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ROUTE 29. — ROME. — HISTOIRE MONUMENTALE

)es Romains y passèrent eux-mêmes, sans s'en apercevoir. »

(De ran 30 av. J-C. à 476 de l'ère chrétienne.)

c La politique d*Àu^ste parait dans le soin de donner le nom des membres de sa famille, de Livie, sa femme, d*Octavie, sa sœor, de Lucius et de Gaïus, ses petits-fils, aux édiûees construits par lui ; pour attacher la reconnaissance des Romains i la dynastie qull espérait, mais qu'il ne put fonder. On lui aoit le théâtre de Marcellus, le Forum d'Auguste et le Temple de Mars Vengeur (p. 467), son propre mausolée (PI. E, 2). — Des nombreux édifices d' Agrippa, le plus. célèbre et le seul conserve est le Panthéon, dédié à Auguste. — Aup:uste, qui affectait la simplicité, était allé habiter, dans une partie assez retirée du Palatin, la maison de l'orateur Hortensius, vers la villa Mills (Spada). — Le coin N.-O. du mont Palatin, où étaient les maisons des principaux citoyens à la fm de la république, fut envahi par le palais de CaUgula. Le pouvoir aosolu, qui s'était déguisé jusque-là, se montrait maintenant la face découverte. Un pont insensé, jeté obliquement sur le Forum, fut rejoindre le Capitole, pour que le dieu Caligula pût aller commodément converser avec son collègue Jupiter. — On doit à Claude l'utile construction de deux aqueducs. — Néron bâtit sa maison Dorée, palais des Mille et une Nuits, qui commençait au Palatin et couvrait un tiers de la ville, renfermant dans son enceinte des bois, des étangs, etc.

cYespasien qui, en mourant, se moquait de sa propre divinité, a eu les honneurs d'un temple, en partie conservé (p. i58). Varc de triomphé élevé à Titu$ est une des ruines les plus remarquables de Rome. — La plus grande est celle du Cotisée, auquel travaillèrent les trois Flaviens. Ils voulaient en finir avec la mémoire cle Néron, encore chère à la multitude. Le Colisée fit disparaître les célèbres étangs de Néron ; les thermes de Titus, au mont Esquilin, s'élevèrent sur un de ses palais. On en voit encore des débris. — Nerva acheva le Forum de Jkndtien (Transitorium). Il chargea Frootin, qui a labsé un traité sur les

aqueducs, de réparer ceux de Rome. — La colonne de marbre portant le nom de Trajan est encore debout. On peut reconstruire par la pensée, à l'aide des débris qui en restent, son forum et sa basilique (PI. F, 4K

« Les restes du beau temple de Vénus et de Rome, dont Adrien fut l'architecte, rappellent le meurtre d'Apollodore. Le mausolée d'Adrien, monument d'une grandeur inutile, et le pont jEHus (Saint-Ange) qu'il fit construire uniquement pour y arriver, peignent la vanité égoïste de son âme.

d Les guerres de Marc-Aurèle contre les Germains sont retracées sur la colonne Antonine par des bas-reliefs, dont la perfection moins grande fait voir que depuis ceux de la colonne Trajane l'art a déjà décliné. [La place du Capitole conserve la statue équestre de Marc-Aurèle.] La sculpture de l'arc de Septime Sévère (p. 157) est déjà grossière. — Les thermes de Caracalla qui contenaient 1 ,600 sièges de bains, en marbre poli, sont, après le Colisée, la plus grande ruine de Rome. C'est de même un monument consacré, selon le génie de l'em- Eire, aux plaisirs de la multitude. — es débris du palais du Soleil (Jardin du palais Colonna), élevé sur le Quirinal par Aurélien, qui construisit une enceinte de Rome en partie conservée, sont d'une telle beauté qu'on a peine à les croire contemporains des monuments de Palmyre. — Les thermes de Dioctétien surpassèrent en grandeur tous les bains construits à Rome jusque-là; ils renfermaient 5,000 sièges pour les baigneurs.

Ils attestent par leur étendue et par le grand aspect de la salle dont Michel- Ange a fait une des plus belles églises de Rome (Santa Maria degli Angeli), ce aue l'architecture était encore à cette époque.

c Maxence élève encore un cirque, en partie conservé de nos jours, et la majestueuse basilique {ae Constantin), dont le tiers, qui seul subsiste, forme une des plus importantes ruines de Rome. Cette basilique, construite par le dernier des empereurs païens, et dédiée au premier empereur chrétien, son vainqueur, montre le monde passant du paganisme au christianisme. » — Citons encore Varc de Constantin (p. 163) et la colonne de Phocas (p. 160) parmi les derniers monuments de la Rome anti-

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