‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 314 sur 422 · SICILE. — ROUTE 64. — PALERHE. — ÉGLISES · texte numérisé non relu

SICILE. — ROUTE 64. — PALERHE. — ÉGLISES

La Maoione ou Santa TrinitX — (Kalsa. — près de la porte di Termini.

— PI. 12 B 4) du milieu du xu' siècle. Conserve à Tintérieur le caractère de rarchitecture normande. Façade de

Santa Maru dell' âmmiraglio — (F. LA Martorana).

Santa Maru degli ângioli— (F. la Gancia).

Santa Maru Annunziata— onchiesa dé' dwp«m(4545) (près la porte San Giorgio).

Santa Maru dbl Gancelliere — (Capo,— P1.13 G 3), rebâtie en 4590.

Chœur : fresques du Mor réalèse, i'' chapelle à g. : triptyque attribué à Antonello de Messine.

Santa Maru de [.la Catena ou église de LA Kalsa — (Loggia, — PL 44C4), fin du XV* s. ; façade élégante, refaite au XVI" s. par les fils de Gagini, dans la forme d une loggia ou portique à trois arcades, élevé sur une quinzaine de degrés. Gette église remplaça une antique chapelle du même nom ; et ce nom provient de ce qu'au moyen âge une chaîne était tendue dans le voisinage pour fermer un des petits ports de Palerme.

Santa Maria dello Spasixo — (Kalsa) .

C'est dans cette église qu'était le célèbre Portement de croix de Raphaël, dit le Spsimo, actuellement au Musée de Madrid. Au commencement de ce siècle il vint à Paris, où une habile restauration le transporta sur toile.

Santa Maru di Valverdb— ou Santa Ltjcia (Loggia — PL 15 G 4) : une Vierge et des Saints, attribué au Morrecdese ; S* Antoine, par Vinc, Ane' molo.

• La Martorana (Église et monastère de) ou s** Maria delV Ammiraglio ; vu^airement : S. Simone (Kalsa, ~ PL 16 G 3). -T- L'église a conservé de l'époque normande des restes beaucoup plus importants que la cathédrale. Mais une partie a été moder-, ntsée et couverte de mauvaises fresques. Une restauration moderne a

été entreprise pour lui restituer son caractère ancien. Elle fut fondée vers 1 1 43 ; on a contesté qu'elle l'ait été en 1115, par Georges d'Antioche, amiral du roi Roger. Le plan est grec. Au maître-autel : Ascension, par V.

Anemolo. Gurieuses mosaïques, dont quelques-unes appartiennent à la construction primitive. Dans l'une d'elles, le roi Roger, vêtu du costume bysantin et portant la dalmatique, est couronné par le Christ. On lit l'inscription POrEPIOS PHE [le dessin de celte mosaïque est reproduit dans l'ouvrage de Giac. di Mazo, Belle arti in Sicilia]. — Le monastère fut ajouté en 1 1 94, par Goffredo et Luisa Martorana.

San Matteo — (Loggia : 1632.

Fresques du peintre maniériste Ftïo d'Anna (1736) : Présentation, attribuée au Morrealese; un Mariage de la Vierge porte la date de 1647, époque de sa mort {F. p. 567).

Monte Oli veto — (F. Radia Ndova).

San iNj€OLX Tolentino — (Kalsa, — PI. 17 G 3y : plusieurs peintures du Morrealese.

Santa Ninfa de* PP. Grociperi — (1601) (Gapo) : les 4 Vierges de Païenne, œuvre capitale de Martorana, peintre palermitain en 1724.

Olivella, — ou Sant' Ignazio Martire (Loggia,—- PI. IS D 5), bâtie en 1598, restaurée en 1790. Richement décorée de marbres de couleur et em'ichie d'ornements en pierres précieuses. Quelques bons tableaux, entre autres la Sainte Trinité par Sebast. Conca. Dans les transsepts op-

S>sés, une Vierge et des Saints et le artyre de S* Ignace, peinture ju'on prendrait pour un ouvrage de Michel- Ançe de Garavage, par Fil. Paladino, artiste florentin du xvi" s. Madone de l'école de Raphaël (à qui elle a été attribuée), ou de Lorenzo di Credi. — Au N. de l'église est la maison qu'habitaient les Pères de l'Oratoire, dont la façade a été bâtie* par JSovelli, et qui renferme une bibliothèque de 22,000 volumes, ouverte au public.

