre blanc et édifices de fantaisie disséminés dans un parc à eaux jaillissantes, créé sur un rocher aride. Il faut, à Gênes, en demander la permission au palais Pallavicini.

— Par le chemin de fer de Voltri : de Gênes à Pegli, 10 kil.

Trajet en 30 min. environ. -^ Prix : 1 fr. 10 c; 80 c. 55 c.

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