‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 164 sur 422 · MUSÉE DO C API TOLE · texte numérisé non relu

MUSÉE DO C API TOLE

(1" étage).

Salle des rnaosopHES (PI. 2). Les caractères italiques indiquent les bustes les plus remarquables. — Plusieurs basreliei's sur les murs. Au milieu de la salle, statue assise de Marcus Cl. Marcellus le vainqueur de Syracuse (212 ans av. J.-C). 1. Virgile (??). 2 et 3. Heraclite. — 4, 5 et 6. Socrate. — 7. Alcibiade. — 8.

Caruéades. — 9. Aristide. — 10. Sénè^ que, 11-12. Sapho, Aspasie. — 13, 14, 15. Lysias. — 10. Marcus Agrippa. — 17. lliéron, roi de Syracuse (?) — 18. Isocrate. — 19. Théophraste, colossal (?). — 20. Marc Aurèle. — 21. Diogène. — 22. Archimède. — 23. Thaïes. — 24. Asclépiade. — 26. Apulée [?).— 27. Pythagore (?). — 28. Alexandre le Grand. — 29. Posidonius, architecte. — 30. Aristophane (?). — 31 et 32. Démo^Uiènes,

ROUTE 29. — ROME. — HtlSÉE BU CÂPITOLE.

— 33 et 34. Sophocle. — 35. Persius Flaccus. — 36. Anacréon (?). — 37. Hippocrate poëte (?). — 38. Aratus. — 39-40. Démocrite. — 41, 42-45. Euripide. — 44-46. Homère. — 48. Corbulon.

— 49. Scipion l'Africain (tête chauve, admirable buste ; rude et belle figure). — 51. Pompée le Grand. — 52. Caton d'Utique. — 53. Aristote. — 55. Cléopâ- Ire (?). — 59. Hérodote. — 60. Thucydide. — 61. Eschine. — 62. Epicure et Métrodore double hermès. — 64. Epicure [tête étroite et sévère]. — 66. Phocion. — 67. Agathon. — 68 et 69. Massinissa. — 70. Antisthènes. — 71 . Junius Rusticus. — 72-73. Julien V Apostat. — 74. Domitius ^obarbus. — 7o. Cicéron ou Asin. Pollion. — 76. Térence. — 77, 78-79. Apollonius de Thyane. — 81. Péliandre. — 82. Eschyle, ooëte tragique.

Salle des Empereurs (PI. 1). Les caractères italiques indiquent les bustes les plus remarquables. — Sur les murs, série de bas-reliefs ; entre autres, Hylas enlevé par les nymphes ; les trois Grâces, <lisposées comme le groupe de Sienne; Combat d'éléphants dans le cirque. Le bas-relief le plus remarquable est Persée délivrant Andromède. — Au milieu de la salle, belle statue d'Afl^rippine, fille d'Agrippa, veuve de Germanicus, mère de Galigula et grand'mère de Néron. « On s'arrête avec respect, dit Ampère, devant la première Agrippine, assise avec une si noble simplicité et dont le visage exprime si bien la fermeté virile. » — Autour, sur des tablettes, sont rangés une suite de bustes [la plupart médiocres] d'empereurs et d'impératrices.

— 1. Jules César (?).— 2. Auguste. — 3. Marcellus (?). — 4. Tibère. — 5. Ti-^ hère. — 6. Drusus, frère de Tibère. — 7. Drusus Je Jeune. •— 8. Antonia, femme de Drusus l'Ancien et mère de :

9. Germanicus. — 10. Agrippine, femme de Germanicus. — ii. Caligula. — 12. Claude. — 13. Messaline (une grosse commère sensuelle, aux traits boutîis, à l'air assez commun, mais qui pouvait p'aire à Claude, dit Ainpère). — 14.

Agrippine, femme de Claude. — 15. Néron jeune. — 16. Néron dans l'âge mûr. — 17. Pompée, — 18. Galba. — 19. Othon^ — 20; VitelUus (?). - 21.

Vespasien. — 22. Titus. — 23. Julia, fille de Titus. — 24. Domilien. — 25.

Domitia Longina, sa femme. — 26. Nerva -(moderne). — 27. Trajan. — 28. Plo-

tine, sa femme. — 29. Marciana, sa sœur. — 30. Matidia, fille de Marciana.

