PAINCIPALES CURIOSITÉS DE VENISE
Place Saint-Marc etPiazzetta.
— Église Saint-Marc. — Palais- )ucal. — Pont des Soupirs. — jibreria Vecchia. — Le Grandlanal et ses palais. — Pont de i\ialto. — Arsenal. — Académie les beaux-arts. — Galerie Manrin. — Musée Correr. — Écli- >Es : Frari. — S. Giorgio Magjioie. — SS. Giovanni e Paolo.
— Statue de Colleoni. — Santa Baria Formosa. — Santa Maria Jella Sainte. -— Redentore. — 5. Rocco. — Suolo di S. Rocco.
— S. Salvatore; — S. SebasUano. — S. Stefano. — S . Zaccaria.
— ENvmoNs : Lido. — S. Lazare des Arméniens. — Murano. — Torcello.
DESCRIPTION
La place Saint -Maro (pi.
E. F. V) cet ancien forum de Venise, est formée de deux places d'inégale grandeur, communiquant ensemble. La plus grande, la place Saint-Marc propre-
ment dite, entourée sur trois côtés de belles constnictiom et d'arcades, est bornée à l'une de ses extrémités par la basiliqve de Saint-Mare. Elle est longne de 175 met. et large de 80 met.
dans sa plus grande lirgeur. — Une multitude de pigeons s'y abattent à â h. après midi, pour y manger le grain qui leur est jeté aux frais de la Ville.
La Piazzetta (Petite Place), (pi. F. V) — prolongement de la première vers le rivage, est bordée à l'E. par le Palais-Ducal, et à ro. par un palais à arcades (Palais-Royal) ; ces arcades continuent celles qui entobrent la place Saint-Marc et forment une promenade couverte. — On voit sur la Piazzetta deux c6' tonnes érigées en 1172 ; sur l'une est le lion ailé de saint Marc, qui a été pendant un temps à Paris sur l'esplanade des Invalides.
LitiRERiA Vecchu {ancienne bibliothèque). — Cet édifice, si élégamment décoré de statues, est dû à Sansovino ; il fut commencé en 1556. et terminé par Scamozzi (15S2). il faisait parUe du PalaiS'Boyaly et reçut d'abord les livres de la bibliothèque qui furent transportés au Palais-Ducal. Depuis 1812, ce palais est devenu une dépendance du Palais-Royal.— A l'intérieur:
peintures de P. Véronèset de Tintoret, Salviaii, Schiavone, ete.
De l'autre côté de la Fiazzella est le Palais- Ddcal (V. page 62).
Clocher de Sain»-Marc (campanile), commencé au x* s. La flèche, refaite en 1510, a 98 met.
60 («nt. de hauteur. On y monte par une rampe facile; on a d'en haut une belle vue panoramique. S'adresser, pour monter, à la porte. qui est au bas du campanile; on donne 10 cent. A la base du campanile est la
L06GETA , — charmant petit édifice carré, revêtu de marbres, de bronzes et de statues par Sansovino (1540). Devant la façade de la basilique de Saint- Marc, sont :
Trois piliers — de bronze, par Aless. Leopardo fl505). supportant trois mâts où l'on arborait jadis les étendards de la république.
palaia-Dacal (pi. a F.V.) —(On entre dans le Palais-Ducal par la porte dite délia carta, qui est prés de la basilique de St- Marc. On y trouve des guides qui viennent offrir leurs services). Cet ancien palais desdoges, à la fois palais, sénat, tribunal et prison, est un édifice ogival d'un aspect grandiose et original, qui saisit et laisse une impression ineffaçable. Il fut plusieurs fois rebâti; il fut renouvelé après des incendies. La façade sur le môle est du xiv* s. ; celle sur la Piazzetta (longue de 75 met.) est du commencement du XV* s. — On remarque les sculptures des chapiteaux et des colonnes, et celles de la belle porte dite délia carta, par Giov. et Bartol.
Buono père et fils. La façade aur le canal {rio di Palazto) est de U84. G 'est par la porte délia Carta qu'on entre dam la cour
VEIII8B. [rocte ¥
du palais; dans celle-ci on r-^ marquera deux citernes à inar gelles de bronze. On monte ai palais par I'escalier des Géaxt^^ ainsi nommé à cause des ^ statues colossales (Mars et Nept^ine) par Sansovino qui le dêccn rent.
