‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 108 sur 422 · DESCRIPTION DE ROME · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE ROME

Rome, CAPITALE DO ROYAUME d'I-

TALiE, est située par 41» 53' 52" de latit. Nord et 10* 39' 20" de longit.

Est, du méridien de Paris, dans une plaine ondulée et volcanique. Elle est assise sur les deux rives du Tibre (Tevere), à 25 kil. de l'embouchure de ce fleuve dans la mer. Il divise Rome en deux parties inégales, dont

ROUTE 29. — ROME. — MURS d'eNGEIKTE.

la plus vaste, sur sa rive gauche, renferme les collines suivantes : le PitirciOy le Quirinal, le Viminal, VEsquilin, le Cœlius et VAventin, sorte de chaîne séparée par des dépressions et décrivant un cercle au milieu duquel sont isolés les monts Palatin et Capitolin. Sur la rive droite sont les monts Vatican et Janicule. La ville présente la forme d'un polygone irré-

fulier dont le périmètre est estimé à 4 kil., et le plus grand diamètre, de la Porta del Popolo (N.-O.) à la Porta San Sebastiano (S.-E.), à 5 kil. Son enceinte actuelle correspond à peu près à celle d'Aurélien ( K. ci-dessous) , mais un tiers seulement de ce terrain est couvert de constructions ; le reste est inhabité et se compose de ruines, de jardins bordés de longs murs.

Population, — 248,307 hab.; d'après le recensement du 21 décembre 1871, 244,494 hab. — EUe était, en 1851, de 172,382; en 1862, de 197,078. Au XIV* siècle, quand les papes siégeaient à Avignon, elle était tombée à 17,000. Sous LéonX, elle s'était relevée jusqu'à 60,000. — La population juive s'élève à près de 5,000. Le pape Paul IV l'avait obligée d'habiter un quartier particulier, le GhettOj vis-à-vis de l'île du Tibre, dans le voisinage des restes du théâtre de Marcellus (V. le Plan). — On compte 3,800 protestants.

Sol primitif.

La constitution physique du sol de Rome présente trois séries de formations différentes : 1* des dépdts d'eau douce et Uuviatile; 2* des sédiments formés par la mer; 3* des tufs d'origine volcanique. Sur quel-

aues points apparaît le travertin ou pieire e Tivoli. — C'est le Tibre qui a creusé la vallée de Rome, à une époque où, par la masse de ses eaux, il en remplissait toute la largeur. On a constaté que ses dépôts et ses éro:>ions se manile^tent à 30 met. au-dessus du niveau moyen actuel de son cours.

L'homme habitait déjà ces contrées quand le fleuve coulait à son niveau le plus élevé; car les {^raviers qu'il a déposés contiennent éta iruMs eo «ilex apaarUnaat à k témie la plus «BCMiuw de i époqua de la pierrt.

Plus tard, le Tibre, réduit à serpenter dans la vallée, laissa plusieurs lacs et marais. De ces marais , communiquant avec le Tibre dans les inondations, le plus ^nd , appelé le Vélabre, inondait le terram situé entre le Palatin et l'Âventin, où fut ensuite le Cirque Mcucime; pour aller de l'une à l'autre de ces collines il fallait passer les marais en barque. Le petit Vélabre, uni i l'autre, s'étendait entre l'Aventin et le Capitolin , et baignait le lieu où fut ensuite le Forum romam. — Le lac Curtiui, situé au milieu, indique la qualité du terrain marécageux au temps de la première gueiTe sa bine. Ce marais fut comblé par les Romains et les Sabins après leur union, avec des blocs (>ris à la roche Tarpéienne. Toutefois, Suétone nous apprend que tous les ordres jetaient chaque année, pour la santé d'Auguste, des monnaies dans le lac Curtius. Ce qui prouve que cû marais du Forum n'était pas encore comblé à celte époque. Le Vélabre fut desséché par Tarquin l'Ancien, au moyen de travaux considérables {V. cloaca Maxima, p. 153). — Le Champ de Mars formait un autre marais souvent inondé par le Tibre. Les parties de Rome les plus habitées aujourd'hui sont cet ancien Champ de Mars, espace compris entre le Pincius, le Quirinal, leViminal, le mont Capitolin et le Tibre. Ce champ, qui appartenait aux Tarquins, fut consacré par le peuple au dieu BJars, après l'expulsion de ces rois étrusques. Cfette plaine servait aux exercices gymnastiques, aux évolutions militaires, aux assemblées publiques.

Mura d*enoemto. — Jusqu'à l'époque d'Àurélien, Rome n'eut d'autres murs d'enceinte que ceux de Servius TuUius, faits de pierres carrées sans ciment. Mais les faubourgs s'étaient beaucoup étendus en dehors.

Pour les mettre à l'abri des incm'sions des barbares, Aurélien les entoura également d'une nouvelle enceinte.

Probus la termina vers 276. Honorius, Théodoric, Bélisaire, Narsès, la réparèrent. Ces remparts et les 300 tours célébrés par Claudien (De ConsulcUu Honorii^y. 530 etseqq.) furent achevés en 404 ; et en 409, Alaric mettait Kome pendant 3 nuits au pillage !

Plusieurs inscriptions placées alors sur ces portes ont été conservées. A la fin du vn* siècle, le même circuit subsistait encore. En 852, Léon lY enferma dans la ville le Vatican et ses faubourgs, qtii s^appelèrent la cUé

Page 1