ROUTE 29. — ROME. — VILLA LUDOVISI
deTyrtée est au milieu de la salle. — 10. Leda, trouvée à Frascati, en 1823;
— 15. Esculape et Télesphoros (basrelief). — On passe de là dans la :
Chambre égyptienne (Plan VIII). — Pavement en mosaïque, on y voit un sacrilice des Féciaux. — Au milieu, groupe d'un Faune et d'un dauphin (ayant servi à une fontaine) ; — 3. isis ; — 4. Paris ; -- plusieurs Vénus ; — 8. Cérès (?) ; -^ iO.ZiDgara (bohémienne), statue en marbre et bronze du ivn* siècle; — 14.
femme, de style archaïque ; — 19. buste colossal d'Adrien; — 22. Vénus. — On passe de là dans la dernière salle à vi^ siter au rez-de-chaussée :
Chambre du Faune (Plan IX). — Au milieu, statue de Faune dansant (les bras sont mi9demes) ; — 2 Cérès; — 3. Mercure; — 8. copie du Faune de Praxitèle;
— 4. Satyre colossal ; — 9. Pluton ; — 14. Périandre ; — 1>. buste de Sénèque (?).
a, B. — Revenant sur ses pas dans la plerie, on trouve dans l'angle un escalier tournant, menant au 1" étage.
Appartement sdpérieur. — Galerie:
m milieu. 1. groupe d'Apollon et de l^>hné, par le Bernin à 18 ans; du Qune : David [œuvre remarquable]; Enée et Anchise [ouvrage attestJant la con- QÛssance du nu. De la mollesse dans les tites) (à 15 ans, dit-on?). — Voûte peinie par Lanfranc. — Chambre des M1T1U1TS. 7. Portrait de Paul V., par Miekel'Ange de Caravage; — son buste pw le Bemint Quelques peintures (V.
niifl lAoUe), — Une autre salle a un pWbnd peint par Gagnereau et représentant une nymphe surprise par un satyre. — Chambre de la Venus Vieirix, ainsi nommée d'après la statue de Ptoline, sœur de Napoléon, représentée wosli figure de Vénus nue, par Canova.
— Chambre de VOrizzonte ; nom donné en Italie au peintre Van Bloemen d'An- 'er$ (1656-1740), qui l'a décorée. Baccbtnte dansant, élégante statue par ^' Tadolini. — Du balcon belle vue sur le pire
W LcDovisi — (monte Pincio, — ^V F. 2) — sur l'emplacement des jar- <l>iH de Salluste, dont Alaric ht une "»'•»€. — On y est admis le jeudi à ^* K avec une permis;' ion ; — jidres- *ef « demanle au prince de Piombino, i Piice Golonna. — Hais on ne peut voir I >* gilerie de sculptures antiques que {
lorsque la villa n'est pas habitée par la comtesse de Mirafiore, épouse morganatique du roi. — Demander la permission au Quirinal. — Cette villa fut construite par le cardinal Ludovisi, neveu du pape Grégoire XV; elle appartient aujourd'hui au Bis du prince de Piombino, de la maison Buoncompagni. Elle renferme trois pavillons; le plus grand à g., non loin de l'entrée, bâti sur le plan du Dominiquin.
Le DEUXIÈME PAVILLON, à dr. , renferme une collection d'antiques. — P* Salle : Pan montrant à Olympus à jouer du chalumeau. — Jolie Vénus. — Malidie.
— Figure de Sénateur. — Travaux d'Hercule (bas-reliefs). — Tête colossale de Vénus. — 41. Groupe : Satyre et Nymphe. — 42. Mercure (hermès). — !!• Salle: 1. Statue de Mars, restaurée par le Bernin (Achille selon Ampère).
— Apollon. — Minerve Medica. — 7.
Oreste reconnu par sa ^œui Electre, du sculpteur grec Ménélas [même groupe que celui qui était autrefois placé dans le jnrdin des Tuileries, à une des extrémités de l'allée des orangers]. — Belle statue déjeune Satyre [restaurée]. — 9. Buste colossitl en bronze de Marc-Aurèle. — 26. Bacchus [restauré]. — 28. Gaulois tuant sa femme, beau groupe, faussement dési<;né sous le nom de Psetus et Arria, un des plus beaux morceaux de statuaire à Rome. — BacchUvS. — 30. Mercure [cette belle statue rappelle beaucoup la célèbre statue dite le Germanicus, du musée du Louvre]. — 34. Vénus soriant du bain. — 41. Belle tête colossale de Junon (Gœthe faisait tous les matins sa prière devant cette magnilique Junon Ludovisi).