[Marino Faliero fut décapilr sur un escalier coirespondaiU à cet emplacement); puis pa:
rE><CAL!ER d'Or {Scala rf'Oro), on parvient à la :
Salle dd Grand Conseil (5* met. 45 cent, de long, <25nnèt.
67 ceni. de large). Les murs et les plafonds sont couverts de peintures représentant les fastes de la république de Venise- Immense tableau représentant la Gloire du Paradis, par Tintoret aidé de son fils. 11 a été endommagé par les restaurations.
La frise autour de la salle est décorée des portraits de 76 doges. A l'endroit où aurait dû être Marino Faliero est un tableau noir avec cette inscription : Hic est locus Marini Falethri, decapitati pro criminibus.
Le plafond est d'une grande richesse d'ornementation; trois grandes compositions en occupent le centre : !• P. Véronèse, Apothéose de Venise; 2" Tin/oret, Venise au milieu des divinités; 5» Palma jeune, Venise couronnée par la Victoire.
On visite successivement : la SALLE DD Scrutin, déoorée de peintures par Tintoret, Pahna jeun0, Pordenone, ete.] — }a Bh ■uontomi M SAiRT-MARq (Ma^
aOUTE 40] VENISE.
iana), 120,000 vol. et 10,000 aanuscrits; — la chambre degu «CARLATTi (sculptures antiques);
— les SALLES DELLO SCODO; deS
tAs -RELIEFS; des BUSTES; des tRONZES ; des statues; — la salle >EL,LA BussoLA, antichambre du îonseil des Dix. — On remar* jue extérieureraeut une ouverture dans laquelle on glissait les dénonciations secrètes; —la »AL.LE DEi Capi (cHefs du conseil des Dix) ; plafond par P. Vérofièse; — la salle du Conseil des Dix ; beau plafond ; — la salle DES 4 portes ; — la chapelle do DOGE ; — la SALLE DU SEMAT : peiuturegde Tintoret, Palma jeune.
etc. — la SALLE DE l'Anticollége; beaux tableaux de Tintoî'et, de p. Véronèse (l'Enlèvement d'Europe, et au plafond : Venise sur le trône); — salle du Collège (on y recevait les ambassadeurs); peintures de P. Véronèse, Tintoret.
Les PRISONS des Plombs {Piombi), auxquelles le récit de l'aventurier Casanova de Singalt, qui parvint à s'en échapper, et celui de Silvio Pell^co (qui, en réalité, n'y fut pas logé), ont.
donné de la célébrité, étaient des greniers placés sous la toiture, recouverte de plomb. — On ne les visite pas, et l'emplacement n'offre aucun intérêt. — Mais on visite les :
Pozzi (Puits). C'étaient des cachots sombres , au niveau du sol de la cour. — Près de ces I çaohois on montre euevre une ptôca trés-éireite où te luisaient les exécutions. Une porte iMMe,
à côté de cette pièce, donne sur le canal, par où les cadavres étaient transportés en gondole pour être immergés dans la lagune. C'est dans ces cachots que fut enfermé Carmagnola ; on lui brâla la plante des pieds. Il fut décapité, le 5 mai 145^2, entre les deux colonnes de la Piazzetta.
Le Pont des Soupir», — sorte de pont jeté sur le rio del Pa* lazzo, servait à passer du palais aux PRISONS, édiflce construit en 15S0) avec façade sur le quai des Esclavons.
ÊgliBet. — Basilique 8t-Maro.
(PI. F. IV.) (au fond de la place Saint- Marc), — curieuse construction de style byzantin, commencée en 977. — Une des décorations les moins motivées de son étrange façade, ce sont les -4 chevaux de bronze (ils sont en cuivre), qui transportés de Rome à Byzance par Constantin, puis en 1205, à Venise, et, en 1797 à Paris, ornèrent, sous l'empire, l'arc de triomphe du Carrousel, et retournèrent, en 1815. occuper à Venis^ la place où on les voit maintenant. On les considère comme une œuvre romaine de l'époque de Néron. — L'église St-Marc est enrichie d'une profusion des plus beaux marbres orientaux,de sculptures, de bronzes, de dorures et de mosaïques, exécutés depuis le x* jiisqu'au xviii* s.