— 31-32. Adrien. — 33. Sabina, femme d'Adrien. — 34 ^lius César, filsadoptif d'Adrien. — 35. Antonin le Pieux. — 36. Faustine, sa femme. — 37-38. Marc Aurèle. — 39. Faustine, sa femme. —7 41. Lucius Verus. — 42. Lucile, sa femme (?). — 43. Commode. — 44. Crispina, sa femme. — 45. PerHnax. — 46. Diditta Julianus, et 47. Manlia Scan < tilla, sa femme. — 4S. Pescennius Niger ij). — 49. Clodius Albinus (?) — 50-51. Septime Sévère. — 52. Julia Pia, sa seconde femme. — 53. Garacalla.

— 5i. Geta (rare). — 55. Macrin. — 56. Diuduménien. — 57. Héliogabale (très-rare). — 58. Annia Faustina, sa femme. — 59. Julia Mesa. — 60. Alexandre Sévère. — 61. Julia Mammea, sa mère. — 62. Maximin, — 63. Maxime.

— 64. Gordien l'Ancien. — 65. Gordien le Jeune. — 66. Puppien.— • 67. Balbinus. — (58. Gordianus Pius. — 69.

Philippe le Jeune. ^ 'îO. Trajan Dedus. — 71. Q. Erennius. — 72 Hostilien.

— 73. Trébonien (?). — 74. et 75 Volusien. — 76. Gallien. — 77. Salonina, sa femme. — 78. Saloninus, leur fils. — 79. Carin. — 80. Dioctétien. — 81. Constance Chlore. — 82. Julien l'Apostat.

— 83. Magnus Decentius.

De la Salle des Empereurs on entre dans la longue galerie; et, tournant à dr. on trouve un cabinet, ouvrant à gauche.

Cabinet (PI. 7) .— Véniis du Capitole,

la plus belle statue de Vénus, léguée par l'antiquité, après celles de Mile et de Médicis, trouvée murée dans une niche d'une ancienne maison. On avait sant doute voulu la soustraire aux mutilations qu'aurait pu lui faire subir l'austérité des chrétiens, a Comme on l'a trouvée dans le quartier de la Suburra, on peut supposer, dit Ampère, qu'elle ornait l'atrium élégant de quelque riche courtisane. »

Les mains sont restaurées. — Leda et le Cygne. — L'amour et Psyché.

Rentrant dans la longue galerie, on y voit les objets d'art suivants :

Galerie (V. le plan). — Bustes : 1. Marc Aurèle ; — 2. Faustine, femme d' Antonin ;

— 3. Septime Sévère; — 5. Silène, assis. — 12. Faune jouant de la flûte; — 13. Répétition du Cupidon bandant son arc, de fjysippe {V. Musée du Vatican, p. 268) ; -^lo. Statue assise d'Aristippe de Smyr-

ne; — 19. Agrippine et Néron avec la bulle d'or; — 20. Bacchante âgée et ivre (Comment ne pas voir dans cette caricature en marbre une reproduction de la vieille femme ivre de Myron, qui passait pour une des curiosités. de Smyrne? (Ampère);

— 23. Bacchus riant ; — 26. Hercule enfant étoufTant les serpents; — 28. Sarcophnge (Enlèvement de Proserpine); — 29. Urne cinéraire avec Amours ailés ; — 53. Satyre jouant de la flûte ; — 36. Gladiateur qui tombe en se défendant (le torse seul est antique). C'était en partie une copie du discobole de Myron. — Sur les murs, inscriptions provenant du Columbarium de Livie ; — 38. Belle tête colossale de Junon; — 40-41. Niobides ; — 42. Buste de Jupiter; — 44. Diane Lucifera ; — 48. Sarcophage (éducation de Bacchus); — 53. Psyché; — 54. Tête d'Antinous; — 55. Vénus; — 59. Gérés;

— 62. Buste de Tibère; — 63. Bacchus; — 64. Belle statue de Jupiter sur un cippe (dont le bas-relief représente la vestale Claudia halant sur le Tibre le bateau portant rimage de la magna mater); — 67.

