DE CASTELVETRANO A SCIACCA
(37 kil.)
2V. B. Si, parti de bon matin de Gastelvetrano, on va visiter les ruines de Sélinonle, on a 22 mil. (32 kil.) à parcourir cnire ce pyint et Sciacca ; et on peut y arriver en un jour. La roule directe entre Casielvetrano et Sciacca est de 57 kil.
Casielvetrano au Belici 10
Du Belici à Sciacca 27
Il faut 10 h. de Gastelvetrano à Sciacca, par une ix)ute déserte et qui était peu sûre dans ces derniers temps. Elle ne peut se faire qu'à cheval.
De Casielvetrano (p. 585) on descend à travers des taillis, où sont des chènes-liéges, des lentisques, *etc.; on gagne les bords marécageux du Belici (Hypsa), qu'on passe sur un pont construit avec des pierres provenant des ruines de Sélinonte, et qui enfle souvent avec rapidité après les pluies. En automne, la mal'aria
règne dans cette contrée. A mesure qu'on avance vers Sciacca, les agaves, les oliviers, les pistachiers, les sumacs, les amandiers, les caroubiers, égayent un peu le paysage. — La seule localité habitée que l'on rencontre à moitié chemin, entre Caltelvetrano et Sciacca, est la ville de :
Men/i* (Menfrici), 9800 hab., s'élevant sur une colline au milieu d'un pays nu et sans arbres. On traverse une multitude de petits ruisseaux descendant vers la mer, avant d'arriver à :
Soîacjoa* — (96 kil. de Palerme, 62 kil. de Girgenti et de Mazzara), 14,614 hab. Cette ville, d'aspect misérable à l'intérieur, bien qu'elle compte beaucoup d'églises et de couvents, est dans une position qui domine la mer. Elle n'a pas de port abrilé. Il s'y fait cependant un certain commerce. C'est là qu'étaient les thermœ Seîinuntinœ, patrie d'Agathocle, un des établissements les plus anciens de la Sicile.
Son nom moderne vient de l'arabe.
Sa fabrique de vases d'argile était renommée dans l'antiquité. « Beaucoup de vases dits étrusques sortent des fabriques de cette viUe et de celle de Gela. Aujourd'hui on fait encore à Sciacca des vases d'une terre légère et poreuse qui rafraîchissent les liquides comme les alcarrazas espagnols. » — On peut aller voir, à 4 kil. E. de Sciacca, le :
Monte San Calogero (San Caloirù), montagne conique isolée qui abonde en sources thermales sulfureuses, trèsfréquentées par les malades. Sm* le haut, du côté de la mer, on remarque un puits au fond duquel on entendait un bruit souterrain comme celui d'im vent violent et d'une chute d'eau. Le mont San Calogero est peu élevé (330 met.), mais la montée est roide et longue.
Excurgîon àCaltabellotta*, — environ 17 kil., 5500 hab. Ville dans
SICILE