ROUTE 29. — ROME. — PALAIS GOLONNA
relit. Grand et bel escalier décoré de statues antiques et de i6 colonnes et pilastres de granit rouge oriental. Sa collection artistique a été dispersée.
Palais Gampana — (au coin de la rue del BabbuiDo et de la place du Peuple, derrière Téglise Santa Maria di Monte Santo). La riche collection du marquis de Gampana, acquise par la France, a été placée au musée du Louvre.
Palais de la Chancellerie — (délia Cancelleria ; — entre les places Navone et Farnèse. — Plan 5» D, 4), un des plus beaux palais de Rome, et oèu- TTe capitale de Bramante ; type véritable de son architecture. [La porte, qui n'est pas d*un goût très-pur, est de Dom, Fontana. Letarouilly ( V. Edifices de Rome moderne, lll* voL, PI.
351), a reproduit, d'après un manuscrit de Bramante, le beau projet de porte, dessiné par ce grand architecte et auçiuel Fontana a si fâcheusement substitué le sien.] Le c^rd. Riario, neveu de Sixte IV, le fit reconstruire en entier par Bramante, en grande partie en travertin provenant du Golisee, de Tare de Gordien, etc. — Les 44 colonnes de granit du portique à double étage furent prises de l'élise San Lorenzo in Damasi , démolie lors de la reconstruction du palais; elles auraient apppartenu, à ce que Ton croit, au théâtre de Pompée. — Salon ; fresques dégradées, par Vasari, Peruzzi (?), Salviati. — Ce palais est la résidence du cardinal vice-chancelier. En 1848, il devint le siège du Parlement romain. — Ce fut sur les premières marches de l'escalier que fut assassiné le ministre Rossi, le 13 novembre 1848.
Palais Gbmci — (sur les ruines du théâtre de Balbus, au Ghetto — Plan E, 4, 5). Ce palais longtemps abandonné dans un état de délabrement comme un lieu maudit pour ses affreuses annales (F. Pal. Barberini ; portrait de Béatrice Cenci, p. 298) a été récemment rendu habitable.
Palais Ghigi — (formant un des côtés de la place Golonna. — Plan E, 3), commencé par Jacques de la Parte (1526), terminé par C Moderne. Plusieurs antiques. IJn Enfant endormi et un crâne, emblèmes de la vie et de la mort', par le Bernin. Dans les aj>partements sont des tableaux de maître italiens, que Ton ne voit pas facilement : Salvator Rosa, Satyre disputant avec un Philosophe; Caravage, S» Jean ; VEspagnolet, Madeleine ; Guide, S»« Cécile. Tableaux du Guerchin, de Piètre de Cortone, etc..
— BiBuoTHÈQUE importante; manuscrits.
Palais Gicciapougi (aujourd'hui FalcowiERi; — rue del Banco San Spirito, aboutissant au pont S^ Ange. — Plan 75 G, 3), bâti par Jules Romain.
Palais Golonna (place des S^' Apôtres—Plan F, 4). (La galerie est ouverte tous les jours de 11 h. à 3 h.
Les tableaux ne sont pas numérotés.
Les noms des peintres sont mis au bas des cadres, et les portraits portent les noms des personnages). Ce palais, résidence de l'ambassadeur français, fut construit par Martin Y (Golonna). Jules II y demeura quelque temps. Quatre ponts sur la rue délie Cannelle mettent en communication le palais avec des jardins qui s'étendent sur les hauteurs du Quirinal. L'extérieur n'a rien de saillant; les appartements intérieurs sont magnifiques.
Galerie remarquable par son étendue et la richesse de son architecture. — Dans les salons qui précèdent la galerie, sont 3 meubles (cabinets) curieux. ■-- La galerie de tableaux, jadis considérable, conserve encore quelques bons ouvrages et un grand nombre de médiocres.
I" Chambre. —£o/^tce//t. Madone (expression tendre de la Vierge]. — Lippi, Vierge aux cerises. — Parmigianino ; Innocenzo d'Imola, Saintes Familles.— Giac. Avanzif Grucifiement. — Gentile da Fabriano (?), Madone. — Pietro da Cortona, Résurrection. — Le Guerchin, Moïse. — Luini, Madone, S^ Elisabeth et S* Jean-Baptiste (endommagé). — Jules Romain, Madone, bel ouvrage. — Giovanni Santi, père de Raphaël, Por-