Buste d'Adrien, composé de 5 albâtres diftérents; — 69. Buste de Caligula; — 70. Marc-Aurèle, jeune; — 71. Minerve, copie antique de celle trouvée à Velletri, qui est au Louvre, conforme à celle du Braccio Nuovo (n" 114) ; — 74. Domitius ^iiobarbus, père de Néron ; — 76. Beau vase de marbre pentéliaue, trouvé près du tombeau de Cecilia Metella, posé sur une base circulaire (margelle de puits), avec bas-reliefs des 12 grands dieux. — Sur les murs, inscriptions recueillies dans les columbaria de la voie Appienne

Salle des Colombes (PI. 6). — Ainsi noounée de la célèbre mosaïque trouvée en 1739 à la villa Adriana^ et qiii, n" 89, représente 4 colombes autour d!une coupe ; l'une se penche et boit. Ce beau monument est sans doute une copie de lamosaïque de Sosus, qu'on voyait à Pergame, et dont Pline parle avec admiration. (Les nuances sont un peu ternies ) — 60. Beau sarcophage, avec bas-reliefs de Diane et et Endymion. — Mosaïque (masques tragique et comique). — Cupidon, déguisé eu Hercule, avec les attributs de ce dieu (trouvé en 1872). — Pied en marbre d'une statue colossale de Vénus (trouvé en 1872) — Autour de la salle un grand nombre de bustes d'empereurs et de Romains inconnus. — 88. sarcophage rappelant par ses bas-reliefs T histoire de I

PALAIS DES CONSERVATEURS. 287

Prométhée et la doctrine des derniers platoniciens sur la formation et la destruction de l'homme. — 25. Table iliaque.

— Bas-relief représentant les événements de la guerre de Troie.

PALAIS DES CONSERVATEURS

Ce palais était le siège des conservatew's, magistrats municipaux comparables à nos anciens échevins. Il a pris récemment, comme musée, une grande importance. — La Prolomothèque, le Musée et la Pinacothèque sont ouverts tous les jours de 10 h. à 3.

— Toutes les salles du rez-de-chaussée (Plan a) sont aujourd'hui fermées et ne doivent pas recevoir de collections d'art. Elles étaient d'abord occupées par la Protomothèqiie, oui a été transportée dans la longue galerie du 1*' étage (V. plus loin).

Rez-de-ehatisêée, — A dr. dans le vestibule, statue de Jules César (Plan 5), le seul portrait authentique qui soit à Rome. A g., statue d'Auguste (Plan 4).

Au fond de la cour il y a deux rois barbare en marbres gris , et une statue de Rome, assise (Plan 1) sur un piédestal moderne, où l'on a enchâssé la clef de voûte d'un arc de triomphal. A g., on voit une tète colossale de bronze, attribuée à Commode, bien qu'elle n'ait aucune ressemblance avec les portraits de cet empereur. A dr.,onaamire ungroupe représentant un lion qui déchn^e un cheval. Aux côtés de la cour, plusieurs fragments d'antiques statues colossales, parmi lesquels est une tête de Domitien. — Piédestal en marbre, sur lequel reposait l'urne funéraire d'Agrippine (Plan 2), femme de Germanicus, trouvée près du mausolée d'Auguste.

En retournant sous le vestibule, à dr., on trouve l'escalier. , En face de la première rampe, on a enchâssé dans le mur une imitation moderne, en marbre, de la célèbre colonne rostrale (Plan 5) érigt^e à C. Duillius,

ROME. — PALAIS DBS CONSERTATEURS.

consul, pour sa victoire navale sur les Carthaginois, Tan de Rome 492. L'original était orné de proues en métal, enlevées aux vaisseaux ennemis. Audessous il y a un fragment de Tinscription antique, copie de la première inscription faite en l'honneur de Duiilius, quand on éleva la colonne rostrale. — Cette inscription, monument précieux de l'ancienne langue latine, fut découverte au xvi* s., tout près de l'arc de Septirâe Sévère.

Escalier, — Sur le premier palier de l'escalier, deux statues restaurées d'Uranie et de Thalie ; les murs sont décorés de quatre bas-reliefs ayant rapport à Marc-Aurèle. Dans le pre-

PLAN DD PALAIS DES COXSRBVATEnRS

(rez-de*chaussée).

mier, il fait un sacrifice devant le temple de Jupiter Capitolin ; dans le second on voit son triomphe ; dans le troisième il est à cheval, ayant à sa g. le préteur qui lui demanae la paix de la part des Germains, à genoux; dans le quatrième, Rome lui offre un globe, symbole de la puissance impériale. Ces bas-reliefs furent découverts en creusant les fondations du souterrain de l'église Saint-Luc, au Forum romain ; et pendant longtemps ils restèrent k l'endroit où on les avait trouvés.