On estime à prés de 40,000 pieds carrés les surfaces couvertes de mosaïques soit dans le péristyle, soit à Vintérietir. Les plus célè-
bres sont celies exécutées par les frères Zuccati, d'après les dessins de Titien. Pordenone, Salviati. — Les objets les plus remarquables sont : la chapelle Zeno (à dr. dans le péristyle), beau tombeau du cardinal Zeno (1515) ; — le BAPTISTÈRE (grand bassin en marbre, avec couvercle en bronze à bas-reliefs , de 1545); -r le cuŒCR, décoré de statues; belles balustrades; stalles en marqueterie ; —le maÎtre- AOTEL portant, la pala d'oro, retable byzantin d'une grande richesse, fait à Gonslantinople en 976; restauré en 1856-47. (Ce retable n'est découvert que les jours de fêle. On peut le voir en tout temps moyennant une assez forte rétribution); — la Sacristie : mosaïques. La porte d des reliefs de Sansovino. — Le Trésor de St-Marg est visible le lundi et le vendredi de chaque semaine de 1 h. à 2 h. — On pourra aussi visiter la crypte, qui a été restaurée, en 1868.
L'entrée est dans la sacristie.
Éslise à l'B. du Palais-Dooal.
Si, de la petite place des Lion s, à Tangle de la place St-Marc, on se dirige au N. E., on arrive bientôt à la place où est l'église de:
Santa Maria Formosa (PI. 16) — 1492). Sle-Barbe, chef-d'œuvre de Palma Vecchio. — Au N. E. de cette église est celle de:
[route \ de Panthéon vénitien, mus\ rempli des mausolées des dog« et grands hommes. On reniai que les mausolées : du do§i P. Mocenigo, par les Lotnbarà (1498); des doges Vallier, H doge Mich. Morosinî (f 158:; du doge Léonardo Lorédae (t 1521) ; l'élégant mausolée d:
doge André Yendramîn (-^1478.
Gigognara le cite comme le medéle le plus parfait de la sculpture vénitienne; — Mausolée:
du doge Marco Corner (xiv* s.i; —du général Pomp. Giustiniaoi (1616); —du doge Tom Mocenigo ; — du doge Nie. Marcello (t 1474) ; - du doge J. Mocenigo, par Tullio Lombardo; et, au-dessus de la grande porte, celui des doges Mocenigo et Jean Bembo. — Tombeau de Palma le Jeune. — Peintures de J. Bellirit BonifaziOt Bassano, Palma, Tintorei.
Le célèbre tableau du Martyre de saint Pierre dominicain, par Titien, une des œuvres les plus puissantes de la peinture, a été détruit, avec d'autres peintures du Tintoret et de Palma, .par l'incendie qui a dévoré, en 1867, la magnifique chapelle do Rosaire, où il avait été provisoirement déposé. — A g. de l'église on remarquera la façade de la :
Soaola dl San Maroo, édifice élevé en 1485, aujourd'hui hôpital civil.
Sur la place s'élève le :
Monument érigé à la mémoire Jean et Paul (San Zani- 1 deCollsoni, de Bergame (f 1475), Polo) (PI. 13) (1246-1450), sorte célèbre général au service de
■ftOUTE 40] VEMISE.
a républ. de Venise. Cette sla- ;ue équestre, d'une tournure snergique, fut coulée en bronze >ar Aless. leopardi, d'après le iiodèle commencé par Andréa iel Verocchio.
A l'E. de l'église SS. Jean et Paul, on se dirigera vers celle le :
s. Francesco della Vigna — (Pi. 4) (1534). Façade de Palladio (1570). Quelques peintures par P. Veronèse, Palma, J. Bellin, etc. — Transsept de g., chapelle Giustiniani, beaux spécimens de sculpture vénitienne.
De cette église on peut aller dans le voisinage à I'Arsekal ; gagner, à l'extrémité E. de Venise, l'Ile de San Pietro, et y visiter l'église de :
S. PiKTRo diCastbllo— (PL I. V.) (1504-1621). Peintures de Basaiti, P. Veronèse, etc. — En allant ensuite vers les jardins publics, on trouve l'église S. Giu-
SEPPE.
Si des jardins publics on revient par la rive des Esclavons, on trouvera, à peu de distance du quai, l'église de ;
S. Giovanni in Bragora — (PI.
10) (XV s.) Triptyque de Viva^ rini; Baptême de Cima da Conegliano.— Vins loin, au N. 0., est :
S. Giorgio de'Greci.— On peut y assister à un office grec. ~ A peu de distance, S. 0., on vi-
S. Zaccaria — (PI. 25) (XV s.).
J. Bellin, la V. et des Saints; Circoncision. Peintures de Jean et Antoine de Murano.
ITALIE DIAMANT
Aa H. du Orand-Oanal.
