‹ Italie et SicileChapitre 39 sur 426 · SO MILAN · texte numérisé non relu

SO MILAN

faubourgs, de â9o,S98 h. — Milan, capitale de .la Lombardie, est située au milieu d'une plaine fertile. — Trois canaux alimentent le commerce : le Naviglio Grandet qui sort du Tésin ; le Canal de Pavie et celui de la Martesana, provenant de l'Adda, de sorte qu'à Milan les provenances du lac de C6me et du lacMajeur peuvent s'échanger ou être transportées jusqu'au Pô.

Du centre de la ville le dirigent, vers les portes, de grandes voies désignées sous les noms de Corsia ou Corso,

La voie la plus fréquentée est celle qui, partant de la place du Dôme et désignée sous les noms de : Corso Vittorio Emanuele (précédemment : Corso di Porta Orientale), et Corso di Porta Venezia, vient aboutir à la porte de ce nom et au boulevard qui s'étend au N.-O» jusqu'à la place d'Armes» — La partie de ce corso comprise entre porta Venezia (naguère Orientale) et porta Nuova sert de promenade le soir et de rendez-vous aux nombreux équipages; ce sont les Champs-Elysées de Milan.

Plaoei. — La principale est la PLàCE DU Dôme {piaxxa del Duomo), (PI. 38.) — Élargie et régularisée dans ces dernières années. Sur cette place s'élève la cathédrale et se trouvent :

au S., le I*alais-Royal et, auN., la galerie Victor-Emmanuel.

Place des Marchands (piaXza dti Mercanti. — PI. 37). — Au centre est l'édiflce de la RasidNE (Arcbivio pubblico), élevé

[route sur portiques et construit 1233. On doit le restaurer. — U bâtiment du côtéN., constraîl par ordre de Pie IV, est aujourd'hui la bourse des négociants.!

Au milieu est la tour de ^Ho^ loge (1272).

Place de la Sgala, devant le, théâtre. — Un square y a été établi il y a peu d'années.

La place d'Armes {piazzcud'Afmi), au M.-O. de Milan, est une des plus vastes de l'Italie (650 met. sur 612); elle est borné« au N.-E. par l'amphithéâtre de l'Arène (V. p. 34), et au S.-E.

par le Casiello, ancienne forte resse dont l'on n'a conservé que le carré intérieur qui formait le palais des Visconti et des Sforoe, seigneurs de Milan, à présent changé en logement pour les troupes. — A l'extrémité N.-O.

de la place d'Armes s'élève :

L'Aro do Simplon. — Porte monumentale en marbre, surmontée d'une flgure allégorique dans un char à six chevaux. Ce monument, commencé pour Napoléon, consacré ensuite à l'em* pereur d'Autriche, a reçu depuis 1859 de nouvelles inscriptions»

Sur la façade faisant face à la route du Simplon, on lit :

Entrando goll' armi glorjose— Napoleohe III E Vittorio Emanuele II MBBRATORI — MlLAHO ESULTAMTE CANCELLO DA QUESTl MAHMI — LE IMPRONTB SERVILI — E VI SGRlSSE l'INDEPENDENZA d'ItA-

LiA — MDGCCLIX ; et sur la façade du côté de la ville :

AtLE SPERANZE DEL ReGNO ITA- LICO — ADSPIGB NafOLEONE I. —

ftOUTË 20]

MtUN

I MlLANESI DEDICARONO l'aNKO LDCCGVIII ~ E FRANCATI DELLA

EHVITÙ FELICEMENTE HESTITUI-

tONO L'AKIfO MDGCCUX.

ÉiTlises. — La Cathédrale {il "fuomo. — PI. 1). — Le plus 'aste édifice en marbre qui ixiste peut-être au monde et me des plus grandes raeryeiles de la chrétienté. Le vaisseau 1 i48 met. de longueur (18 met.

le plus que celui de Notre-Dame ae Paris) ; la largeur des cinq nefs est de 57 met., et de 87 oaét. au transsept. La hauteur totale, depuis la place jusqu'à t'çxtrémité de la statue de la Vierge, au sommet de la grande aiguille, est de 111 met. — Cet édifice, commencé en 13S6, par Ï.-Galéas Visconti, n'est pas encore entièrement terminé. On ignore de qui est le dessin de cette église, à laquelle une foule d'architectes ont travaillé. On y compte 116 aiguilles (il doit y en avoir 135) surmontées de statues. Le nombre des statues doit être à l'extérieur de 2,482 et de 837 à l'intérieur. — Vers le maitre«autei, magnifique chapelle souterraine, qui a coûté 4 millions de livres, et où repose le corps de saint Charles Borromée. — On remarquera :

les deux chaires en bronre qui entourent les piliers du chœur et sont portées par des cariatides, modelées par Brambilla; une statue de saint Barthélemi écorché ; les mausolées de Jacques de Médicis, frère de Pie IV (statues en bronze par Leone leoni) et du cardinal

Carracciuolo (statues par Banibaja). — On visitera dans la sacristie le trésor. — La porte pour monter sur le Dôme est dans le transsept à droite. (Billet d'entrée 25 c.) 486 marches jusqu'au haut de la pyramide centrale.

Sant' Alessandro in Zebedia.

(PI. 2.) Riche et de mauvais goût.

Peintures de Crespi, de Moncalfo, de Cam. Procaccini, etc.

SanV Ambro^io. (PI. 5.)— Fondée par saint Ambreise en 387.

Cette antique basilique est une des curiosités de Milan. On travaille depuis quelques années à sa restauration. — C'est de la porte que saint Ambroise repoussa Théodose après le massacre de Thessalonique. — Objets remarquables ; la chaire j

— le Paliotto, devant du maître-autel, du IX- s. (on paye 5 fr*' pour le voir); — la mosaïque de l'abside ; — des peintures de Luini, de Ferrari. En 1864, on a découvert dans la Confession un cercueil de porphyre contenant; à ce que' l'on croit, les restes de saint Ambroise.

Sant' Eostorgïo (près la Porta Ticinese. — PI. 7) ; des xl» et XIII' s. — Mausolée de S* Pierre, martyr (1339).

Sah Giorgio in Pala2zo. (PI. 9.)

— Peintures de Gaud. Ferrari; passion de Bem. Luini.

San Lorenzo. (PI. 10.) — Ancienne basilique, reconstruite au XVII* s. Son atrium est précédé de 16 colonnes corinthien nés antiques, qui faisaient par-i> tie, dit-on, du péristyle de?

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