En 1867, on a pJacé sur ce palier

quatre bustes antiques en marbre, et.

au milieu un piédestal surmonté d'un buste d'Adrien. Sur une des faces du piédestal est gravée une inscription placée, en l'honneur de cet empereur, par les magistrats préposés à la voirie dans les quatorze regiones ou quartiers de Rome.

En continuant à monter, on voit à g. un petit bas-relief représentant Mutins Curtius le Sabin, à cheval, s'élançant au travers des marais qui occupaient la place du Forum, pendant le combat entre Tatius et Roraulus; ce bas-relief, de style trèsancien, fut trouvé près de S**-Marie Libératrice, sur le lieu qui, d'après la tradition, aurait été le théâti'e de cet exploit. Sur le mur en face, une inscription en vers rappelle la prise du Catroccio des Milanais à la bataille de Cortenuova.

Sur le palier suivant sont deux basreliefs de l'arc de Marc-Aurèle existant autrefois sur le Corso, près du palais Fiano; l'un représente Marc- Aurèle sur la tribune, lisant un discours au peuple ; dans l'autre Mai*c- Aurèle assis, et Faustine la jeune, portée au ciel, par allusion à soa apothéose.

Parvenu à ce second palier, on a en face la porte en glace des appartements des Conservateurs, et, si l'on tourne à gauche, on a la porte d'entrée d'une galerie longue et étroite (PI. 9j. C'est cette galerie qui sert à présent de Protomothèque. Hais avant de nous y engager pour visiter le musée et monter à la Pinacothèque, disons quelques mots des :

Salles des Conservateurs [n»* 1 à 8 du Plan) *. — On ne les visite plus qu'avec une permission au' il faut demander au Tabularium (p. 157), chez le syndic, 5« palier à g., 5« porte à droite.

!'• salle. Fresques du chevalier (TArpinOj relatives à l'histoire romaine (fondation de Rome ; enlèvement des Sabines ; Numa et les Vestales ; Horaces et Curiaces). — Statues de Léon X ; du (lue d'Anjou, sénateur de Rome ; d'Urbain VIII, parle Bernin; d'Innocent X,

' Il y a eu des changements tout récents dans les objets d'art déposés dans ces salles.

AOUTE 29. — ROME. — PALAIS DBS CONSERVATEURS.

en bronze, par VAlgarde; bustes de Christine, reine de Suède, etc. Un esturgeon (bas-relief) c semble là singulièrement placé au milieu de portraits de princes et de princesses ; sa présence constate ici le droit qu'avaient les conservatori d'exiger la partie supérieure de ce poisson, quand on en péchait un de cette taille dans le Tibre, d

II* salle. Peintures par le Sicilien Laurretti; relatives à l'histoire romaine (M utius Scœvola : Brutus condamnant à mort ses (ils ; Horalius Coclès; bataille du lac Uégille) ; statues de généraux pontificaux, M. A. Golonna, Al. Famèse, etc.

III" salle. Fresque de la frise, attribuée à Daniel de VoUerre (?).

IY° salle. Célèbres fragments des Fasti

consulares (CapUolini), trouvés près de Sainte-Marie Libératrice, dans le voisinage du temple des Dioscures ; ils contiennent la liste des consuls et des magistrats publics depuis l'an 272 jusqu'à Auguste. (Quelques autres fragments ont été trouvés en 1818 et 1872 )

Y* salle. Chambre des audiences. — Tête en bronze sur un buste en marbre,

ITALIE DU SUD

portrait de Michel-Ange, fait, dit-on, par lui-ménie. — Tête de Méduse en marbre, du Bemin.

VI* salle. Dans la frise, les peintures par Annihal Carrache, représentent le triomphe de Scipion l'Africain; tapisseries a'après les dessins de Ruhens et de Poussin (?) 1 VII* salle. Fresques par Daniel de

Volterre (sujets tirés des guerres puniques). , , .

Vllf salle. Chapelle : c'est là qu était placée une Madone avec des Anges, fresque estimée du PitUuricchio (?).

