ROUTE 29. — - ROME. — MUSÉE ÉTRUSQUE GRÉGORIEN
musée, commencé par Pie VII, et établi au-dessous du musée Etrusque, fut ouvert par Grégoire XVI. Il occupe plusieurs chambres. Il offre peu d'intérêt.
!'• chambre : 2 sarcophages de basalte noir. Sur l'un on lit Te nom do Psammétique I", 4" roi de la XXVI* dynastie, et secrétaire du collép^e des prêtres. — 2« chambre : i statues demicolossales de la déesse Pascht (Isis). — 2 lions de granit gris. — Statue de granit noir : la reine Tovea, mère de Ramsès III (Sésostris). — Buste de Plolémée Philadelphe. — Statue d'Arsinoé, sa femme. — 3* salle (imitations par des artistes grecs ou romains) : Belle statue d'Ântinoûs, en marbre de Carrare. — 4* chambre : Petite statue de Menephtah. père de Sosostris. — Hémicycle du Belvédère ; 4 statues semi-colossales. — Caisses de momies. Sur Tune on lit le nom d*Amenoph, roi de la XVII" dynastie (1832 ans avant J.-C). — Dans des vitrines, momies d'ibis, de chats, etc..
— Collier sur lequel est gravé le nom de Renoubka, le plus ancien roi de la XVI" dynastie (contemporain d'Abraham). — 52 papyrus en divers caractères égyptiens.
— Sur les murs, inscriptions coptes, arabes, cunéiformes, etc.
En sortant de la galerie des Candélabres, on prend, sur le palier, l'escalier qui aboutit près de la porte du Musée étrusque, qu'on se fait ouvrir (on donne 50 c. au gardien).
Musée étrusque grégorien (Plan J.), situé au-dessous du musée égyptien.
— C'est à Grégoire XVI qu'est due la formation de ce nouveau musée, terminé en 1837. Il se compose de monuments découverts, depuis l'année 1828, dans les nécropoles de TEtrurie ; et provenant principalement des fouilles de Vulei, de Toscanella, de Chiusi, Tarquinii et Cœre. (K. ci-dessus, p. 38, 43.) C'est le sanctuaire le plus plus précieux pour l'étude de l'archéologie italique. Malheureusement les objets ne sont pas numérotés, et ce musée appelle un catalogue bien fait pour en faciliter l'intelligence. On peut le visiter tous les jours. — Les trésors de cette collection sont distribués et classés dans onze chambres. — I«' vestibule : 5 sarcophapjes avec statues en terre cuite couchées sur le couvercle.
— Portraits en terre cuite recueillis dans les tombeaux. — II* salle : Urnes en terre cuite et en albâtre. — III\
Au milieu, grand tombeau sur lequel est couché un lucumon. Sur les 4 côtés, sujets mythologiques, inscription bilingue (latin et ombrien). — urnes sépulcrales, contenant encore les restes mortels. — IV*. Statue de Mercure en terre cuite, trouvée à Tivoli . — Faune ou Adonis couché. — Bas-reliefs. — V* et VI*. Vases. La collection des vases contient, outre des vases étrusques proprement dits, des vases de la Sabine, et les vases aux formes si élégantes de la Campanie et de la Grande-Grèce, des vases égyptiens, babyloniens, phéniciens. L'art étrusque semble accuser dans la forme et l'ornementation des vases de couleur jaune une origine égyptienne ; ceux de couleur rouge avec figures en noir, appartiennent à une période étrusque aftranchie de l'influence égyptienne ; enfin dans ceux à fond noir avec figures en rouge, ce genre de fabrication atteint son plus haut point de perfection. Les vases grecs offrent exclusivement des sujets mythologiques; les peintures des tombeaux étrusques sont relatives aux croyances relideuses et caractérisées -par la présence de divinités ailées. — Un beau vase de Vulci (VI* salle) représente Achille et Ajax jouant aux osselets.
— Dans la VII* salle, disposée en hémicycle (correspondant à celui du jardin du Belvédère], sont rangés les plus beaux vases de la collection. — Amphore : Hercule et Minerve. — Hercule aux enfers avec Minerve. — Stamnos (verre pour le vin). — Assemblée des dieux. — Jupiter enlevant Egine. — La VIII* contient les coupes, patères, etc.
— Objets divers dans les vitrines. — Une multitude d'objets exciteront la curiosité, depuis les statues en bronze telles que la belle statue de guerrier avec une cotte de mailles, trouvée à Todi en 1835 (IX* salle), ou celle d'un jeune garçon portant la bulla, trouvée à Tarquinii, jusqu'aux meubles usuels, aux ustensiles de la vie commune et aux ornements de femmes, aux bijoux d'un travail exquis (IX* salle), égalant en délicatesse les filigranes de Gènes et les chaînes d'or de Venise. — De la galerie des bronzes on passe par un couloir à une salle dont les murs sont couverts de copies de peintures étrusques, trouvées dans les tombeaux. — La X* salle présente l'imitation d'une chambre sépulcrale.