Santa Maria dbll' Orto {Mado na delV orto) — (PI. 18). — (1399- 1473) restaurée dans ces dernières années. Peintures de Cima da Conegliano, Palma Vecckio, du Tintoret,.,
Aa M. O. 4« U plao« St-Maro.
Si| en quittant la place St- Marc, on prend la salizzada San Mosé, on passe devant l'église Saint -MoIsE {San Mosè), d'un goût si baroque et où est enterré le célèbre financier Law; plus loin on traverse les campi Santa Maria Zobenigo et San Maurizio, et l'on arrive au campe San Stefano, une des pins grandes places de Venise, où est située l'église :
S. Stefano (St-Étiennc) —1294- 1325). Quelques sculptures remarquables.
On peut se rendre directement de la place St-Marc, par la rue Merceria, à l'église ;
San Salvatore (St-Sauveur)— (PI. 21) (xvi« s.). Façade du xvii* s. Sculptures de QéroL Campagna (église fermée dernièrement pour cause de restauration) — Mausolées : du doge Fr. Venier, par Sansovino ; de Catherine Cornaro, reine de Chypre, etc.
— Maltre-autel : Pala d'argento.—J. Bellin^ Cène à Emmaûs.
A l'Bat dn pont da Rialto.
S. Jean Chrysostoms {Zangrisostomo), (PI. H) XV s. Tableaux de J. Bellin, Seb. del Piombo.
— Un peu plus loin, au N., on arrive à l'église des :
VENISE
[HODTE 40]
Sakti Apostoli. — (PI. 3). Peintures de P. Véronèse, Ces. da Conegliano.
El) suivant toujours la même direction, jusque près du quai qui regarde Tile de Murano, on trouve l'église des :
Jésuites [Santa Maria assunta de' Gemiii) (Pi. 6) (xvm's.). Profusion de marbres. Chef- l'œuvre de mauvais goût, reintures du Titien et de Tinloret.
Dans cette partie éloignée de Venise, on peut visiter les églises :
Santa Gaterika. — Abbazia
(l'abbaye).
A côté de la gare du chemin de fer, l'église des :
ScALzi (Carmes déchaussés); (PI. 22). Elle est remarquable par sa riche ornementatiou. — V. Bellin, la Vierge et l'Enfant Jésus.
Au S. et à l'O. du Orand-Ganal.
La Salute (Santa Maria délia Sainte) (PL E. V.) (xvii« s.).
égl. élevée en commémoration de la cessation de la peste. Architecte, B. Longhena. Repose sur 1,200,000 pilotis. Dans l'église, dans la grande et dans la petite sacristie, peintures de Titien, Tintoret,Palma, Padovanino, Salviati.
Si, traversant la pointe de l'Ile, on gagne le quai du canal de la Giudecca, on peut y visiter l'église des :
Gesuati — (PI. D. VI) (xviii' s.).
richesse de mauvais goût. Plafond de Tiepolo ; le Christ en croix, par Tintoret.
De là , en suivant le quai délie Zattere, en tournant à dr le long du canal San Basilio, o:i voit à gauche, vis-à-vis du i pont, l'église de : '
S. Seba>tiano (PI. 25). — {\vf s.). — Saint Nicolas, de Titien (âgé de 86 aus) ; plusieurs peintures intéressantes de P. Véronèse. — Simple pierre tombale de ce dernier.
A peu de distance, à TE., esl l'église des :
Cakmini. — Cima da Conegliano, Nativité et Saints; Tintoret, Circoncision.
Si, continuant à avancer dans la même direction, on traverse le Campo Santa Margherita.
on arrive devant l'église :
S. Pantaleone. —(PI. 19.)riJfond peint par Fumiani (xvnr s. S. Pantaléon, par P. Vérone^ — Plus loin, toujours dans li même direction, est la vasl^ église des :
Frari (Santa Maria gloriosade; frari). — (PI. 5.) Façade duxn s. Mausolées : du Titien; c doge Foscari; de Nie. Tron; u J. Marcello ; du doge et du gr néral Pesaro; de Canova. - Peintures de J. Bellin (la Vier.
et des saints) ; Vivarinit Palnn Salviati, Titien (la Vierge et dr saints).