Si l'on veut visiter les diverses collections artistiques, qui, avec la Pinacothèque, font du Palais des Conservateurs un musée important, en regard de celui du Capitole, il faut revenu au i.* palier de l'escalier, entrer dans la longue et étroite galerie (Plan 9). C'est la seule entrée pour aller non-seulement aux salles du musée et à la Pinacothèque, mais encore au nouveau Mosée pe LA RoTOsnE (Plan 16), ouvert le 25 février 1876. Celle ouverture a enlrainé un remaniement général du Capilole : on a réuni dans la Rotonde les objets trouvés depuis 1870 et particuliôremenl ceux trouvé» en perçant la via Nationale. Des portes de communication entre la Galerie et la Rotonde, dont le sol est également à la hauteur du 1" étage, ont été ouvertes ultérieurement, comme on peut le voir ici, sur le plan.

Longue galerie de la Protomo- THÊQUE (PI. 9). — Après avbir traversé deux premières salles, où sont inscrites sur les murs les listes des noms des conservateurs, on arrrive au Tourniquet. (1 franc par personne. — L'entrée est gratuite le dimanche ; mais on ferme ce jour-là à 1 heure). On est alors dans la partie de la galerie où a été transportée la Protomothèque, collection de bustes des Italiens célèbres, destinée à former ainsi un Panthéon italien. Cette galerie est éclairée par le haut ; les ustes en marbre, généralement assez médiocres et d'une ressemblance douteuse, sont rangés des deux cotés.

Pie VII avait commencé à faire transporter les bustes des hommes célèbres, déposés auparavant au Panthéon, parmi lesquels étaient quelques étrangers : Mengs, Winckelmann, Angéli- Siie Kauffmann, d'Agincourt, etc. — usiciens célèbres : Palestrina, Sacchini, Zingarelli ; Cimarosa, par Canova, etc. ; artistes, savants et littérateurs; artistes célèbres du xiii* au XVI* siècle ; du xvi" au xix* siècle ; poètes, savants, du xv* au xix* siècle. — Au fond de la galerie est le mo-

PALAIS DES CONSERVATEURS

nument élevé par Léon XII à la mémoire de Canova, exécuté par de Fabris. (PI. 15).

Vers le milieu de la Galerie, à g., est une porte donnant dans une petite cour (PI. 10) où l'on voit en face un escalier (PI. il) qui mène à la Pinacothèque.

La porte suivante, du même côté dans la Galerie, est l'entrée des salles des bromes et des terres cuites.

!'• Salle (PI. 12). — Musée itâuqce, donné par le chev. A. Castellani. Terres cuites, lampes, ivoires trouvés dans les tombeaux étrusques.

2« Salle (PI. i3].— Bronzes ». C'est la salle la plus importante, elle contient une partie desbronzesqui étaient au Musée du Capilole. Il n'y a pas de numéros ni de catalogue. Voici les principaux objets réunis dans cette salle : buste de Brutus; — la fjouve antique*, allaitant Romolus et Remus (les jumeaux sont une reslauntion du xv« siècle). De volumineuses discussions ont eu lieu sur cette Louve. On varie sur le lieu où elle a été trouvée. Les traces de dorure et de foudre fournissent un argument en faveur de ceux qui veulent que ce soit celle dont parle Cicéron (Catil., ni, 8) ; mais cela partît très-douteux. Voir à ce sujet une note de Hobhouse, sur le IV* chant de Childe Harold (stance 87, note 45, traduction de Paulin Paris). On y trouvera réunis et discutés les passages des divers écrivains qui se sont occupés de cette question. — Grande statue d' Hercule ^ en bronze doré, trouvée près de Santa Maria in Cosmedin), sous Sixte V. — Main colossale avec traces de dorure. — Tir reur d^ épine. La ressemblance de ce charmant bronze et du type si fin de l'Apollon au lézard est trop frappaote pour qu'on puisse se refuser à von* ici une inspiration de Praxitèle ou de son école (Ampère). — Vase cannelé (PL F), trouve dans la mer. à Porto d'Aniio (donné par Mithridate au gymnase des Ëupatoristes, suivant l'inscription ^ecque). — Cheval de bronze (trouvé au

^ Quelques-uns des objets indii|nés ici, peuvent n'y être plus. L'installation du nouveau Musée de la Rotonde donnant lieu à beaucoup de déplacements en ce moment même ou nous imprimons.

* La Louve antique et le Tireur d^épine étaient, récemment encore, au musée du Capilole (salle des Cenuures).

Page 1