— 45. Pluton enlevant Proserpine, du Bernin. [Quoiqu'il y ait à la surface une certaine apparence onctueuse de cire fondue, cependant le mouvement du torse et des jambes de Pluton est trèsbeau, très-terme ; la musculature bien comprise. Sa barbe est trop frisée. La tête de Proserpine en pleurs est gracieuse.]
Troisième pavillon. — C'est ici qu'est la célèbre fresque du Guerchin, représentant l'Aurore s'avançant sur un char et chassant la rtuit en répandant des fleurs. [Cette allégorie me semble mal comprise. Quatre a cinq figures représentent la nuit. Le ciel est plus clair en avant de ces figures qu'en arrière de l'Aurore; les chevaux sont lourds de
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forme et de couleur ; le char, d'un dessin lourd et inélégant, est mal inis en perspective ; sur ce cjiar, porté sur des nuages trop noirs, un Amour est disgracieusement accroupi. Celte grande composition est comprise entre des espaces ir réguliers, figurant des ouvertures entre des fragments d'une détestable architecture, interrompue et brisée çà et là, et présentant de fausses perspectives.] — Lunettes de la même voûle : le point du Jour et la Nuit, représentée par une figure de femme qui s'est endormie en lisant. On voit aussi dans d'autres salles des paysages par le Guerchin et Dominiquin ; une voûte peinte par T. Zucchero [une guirlande d'enfants]. — A l'étage supérieur, un plafond à fresque du Guerchin : la Renommée [figure bien jetée ; draperies tourmentées]. — Dans le parc de cette villa il y a des statues, des bustes, des bas-reliefs; un Satyre attribué à MicheUAngé (?j ; un bloc de granit sur lequel était placé l'obélisque de Salluste. très-étendu, est de Rome, de la 3 Salara.
e Janicule), con- 3 à fresque par occupée jusque îs, par des reli- '. Les fresques le récemment, sortant de Rome , on trouve, à \ ]fX\, 5D0 ip. et a g., une montagne où est située la villa). Construite par le cardinal de Médiçis, depuis Clément Yll, sur le dessin c|e Raphaël, et complétée par /. Romain. Les peintures à fresque sont de J. Romain et de Jean d'Çdine. Elle doit son nom à Marguerite d'Autriche, fille de Charles-Quint, et épouse d'Oct. Farnèse, duc de Parme. Elle appartient depuis 1731 aux Bourbons deNaples.Les peintures des voûtes de la loggia sont encore dans un bon état de conservation. Il est regrettable qu'on ne puisse enlever ces chefs-d'œuvre des mains du fermier oui les exploite (50 c). — On y jouit dune très-belle vue.
YiLLÀ Massimi (Plan 1, 5) — (autrefois villa Giustiniani). — Cette villa a disparu dans le tracé des nouvelles voies ouvertes entre S'^-Marie Majeure et S'-Jean de Latran. On y voyait des peintures à fres-
2ue représentant les scènes de la Divir\e 'omédie de Dante, par Koch et Ph. Véil;
de Roland furieux, de l'Arioste, par /. Schnorr, et de la Jérusalem délivrée du tassé, par Overbéck et Fûrich.
Curieuse invasion artistique de Jlomepar la Germanie!
Villa Mattei — (sur le Caelius — Plan G, 6. ) Mérite d'être visitée pour sa belle vue sur Rome et la campagne.
Villa Médicis — (Académie de France — Plan E. F, 1). Le jardin peut être visité en s*adressant aa godcierge. « Ce palais, situé dans U position la plus heureuse, fut Isâti en 1540 par le cardinal Ricci, de Montepulciano, qui le céda bi^^tôt après au cardinal Alex, de Médicis, depuis Léon XI. Ce dernier le fit reconstruire, ajouta une belle façade, dessinée, dit-on, pai* Michel-Ange, puis le remplit de cl^efs-d'œuvre antiques.
Alors la façade se trouvait à rorient sur les jardins, parce qu'on y entrait du coté de la porta Pinciana. Sous Gôme m, grand-duc de Toscane, ce palais fut entièrement dépouillé de ses tableaux et de ses statues, qui allèrent à Florence enrichir la galerie degli prfizj ; puis il fut à peu près abandonné. » Au commencement de ce siècle, en 1803, Suvée, directeur de l'Académie, échangea le palais Mancini ou de Ne vers, situé rue du Corso et occupé par rAcadémie de France, contre la villa Médicis, qui devifit propriété française. Suvee dépensa sa fortune particulière pour subvenir au^L frais de réparation de la villa. — Riche galerie de plâtres ; — bibliothèque. — « On peut, en s'adressant au concierge de 1 Académie, visiter l'intéressante galerie des Plâtres, et même obtenir de visiter le curieui tunnel, admirable ouvrage des Romains, qui, passant à une grande profondeur sous le monte Pincio, aipène ïacqua Vergine à la place d'Espagne. •
Villa Negroni — (Massimo), une des plus belles de Rome, avec ses bob de cyprès, ses avenues de vieux orangers, a complêtèmeiit disparu dans le tracé des
ROUTE 29. — ROMB. — ITIIféRAIRB AUX MONUMEIITS.
nouvelles voies. Les objets d'art ont passé eo Anglelern*.
