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FêiM populaires.
Le Carnaval, souTenir des antiques saturnales, était un legs du paganisme romain i la yille des papes. Il commen-
Sait 11 jours avant le mercredi es cendres (une place i une fenêtre ou balcon, 10 à to fr.
{)ar jour). Le dimanche et e vendredi étaient exceptés et réservés aux promenades de gala sur le Corso. — En 1876, le camaTal a commencé
le 1* vendredi avant les jours gras par un baJ au Capitole. — Les jours de conleUi, de gala,
de bouquets, parfaitement distingués les uns des autres, sont fixés par un arrêté municipal. — 11 n'y a eu que les S premiers jours avec confetti ; ces jours-là, pas de voitures sur le Corso. — Depuis 1 heure de Taprés-midi ^usqu'au soir, les voitures et es masques parcourent le Corso et les rues voisines, échangeant des bouquets, des dragées de sucre ou de plâtre. Pour jouir du coup d'osil, les étrangers louent (souvent très-cher; on paye, selon la situation, de 100 à 700 fr. et plus pour une lenétre bien placée pour tout le carnaval) des place» aux fenêtres donnant sur le (k)rso, où se rencontre le mouvement.— Alors avaient lieu aussi les courses de chevMux Barberi, partant de Textrémité de la rue du Corso, et courant sans cavaliers. Elles ont eu lieu en 1876 tous les jours ; mais la mossa (charge de cavalerie qui précédait) ne se lait plus. (A une certaine époque, les juifs étaient obligés de courir i pied pour le divertissement du peuple.) — La fête se termine le mardi gras, parle jeu des tnoccoU, ou moccoletti, consistant, de la part des passants, à éteindre les bougies tenues par les personnes en voiture ou en ligne le long du Corso, qui se hâtent de les rallumer. Toutes les fenêtres, toute rétendue du Corso sont subitement éclairées par
INDEX ALPHABÉTIQUE
cette illaminatioa subite. Elle a eu lieu- cette année (1876) avec promeneurs et voitures.
Le son fatal de la cloche du Capitole annonçait la tin du carnaval.
« Le mois d'octobre est une épo'iue de vai-ances et de réjouissances. Les jeudis et dimanches, les Minenti (nom des femmes qui vont la tête nue, et de leurs maris) se promenaient dans Rome, les hommes dans une voiture, les femmes élégamment costumées dans une autre; on finissait la journée par des dîners dans les osteriê de Monte Testaccio, etc., puis par la danse du saUerello. » — Les dimanches et fêtes, après la messe, on a l'habitude de se promener dans le Corso, et le soir au Monte Pindo ou sur la roule de PotUe MoUe.
Sans sortir de Rome, on peut voir (principalement les jours de marché) les paysans venus des montagnes, et désignés vulgairement sous le nom de Ciocciori, à cause de leurs chaussures de sandales rattachées avec des courroies ou des cordes autour de leurs jambes enveloppées de bandes de toile. Ils se réunissent devant le Panthéon, ou k la place Montanara (près les ruines du théâtre de Maroellus), à l'entrée de la rue des Cerchi, au pied du revers du Palatin.
RONCiGLiONE, .57. — Aub. de
l'Aquila Nera.