Dans le cloître contigu colle.' tion importante des :
Archines , conservées dan 298 chambres. — Près de 1 est l'église :
S. Roooo (St-Roch) (Pi. 20). - Plusieurs grandes peintures à Tintoret; un Christ allant a
[route 40] YBIII8B.
nipplice, par Titien. — A côté est la confrérie :
Scaola di B. Roooo. — Façade par Scarpagnino. —Nombreuses peintures du Tintoret; entre mires le grand tableau du Cruûflement. — Visible de 9 h. à i h. On donne 50 c.
Ile San Giorgio.
S. Oiorflo Maniore. — (PI.
F. VI.) Cette église, que l'on iroit depuis la Piazzetta, est de 'architecte Palladio. Peintures iu Tintoret. Belles stalles sculpées (de 1599).
Il«d«U
Redbrtore. — (PI. D. vu.) Architecture de PaWadio. — Peintures de J. Bellin (sacristie), Palma, Tintoret^ Bassan,
Falaia.
Ces édifices, qui contribuent à la magnificence de Venise, sont de petits hôtels sans cour, ni jardin, ni dépendances, dont la principale façade est tournée sur un canal. On peut en prendre une juste idée en parcourant le :
Orand-Oanal.
A gauche :
I>osana (Douane), xvn* s.
Église de la iSalute (p. 06^.
Palais Dario (\v* s.).
P. Hanzoni (xv« s.).
A droite :
Palais Giustiniani (hôtel de l'Europe).
P. Trêves (Emo) (xvii- s.). On y voit deux statues (Hector et Ajax), derniers ouvrages de Canova.
P. Contarini (Fasan) (xiv* s.).
Restauré en 1837.
P. Cavalii (xv« s.)^ au duc de Bordeaux.
Pont en fer jeté sur le canal en 1855.
Académie des beaux- arU V. plus bas). "
P. Rezzonico. Architecture de tonghena. P(>intures à l'intéieur.
P. Foscari, beau palais du v« s. Henri III y fut reçu. — Il st occupé par l'École du comaerce.
P. Giustinian Lolin (par Longhena), à la duchesse de Parme.
P. Grassi (xvui* s.), au baron Sina.
3 P. Hocenigo. (Celui du mi* lieu fut habité pendant quelque temps par lord Byron.)
P, Pisani {ly s.).
P. Grimani (à S. Polo).
P. Bernardo (xv« s.)-
YENISB. [route M
P. Corner Spinellî (xt* s.
(propriété de la danseuse T»
glioni).
P. Grimani (la Poste), ctae/-
d'œavre de Sanmicheli.
P. Manin (du dernier dogd
(aujourd'hui siège de la Banque
nationale).
Font do Rialto (d'une seule arche, 1590).
Ce pont, long de 49 met. large de 14, repose sur 12,000 pilotis. Il présente trois passages : celui du milieu est bordé de boutiques. Jusqu'en 1854, c'était Le seul point de communication sur le grand canal.
P. Corner délia Regina(1724).
P. Trou (Donâ), xvi« s.
CiVICO MdSEO CORRER (PI. D. III
t. sur le Grand-Canal) (legs fait à la ville). Peintures, curiosités, etc. (ouvert les lundi, mercredi et samedi, de 10 à 4 h.).
Il y a beaucoup d'autres palais remarquables disséminés sur les divers canaux de Venise.
Académie des beaux -arts.
— (PI. E. ]). V.) La galerie de tableaux est ouverte tous les jours de midi à 3 h. — Le catalogue de 1862 contient 700 numéros. Nous citerons seulement quelques tableaux les plus remarquables. — Grande salle d'entrée : Assomption, du Titien. — Tintorett Martyre de saint Maro. — J. Bellin, Madone et saints. — P. Véronèse, la Vierge et saint Dominique.— Salle des peintures anciennes.
— Galerie Contarini. ^ Tableaux provenant de la galerie Manfrin.
La Cà d'Oro (xiv s.).
P. Vendramin Calergi. Propriété du duc de Bordeaux. Bel édifice par P. Lombardo. (Visible tous les j. — On donne 25c.
au portier et 1 fr. au domestique.)
— 5 salles Palladio l" salle
nouvelle : Titien, Présentation au Temple. — Pordenone, li Vierge du Carmel. — p. VéronèsCf Annonciation ; la Vierge et des saints. — Paris BordoMt Pécheur rapportant l'anneau du doge. — 2* salle nouvelle : Gentile Bellini, Miracle de la Croix; Procession sm* la place Saiat- Marc ; — suite de tableaux de Carpaccio, Histoire de sainte Ursule. — P. Véronèse, Repas chez Lévi. — Il y a encore plusieurs autres salles où sont réunies des œuvres de maitres divers et des dessins.