Santa Orsola — (Albergaria) : deux peintures du Morrealese. Tableau du maitre-autel par Gius, Patania (il SO- 1852).

Padri Grocifbri — (Kalsa, — rue Butera) : Vocation de S' Matthieu, par Giacotno lo Verde, élève du Morrealese; Visitation, du Morrealese,

San PiETRO MARTiRE — (Loggia): deux tableaux de Vinc. Anemolo : la Vierge ; Descente de croix, peintures de Pietro cTAquila, mort en 1692.

La Pietà — Église et monastère de LA Madonna della Pietà — (Kalsa) :

Descente de croix de F. Anemolo (détériorée par des restaurations maladroites).

San Salvadore — (Albergaria), 1682 : fresque de la coupole (le Paradis, 1765), d'après les dessins de Vito d'Anna. Depuis 1867, le couvent est devenu une maison d éducation pour les demoiselles.

San Simone — (F. la Martorana).

jSanta Trinità — V. LA Magione).

Spbdale de' Sacerdoti; — cette église, appartenant à l'hôpital, possède une Madone attribuée à Sebast» del Piombo; et une S** Rosalie, bon ouvrage de Van Dyck,

San Vito (Capo) : — 2» autel à g. :

Vierge montant au Calvaire, par Giac.

lo Verde. (Au bas, portrait de Novelli et de sa famille. — Ce tableau lui a été attribué.) Annonciation, par Rosalia Novelli.

Santa Zfta — (Loggia). On y voyait une belle Déposition de croix, de Vincenzo Anemolo^ et une Communion de S**Marie-Egyp., ou de S" Madeleine, suivant d'autres, par le Morrealese.

Controverse de S* Thomas avec Averrhoës, peinture sur fond doré, attribuée à Antonello de Messine, etc..

Cet édifice ayant été converti en hôpital militaire à la dernière révolution, les peintures ont été transportées à San Domenico. — Contigu à l'église est l'oratoire richement décoré du Santo Rosario di Santa Zita : Vierge du rosaire, très-bonne peinture de

C. Maratta. Statues et bas-reliefs de Giac. Serpotta (1655-1752).

Spedale grande — vis-à-vis du palais Royal), construit en 1330. C'est aujourd'hui une caserne. Dans la cour on voit le Triomohe de la Mort, peinture grandiose à l'encaustique, mais endommagée, par Antonio Crescenzio, peintre palermitain du xv* siècle ; et sous une autre arcade un fragment de fresque du Morrealese, tout à fait ruinée (1634), représentant le Paradis.

Palais. — Palazzo Reale (Albergaria — près de la porta Nuova — PI.

C 2). 11 parait que ce palais fut élevé sur les ruines d'un château fort bâti au IX" s. par les Sarrasins. Robert Guiscard, les deux Guillaume, Frédéric II, Mainfroy, etc., y travaillèrent successivement. Aucune partie des constructions n'est antérieure à l'époque de la domination normande; et du palais primitif de l'époque normande il ne reste à l'extérieur que la tour dite di Santa Ninfa, sur laquelle est établi YObservaioire (on peut y monter, 50 cent, au gardien, et jouir d'en haut du vaste panorama). C'est une agglomération d'édifices de différents styles. La partie centrale, la plus régulière, contenant les appartements royaux et la galerie, fût bâtie en 1600. Les peintures, exécutées d'après les dessins de Pietro Novelli, ont presque entièrement péri. On remarque la cour entourée de galeries et de colonnades.

Mais la partie la plus digne d'attention est la merveilleuse chapelle conservée dans son intégrité :

Chapelle Palatine (50* au gardien demeurant sous la même arcade), — monument intéressant de l'art du dessin au XII* siècle; fondée vers 1129, par le roi Roger, et toute resplendissante de mosaïques, d'albâtre, de marbres, de pierres diures. Les arceaux retombent sur des colonnes de granit à chapiteaux dorés. Des piliers de marbre alternent avec les pifier^ de granit. « Malgré ses mosaïques splendides, cette chapelle est/d^un style sombre et

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