ViLu P LATi!fA — (Spada, Mills). — Elle iHUUipe »ur le Palatin une partie de l'eroplacemi'nt de la maison d'.^u«^uste. Frejques île Raphaël, rc t urées par Canniccinit 5 rha i.bres an!ii|uc3. El.e est devenue la demeure de religieuses
TiLU Panfili Doru — (ai kil. au delà de la porte San Pancrazio : — ouverte, après midi, le lundi et le vendredi aux promeneurs à pied, aux ca- ^ers et aux voilures à 2 chevaux].
C'est le plus beau lieu de promenade et la plus grande des villas dans le voisinage de Rome, avec dé beaux iardins publics, rafraîchis par des bassins et des cas*3ades. bile fut construite par le prince (Camille Panûli, oeveu d'Innocent X. Les richesses mal acquises de la belle-sœur du pape, la fameuse Olimpia, coutiibuèreot à cette créa: ion. Promenades, terrasses, bois, jets d'eau (orgue hydndique). Très-belle vue sur les environs de l'ome. Le palais, construit par VAlgarde, renfermait des a&liques, mais elles ont été disperses. Près du palais, on a découvert des columbaria, en 1858. La villa ftiofili appartient aujourd'hui, aux Doria En IH49, cette position élevée fut ^ qoariier général de Garibaldi, et ^Qsuite celui du général français. Un "wnnraent y a été élevé par le prince ^ à la mémoire des Français tués pendant le siège. On a sin^lièrement «agéré les dégâts commis en 1849 ™ la Villa Panfili ; ses beaux pins parflio/i séculaires n'ont que peu
«offert du voisinage de la guerre.
^iLU H PAPA GiDLio — (à 1 kil. cnvi- '•0 en dehcirs de la porte du Peuple ; on pi^n^ k dr. une rue qui y conduit). Ce J»iodu pipe Jules II, pour la eonslruc- P auquel Michel-Ange fut consulté .^t fjjo'^^nt des We.-sins, eut pour arclii- ^ Vufnole. Mais ce savant et ntodfSle Httitre eut à ►outfrir, ainsi que les au- ^f^ artistes ses collab^>raleiira, de» tra- «aMenes du favori du pape, l'évéque «AU» DO sro.
Aliotti, que le peu endurant Mirhel- Ange appela t monaignùr Tante ('.ose, \Ais travaux furent terminas par VAmmanato. qui lit la nympliée. Tad. Zuochttro a peint les fiesques de la galerie circulaire. Cette ôléoiite villa a beau- (;oup souf.'ert d'un Ton^r abandon. Le piivernenient en a fait nue c soi ne pour le giuiie. Jusque dans ces lierni-^rs temps c le ii*a pas iii à souffrir de cette nou*vellc appro|iriutioii. Les sal es du rez-declinuss e conservcut encore à&i plafonds d'une rare beauté.
Villa Torlunh. — (Visible le mercredi de 11 II. à 4. Demander un permis nu prince Turlonia, place de Venise.) Celle villa est situe en dehors de la
Porte l'ia. et à dr. de la route qui va i «'glse S" Aîrnc5e. f^s ri bcs propriétaires y ont di'pcn é des sommes folles et y ont entassé des imitations de mouumcnls empruntés à tous les styles : antique, go hique, Renaissance, chinois...
curiosités d'oCi l'an véritable et le goAt sont absents.
Villa Voleonski. — (A quelque distance* derrière la Scala Santa, près de de l'aqueduc de Clnude. — Plan I, 5), n'est pas toujoui-s visible. — Elle Ta été le mercredi et le samedi (50 c).
La seule construction est celle d'un petit Casino, sans collection artistique. Cette villa n'a d'autre intérêt que celui de l'admirable vue dont on y jouit, rendue plus pittoresque encore par la ligne d'aqueduc qui li traverse. On y a découvert un columbarium antique.
Itiaérair* aux mananiMito priaclpaox et aux curiosités de Rome olassés topoipraphiqaemeat.
(Les monuments antiques sont en italiques.)
DU PONT SAmi-ANfiE AD VATICAN.
Pont S<-Ange, page 1 iO. — Mausolée d* Adrien (château S'- Ange) , Xti. — Hôpital San Spiriio, 515. — Palais Giraud. 3v,9. — Place S'- Pierre, 195. — (Cirque de Ncron, 178-188.) — Obelisque, 180. — Colonnade du Bernin, 195.