OoUeotions partioaUères. ~ Palais Manfrim (canal di Canareggio, vers la gare du chemin
ROUTE 40] TBNISE.
le fer, (PI. G. Il, u.), la plus )elie galerie de Venise; venlue en partie et encore en ven- ^e. Les meilleurs tableaux ont ïié vendus en 1856. — (Visible tous les jours de 10 à 3 h. On jonne 50 c.) MOSÉE GORRER, (F. p. 68.) Arsenal. — (PI. H. IV. V.) (A l'extrémité E. de Venise.) Fondé en 1104. Agrandi depuis. Devant la porte d'entrée, deux lions en marbre pentélique, enlevés d'Athènes, en 1687, par Fr. Morosini. Le plus grand porte des traces d'inscriptions anciennes inexpliquées. — Deux autres lions antiques sont placés à quelque distance.— On voit dans l'Arsenal d'anciennes armes dont se servaient les Vénitiens ; l'armure de Henri IV qui en a fait présent à la république ; l'armure équestre de Gattamelata ; le modèle du Bucentaure; des instruments de torture, entre autres ceux dont se servait Francesco di Carrara, tyran de Padoue,— Le 12 décembre 1871, un incendie a endommagé 'quelques parties de l'arsenal.
Théâtres. — La Fenice (le Phénix) (1789) (PI. 26), refait en 1838. — T. Gallo. — T. Apollo.
-T. S. Samuele. — T.Malibran.
Promenades. — La principale est la place Saint-Marc ; de là, par la rive des Esclavons, on gagne les Jardins publics, établis en 1807 par ordre de Napoléon (50 c. en gondole depuis la Piazzetta). — Une autre promenade est celle du Lido (V. ci-
Jardin botanique (à côté de la gare du chemin de fer). On y voit des cactus gigantesques.
EXCURSIONS AUX ItES
Les principales Iles sont :
Le Lido. — Longue digue de sable à TE. de Venise, et qui la protège contre l'Adriatique.
L'entrée de Venise est défendue ici pir le fort St-André, construit par Sanmicheli (1544). — C'est au Lido qu'on va prendre des bains de mer dans la belle saison (de la place Saint-Marc au Lido, en gondole, trajet en 25 min.). — Vers l'extrémité S.
du Lido est :
Midamocco. — C'est là que se trouve la passe la plus profonde pour les forts navires qui veulent entrera Venise. — Pour prévenir l'ensablement, on a construit le long des dunes de massives murailles (murazzi) en pierres. En 1806, Napoléon fit commencer une digue qui a été achevée en 1840.
Saint-Laxare des Arméniens — (3 kil. E. de Venise).— Couvent de religieux qui impriment et traduisent des ouvrages arméniens. Les étrangers ne manquent pas d'aller le visiter.
M urano — (au N. de Venise). -- 4,000 h. Fabriques de glaces et de verroteries. (On les visite). -^ Églises : S. Pierre martyr. Peintures de Palma le Jeune, /, Bellin, Santa Croce^ P. Véronèse, etc. S. Donato, basilique rebâtie au X* s.; Mosaïque du xii* s.
Burano — (environ 8 kil. N.- E. de Venise), 5,500 h. Les fer-
mes des pêcheurs y fabriquent de la dentelle. Église Saint»Mar- TiN : Saint Marc et des saints, par Gir. Santacroce (1541). — A une petite dislance au N. de Burano est située l'Ile suivante :
Torcello — (environ 10 kil.
N.-E. de Venise). Ile aujourd'hui malsaine et réduite à quelques pauvres habitants. — Dôme {Santa Maria), monumenftréscurieux au point de vue de l'archéologie. Siège d'évêque, du vu" s.; Bénitier du x' s.; mosaîqfues du xii* s. — Santa Fosga, curieux édifice byzantin.
Chioçf la — (env. 22 kil. S. de Venise). 26,398 h. —Dôme rebâti au XVII- s. Egl. St-Jacques : /.
Bellin, St-Boch et St-Sébastien.
On peut se rendre de Venise à Ghioggia par le bateau à vapeur, faisant le trajet plusieurs fois par semaine.