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ROUTE 6. — DE MARSEILLE A NICE ET A GÈNES

Au delà de Fréjus, Tancienne route, se dirigeaiit yers le N.-E., traverse la région montagneuse et sauvage de VEsierel; le chemin de fer, au contraire, suit à quelque distance les contours du littoral.

162 kil. Saint-Raphaël, 4,200hab.

— Entre Saint-Raphaël et Cannes, les travaux d'art se multiplient. Le chemin de fer longe le bord de la mer en coupant les caps de TEsterel.

171 kil. Agay, — Le chemin de fer contom'nant un golfe assez profond, traverse un ravin sur le viaduc d'An^ téore, de 9 arches; bientôt après il s*engage dans le tunnel de Maubois, long de 155 met; et, plus loin, dans le soiUerrainde Saoumes (810 met.). Il contourne Tanse de Théoule, franchit le viadîic de la Raque ; contourne encore le golfe de la Napoule et traverse un tunnel de 95 met. , sous la ville de : 194 kil. Canne.*, 10,144 hab. — Petite V. agréablement située sur une colline qui s'avance dans la Méditerranée, son accroissement suit une progression constante et elle a été singulièrement embellie depuis dix ans. Un grand nombre d'Anglais y viennent passer l'hiver pour jouir de la douceur du climat. Les figuiers, les orangers y abondent ; quelques palmiers y réussissent. Les environs de Cannes sont parsemés de villa$, presque toutes ouvertes aux étrangers. — En face de Cannes sont les îles de Létins; la plus grande est Y île Sainte- Marguerite, défendue par un fort où fut enfermé le personnage mystérieux au masque de fer ( F. sur Cannes et ses environs les stations d'hiver de la Méditerranée, par Paul Joanne (Guide- Diamant). Paris, Hachette, 1875).

200 kil. Golfe-Juan (slat.): — Napoléon y débarqua le 1*' mars 1815, au retour de l'île d'Elbe.

205 kil. Antibes* (Antipolis), 6,843 hab. ; V. antique. Aqueduc romain. Belle vue sur la mer et les Alpes maritimes.

215 kil. Vence-Gagnes, station des-

servant ces deux villes : Vence, 10 kiL au N., 2,828 hab.

219 kil. Var, Un peu au-dessous de Saini-Laurent-dU'Var, V. située sur la rive dr. du Var, à 2 kil. de son embouchure, la route passe sur un pont de bois de 800 met. de longueur, construit en 1793; le chemin de fer franchit sur un beau pont-viaduc (6 arches) le Var, qu'on a endigué dans une partie de son cours. — Ce fleuve servait de limite à la France et au Piémont.

Le chemin de fer, laissant à dr. les faubourgs de Nice, franchit la rivière torrentielle le Paillon et atteint la gare, située au N.-O. de la viUe.

225 kil. Wice* (iVma) , 54,880 hab. , ch.-l. du départ, des Alpes-Maritimes.

Nice est une ville à moitié française, envahie par les Anglais et les étrangers; vide en été, en hiver peuplée de malades ou de gens riches, venant, à tort ou à raison, demander la santé et la distraction à son climat méridional, à sa belle situation au bord de la mer. Au levant se trouve le port, séparé de la ville par une éminence, haute de 96 met., où l'on voit les restes du vieux château qui défia d'Enghien et Barb^ousse. On distingue la ville vieille de la nouvelle ; celle-ci est tirée au cordeau, bien bâtie, et s'étend le long de la mer. Le faubourg de la Croix-de-Marbre s'étend à un quart de lieue du pont qui le sépare de la ville. On y voit une croix commémol'ative de l'entrevue de Charles-Quint, François I" et Paul III (1558). On nomme ce quartier à la mode la Nice anglaise. Parallèlement au faubourg s'étend le long de la grève une belle promenade appelée la promenade des Anglais, parce qu'elle ftit faite par la colonie anglaise de 1822 à 1824. Cette promenade, avenue large de 26 met.

et longue de plus de 2 kil., est une des plus belles qui existent au bord de la mer ; elle a été embellie et prolongée, depuis la réunion de Nice à la France. Après avoir passé devant le

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